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Je suis...

Par Shizen DuVal le 12/4/2002 à 6:16:11 (#1272400)

Un corps gît au cercle des druides d’Arakas… vidé, épuisé émotionnellement… voir même physiquement. Trop de larmes, trop de souffrances retenues…

Je devais bien m’en douter que tout allait éclater.

Une longue discussion avec Furvan plus tôt ce jour là m’avait fait retrouver le fantôme d’un sourire. J’avais bon espoir de me sentir mieux après une bonne nuit de sommeil. Mes déprimes reviennent de temps à autre; quelques paroles apaisantes me remettent souvent sur pied… mais là…

……………

Quel est mon but..?

Ma nomination en tant que Grand Maître de la Nature, non désirée, presque détestée mais parfois source de fierté…angoisses et doutes… mais quel manque d’autorité! Mon aimée a eu raison de me dire de refuser ce poste. Je n’ai pas ce qu’il faut pour de telles responsabilités. Mais les deux pieds au sol, figé devant le Vénérable Racine… dire non était impossible. Après tout, qui suis-je pour contester un esprit plus vieux et plus puissant que moi? Je respecte la sagesse des anciens esprits de la nature plus que tout.

Pourquoi..?

Les mots de Minas, revenu pour une journée dans le but de me remettre quelques objets pour sa fille et ses petits-enfants… il m’a affirmé que le culte s’écroulerait sans un chef à sa tête… il a toujours eu confiance en moi… Qu’as tu vu au fond de mes yeux Minas, pour partir la conscience si tranquille?

Pour qui..?

Une bataille de mots, craché comme du venin, un cri du cœur. Aclys m’a surprit dans les bras d’une dryade… J’ai apprit de la bouche de Velvet son départ par bateau le lendemain. Doutes et caprices de mon cœur… mon amour est revenu, nos liens plus forts que jamais. Il n’y a qu’en son cœur que j’ai ma place… Je me bat pour elle… pour la nature…

Mais moi..?

Vagabondant de-ci de-là, j’ai réalisé, à écouter les gens parler, que je ne savais rien... rien du monde où je vis, rien des gens qui le peuple, rien des menaces qui guettent… rien… On m’a assuré que ce n’était que de peu d’importance; mais je n’ai put le croire. Mauvaise mémoire et esprit libre n’aident pas à ma cause. Je ne me suis jamais vraiment préoccupé des histoires du royaume tant qu’elles ne touchaient pas cette nature que je protège… et pour me laisser libre, préserver mon semblant d’innocence, les secrets restent secrets à mes oreilles, les mystères sont murmurés derrière mon dos, les nouvelles ne se rendent que rarement à moi. Et moi? Qui suis-je?

Ne rejette pas ta part d’humanité! Qui m’a dit cela déjà? … Ah! Oui... je me rappelle… mais c’est cette part là qui me fait souffrir… et j’ai commencé à douter… Et si je n’avais pas rencontré Aclys, serais-je encore un enfant? Et si… je n’avais jamais découvert ma vraie nature, serais-je humain? Ou si j’avais refusé ma part d’humanité, serais-je un esprit libre et insouciant? Suis-je esprit ou homme? Où est ma place en ce monde? Y ai-je ma place?

Tu es Shizen DuVal… ta place est parmi ceux qui t’aiment…

La voix de Camilla… je l’ai haïs, je l’ai aimé, je l’ai pleuré… j’ai été jaloux… Le cœur serré par tant de questions et d’émotions, je les ai dispersées aux quatre vents pour ne plus rien ressentir. Camilla me regardait, me suppliant de relâcher toute cette souffrance que je gardais…

J’ai crié... La terre du cercle et ses pierres ont tremblé! Une onde d’énergie surprenante, toutes mes émotions contradictoires enfin relâchées en un cri retentissant. Les pierres du cercle s’en souviennent encore, elles vibrent doucement du simple souvenir…

J’ai pleuré… toutes ces larmes qui ne voulaient venir avant. Des larmes amères, regrets et doutes; une tristesse alimentée depuis des années…Puis je me suis effondré au sol… J’y suis encore d’ailleurs… Comment je le sais? C’est simple…

Je suis Shizen DuVal, je sais ce genre de choses…

Par Iraban le 12/4/2002 à 9:15:38 (#1272641)

:lit:

tu est ........

Par Aclys Du Val le 14/4/2002 à 1:53:24 (#1282454)

En route pour le cercle, après des heures passées à chercher ceux qui veulent suivre la voie de la nature, la préserver, la défendre, je rentrait paisiblement vers ce rond de pierre si puissant et si imposant par les secrets qu’il renferme jalousement dissimulés, quand je ressenti une vague de ……… douleur, un tremblement de peine qui faisait vibrer le sol comme s’il n’était qu’une simple feuille de papier offerte au vent du nord. Je restait figée sur place, presque terrifiée de ce que je venait de ressentir. A coup sur, l’onde à du se propagée dans les villes. Il ne m’a pas fallu longtemps pour me rendre à l’évidence, une onde de cette puissance, portant en elle tant de doutes et de souffrances refoulées, ne pouvait provenir que d’un être hors du commun, un être pas tout à fait comme les autres. Un voile sombre se posa sur mon regard et je pressait le pas pour arrivé au cercle de pierre. Plus je m’en approchait, et plus la nature était silencieuse, comme, pétrifié de peur, immobile, attendant un souffle pour reprendre vie. Sans m’en rendre compte je courrait à présent. Encore quelques pas et je serait fixée. Encore quelques pas ……

Arrivée au cercle, il me sembla que ma respiration haletante brisa d’un coup le silence de plomb qui s ‘était posé sur notre cercle sacré. Et la je le vis, étendu au sol, inerte, la terre semblait porter encore autour de lui les stigmates d’un choc d’une violence inouïe. Les larmes me montèrent rapidement aux yeux en le voyant ainsi, seul, étendu là, comme si le monde avait cessé de tourner pour lui. Comme pétrifiée par une peur intense, je m’approche doucement, il me semble que mes membres ne répondent plus tant je suis lente à le rejoindre.
Enfin près de lui, je tombe à genoux, n’osant respirer de peur que ma respiration entraîne ce que je redoute le plus, de peur que le moindre dérangement dans cette nature devenue instable pour un instant ne brise finalement mon espoir fou.

Un crie animal, hystérique, je hurle pour bannir la peur qui étreint mon cœur, au moment ou ma main posée sur le sien, en sent les battements réguliers. Alors, rassurée tant que faire ce peut, je soulève délicatement sa tête que je pose sur mes genoux. Mes larmes mêlant joie et peur coulent encore de mes joues sur les siennes comme des perles de rosée tombant du ciel. Je ferme les yeux et prie Mère, sa Mère, de lui avoir accordé la vie, et de ne pas encore lui avoir reprise. Pendant ce temps, ma main parcours délicatement cette chevelure marron comme la terre. Elle en as tellement l’habitude qu’elle reconnaît chaque recoins de son crane, chaque parcelle de sa nuque tant de fois caressé. Finalement, à peine rassurée je chuchote quelques mots rassurants, autant pour les mots eux même que pour qu’il entende le son de ma voix.

Et je reste là, perdue, caressant ces doux cheveux, disant des mots d’amour à voix basse et priant en même temps les esprit de ne jamais me le prendre …………………


chutttttttttt, je suis là mon amour , je suis là
n’ai craintes, je te protégerait toujours, des hommes et de toi même s’il le faut
je suis là mon amour, je suis là …………………………….

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