Bienvenue sur JeuxOnLine - MMO, MMORPG et MOBA !
Les sites de JeuxOnLine...
 

Panneau de contrôle

Recherche | Retour aux forums

JOL Archives

Fratricides

Par Annaog ToennVor le 25/3/2002 à 17:45:29 (#1174688)

Une magnifique journée commençait. Le soleil brillait déjà haut dans le soleil et réchauffait de ses rayons la terre d'Hibernia, un vent léger apportait aux narines de l'Elfe les senteurs de quelques plantes aromatiques qui poussaient non loin de là, il faisait tout simplement bon vivre.

Du haut de la colline, l'Elfe observait les mouvements des troupes hiberniates qui se préparaient dans la vallée. L'agitation était à son comble, en effet une troupe de d'Albionnais avait été repérée non loin du lac près de la frontière de Druim Ligen et avait tué deux jeunes combattants qui s'entraînaient à chasser le scarabée géant. Le sang appellait le sang et une riposte se mettait déjà en place.

Annaog regardait au loin les petits groupes se former. Des alliances impossibles il y a des années de cela et qui maintenant se faisaient sans heurts ... Les Firbolgs se groupaient avec des Elfes, les Lurikeens avec des Humains, leurs pensées étaient toutes tournées vers un ennemi commun, l'envahisseur d'Hibernia, qui prenait tour à tour le visage d'un Midgardien ou d'un Albionnais. Les fratricides et guerres raciales d'autrefois furent pourtant extrêmement sanglantes et Annaog savaient que parmi tous ces combattants, quelques uns se souvenaient de cette époque de malheur, que ce soit par les récits de ses ancêtres ou par les propres coups qu'ils avaient donné aux pères de ceux qu'ils cotoyaient aujourd'hui.

L'Elfe se pencha et sectionna de ses doigts fins une feuille d'une des plantes qu'il avait à ses pieds. Il l'écrasa entre ses doigts et en huma l'odeur. De la menthe.

Il soupira un instant et se laissa glisser dans ses souvenirs ...


[à suivre]

(pour ceux qui auraient loupé la première série (autant se faire de la pub :D) : http://forums.jeuxonline.info/showthread.php?s=&threadid=66896 )

Par Natchav le 25/3/2002 à 19:44:05 (#1175460)

:lit:


Félicitation pour l'ensemble de votre oeuvre, continuer comme cela !
:merci:

Par Keelala le 25/3/2002 à 20:11:41 (#1175621)

Tel est le funeste destin tracé par notre manque de vigilance. Avons-nous cru de vaines promesses ou un dessein qui nous dépasse en a-t-il décidé ainsi ? Peu importe, il est temps de reprendre les armes et de tracer la route du sang de nos enemis. L'essence même de notre existence ne pourrait survivre à notre passivité. Ravalons les rancoeurs qui nous séparent, nous les enfants de la Nature. Notre Harmonie est notre puissance et l'assurance de notre victoire.

D'autres victoires, d'autres défaites et d'autres champs de batailles où la jeunesse des elfes et la maturité de nos ancêtres ont combattus hurlent à travers le temps la gloire d'Hibernia et de ses enfants.



(on attend la suite, je crois, donc pas de lapins, monsieur grandes oreilles. http://216.40.198.77/mysmilies/s/contrib/blackeye/linkbiggrinMIR.gif )

Mionnt

Par Annaog ToennVor le 26/3/2002 à 10:50:36 (#1177737)

Une ancienne époque ... le projet du Voile séparant en deux Hibernia était en ce temps là sur le point d'aboutir. Les mythiques géants avaient mêlé leur sang et avaient donné naissance aux Firbolgs, et les humains, présents depuis longtemps, avaient commencés à se reproduire et croître rapidement.

Hibernia était suffisament vaste pour tous mais malgré cela les tensions raciales étaient courantes. Les humains étaient en nombre suffisants pour voir apparaître les premiers signes de haîne et de jalousie envers les autres peuples dans leurs rangs. Ce n'était certes pas les seuls mais depuis toujours leur race était celle qui se laissait le plus facilement consumée par ses sentiments.

Annaog avait subi ces brimades de nombreuses fois sans réagir, il savait que la colère ne faisait qu'attiser le feu de la haîne et préférait simplement continuer son chemin. Toutefois, une fois, une seule fois, cette colère qui habitait le coeur de certains habitants d'Hibernia l'avait habité. Plongé dans ses souvenirs, Annaog regarda les restes de la plante qui reposaient dans le creux de sa main.

Son nom était Mionnt, un brave habitant qui habitait près de l'emplacement actuel de la ville de Connla. L'Elfe le connaissait car il avait aidé sa mère à accoucher alors qu'elle était bloquée dans les bois et tentait désespérément de revenir au village, ne pouvant plus marcher à cause des contractions. Annaog sourit en repensant à cette rencontre fortuite.

Il avait coupé le cordon ombilical avec son propre couteau et avait posé le jeune garçon sur le ventre de sa mère. Elle avait nommé son fils Mionnt car à ce moment là elle s'était blottie entre deux jeunes arbres, entourées de plants de menthe, à souffrir pour donner vie.


Une clameur au lointain.

Annaog sortit un instant de ses rêveries. Les éclaireurs de l'alliance Hiberniate revenaient du fond de la vallée.

[à suivre]

-hrp-
Merci beaucoup :)
Ca fait toujours plaisir de voir qu'il y a des réactions à ce que l'on écrit !

Par Typhon Krazilec le 26/3/2002 à 11:40:39 (#1177935)

Merci Og, ça fait toujours plaisir une jolie histoire.
:)

Par Gozmoth MdA le 28/3/2002 à 22:51:02 (#1191885)

-hrp-
*pof*

Par Legans le 28/3/2002 à 23:29:04 (#1192063)

Très agréable à lire :) Félicitations, et ne t'arretes pas surtout, nous attendons la suite :)

Par Annaog ToennVor le 29/3/2002 à 17:43:59 (#1196068)

Les deux hommes avaient l'air mal en point, les reflets écarlates de leur armure trahissaient leurs blessures sanguinolentes. Un des deux éclaireurs tenait en main la bride d'un troisième cheval qui avait perdu visiblement son cavalier.

Annaog regardait tout cela du haut de sa colline, il était silencieux et son visage ne laissait pas refléter ses émotions. Cette scène s'ajoutait à de n'innombrables autres dans sa tête, de celles où seuls les chevaux revenaient, tirant le reste des corps des éclaireurs, traînés sur des kilomètres, à celles où ils revenaient bredouilles pour réaliser avec stupeur qu'ils étaient les seuls survivants d'un véritable massacre.

L'odeur de la menthe sauvage lui remonta au nez. Annaog repensa à sa rencontre avec Mionnt.

La pluie tombait lourdement sur les épaules de l'Elfe. Il avait rabattu la capuche de sa pèlerine pour éviter que l'eau ne lui rentre par le col mais elle aussi était complètement imbibée et ne retenait plus grand chose. Peu lui importait de toutes façons, le voyage avait été très long et la fatigue l'écrasait, il commençait à laisser ses pensées divaguer, se fiant au cheval qui le portait pour arriver à bon port...

Un choc. Il releva la tête. La pluie avait cessée et il était arrivé à l'orée d'un bois inconnu. Un homme tenait la bride de son cheval à pleine main, il avait l'air agressif et lui hurlait quelque chose.

Descend de là bellard ! meugla t'il.

Mes salutations étranger, que se pass... Annaog sentit son pied se faire aggriper et se faire violamment éjecter de l'étrier. Il perdit l'équilibre, tomba lourdement de son cheval et atterit dans la boue. Légèrement assomé par le choc, il releva doucement la tête et n'eu juste le temps d'apercevoir deux paires de jambes avant de se prendre un coup derrière la tête. Son casque vola dans l'herbe humide, du sang vint rougir sa vision.

Qu'est que tu fous là, espèce de raclure ! Un des hommes lui hurlait après. Retourne chez toi et ne reviens plus jamais ici, sale elfe. Les coups pleuvaient, aux jambes, dans le dos, au ventre. Les hommes vidèrent leur haine sur l'Elfe étendu sur le sol et le frappèrent du plus fort qu'ils pouvaient. Annaog sentit une de ses côtes se briser et sa peau se déchirer, la douleur devenait insupportable.

Il rouvrit les yeux, sa vision était troublée. Il était à terre, noyé dans un mélange de sang, de terre et d'eau ; il sentit une main le fouiller. Sa colère le fit gémir, l'injustice de ce qu'il venait de subir revigorait son corps meurtri : sa douleur disparassait et son souffle allait plus puissant. De sa main gauche, il saisit le fin poignard qu'il portait à sa cuisse gauche et serra avec force le pommeau. Le bon moment, il fallait attendre le bon m...

L'Elfe porta un coup vif vers la silhouette qui le dépouillait consencieusement. Pas un râle, pas un cri, le corps de l'homme bascula en arrière. Annaog passa le revers de sa manche sur ses yeux pour les débarasser de la boue et menaça de son arme les deux autres hommes. L'un d'entre eux fit un pas brusque en arrière, regardant le corps de son camarade tombé à terre ...

Mionnt ! il regarda l'elfe tu payeras pour ce que tu as fais grouillot. L'autre homme le tint par le bras et lui fit signe de reculer. D'un air rageur, il cracha à terre aux pieds de l'Elfe et prit la fuite avec son compère.

Annaog n'avait plus la force de les poursuivre. Il regardait le corps de Mionnt, celui qu'il avait aidé à mettre au monde, reposer dans la boue, les yeux écarquillés de surprise.

La pluie recommença.

Et Annaog pleura.

Par Annaog ToennVor le 1/4/2002 à 22:55:21 (#1210199)

*ehlp*

JOL Archives 1.0.1
@ JOL / JeuxOnLine