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Retour à Trandling - 16ème partie

Par Dodgee le 1/11/2001 à 22:04:00 (#364846)

Un r√™ve Cette nuit-l√† commen√ßait comme un r√™ve quelle avait limpression de revivre encore et encore. Chaque d√©tail se trouvait grav√© dans sa m√©moire, comme si les sc√®nes quelle vivait appartenait au pass√©, √† une √©poque r√©volue que ces images tentaient de lui rappeler. Elle avait cette d√©sagr√©able impression, de savoir que rien de ce quelle voyait n√©tait vrai. Pourtant Les murailles de Trandling, fi√®res et droites la rassuraient, jamais les l√©gions ennemies ne pourraient franchir des hautes murailles qui avaient r√©sist√© √† tant dassauts. Jamais. Cette pens√©e la fit pourtant tressaillir, sans quelle puisse se lexpliquer. Quittant le balcon do√Ļ elle contemplait la ville, elle rentra dans ses appartements, frissonnant malgr√© le soleil qui ber√ßait doucement la matin√©e. Quelque chose ne tournait pas rond, elle naurait su dire quoi, quand soudain, elle se rappela

Prise de panique, elle contempla autour delle, regardant les murs de pierres polies, ces murs qui la prot√©geaient, la prot√©geaient contre ces ennemis si terribles, ces l√©gions que rien ne semblait pouvoir arr√™ter, ces morts vivants qui avaient envahi le duch√© et assi√©geaient la ville. Ces murs Elle remarqua bient√īt quelques fissures. Ces longues brisures qui sillonnaient le mur par endroit, laissant para√ģtre les traces de la guerre. Sa chambre si ordonn√©e lui parut si terne, et si lointaine. Bient√īt, elle aper√ßut une toile daraign√©e, puis les d√©bris qui sentassaient dans un coin, et enfin, les meubles bris√©s. Tout cela ne pouvait √™tre. Une vive douleur lui vrilla la t√™te, et elle se rappela. La pi√®ce, la ruine o√Ļ se trouvait se r√©v√©la √† elle dans toute son horreur, les images, les cris et la douleur lui revinrent. La non vie, la non vie avait franchi les murailles. Comme la peste elle avait jet√© son voile noir sur lensemble de la ville, arrachant les vies, volant les √Ęmes Elle √©tait morte. Elle le savait maintenant. Un regard sur elle m√™me, et la robe blanche brillante quelle portait se r√©v√©la avoir perdu de son √©clat. D√©chir√©e, lac√©r√©e par ces mains squelettiques, la robe ne ressemblait plus qu√† un lambeau de tissu tach√©. Horrifi√©e, elle voulut senfuir, partir, courant √† travers les couloirs maintenant vides. O√Ļ √©taient donc les autres ? Pourquoi ? Que faisait elle encore ici ? Les pens√©es explosaient dans sa t√™te, lui donnant le vertige.

Elle √©tait devenue une de ces √Ęmes en peine, un de ces esprits condamn√©s √† errer sur les lieux de sa mort, √† vivre cette parodie de vie comme un fardeau. Elle ne parvenait plus √† r√©fl√©chir, courrant droit devant elle sans savoir o√Ļ aller. Quand elle sentit sa pr√©sence, la pr√©sence dun √™tre vivant. Surprise, et sans pouvoir lexpliquer, elle se h√Ęta dans sa direction, traquant ce souvenir dune vie qui lavait quitt√©. Sapprochant de lui, elle ne remarqua m√™me pas ses gestes alors quelle tendait ses mains pour attraper la vie foisonnante. Et tout bascula

[ 01 novembre 2001: Message édité par : Dodgee ]

Par Conrad McLeod le 2/11/2001 à 0:49:00 (#364847)

Toujours aussi joli... Il sort quand le recueil?

Par Onk le 2/11/2001 à 0:59:00 (#364848)

En passant c'est vrai que serait une chouette bonne idée ça, un petit recueil sur papier :)
Conrad...pourquoi est-ce que tu chuchotte toujours ?

ljd Erlan tend à Conrad un sachet de tisane contre les extinctions de voix

Par Conrad McLeod le 2/11/2001 à 8:24:00 (#364849)

Je chuchote parce que mes propos n'ont pas bien grand rapport avec ce qui précède... Voilà, voilà... La tisane, je la prends quand même, pour mes nerfs. C'est pas mauvais, comme remède.

Par Zeed Mithror le 2/11/2001 à 10:22:00 (#364850)

*Sourit* Le recueil ce n'est pas pour tout de suite Mais pour les lecteurs courageaux je tiens à signaler un excellent post de mon cher ami Galadorn intitulé comme il se doit ...

l'index du truc aussi communément appellé générique du film

Par La Marmotte le 2/11/2001 à 20:05:00 (#364851)

*La Marmotte s'ecrie* Way To Go

Par Dodgee le 2/11/2001 à 22:01:00 (#364852)

Linconnu √©tait un gar√ßon dune quinzaine dann√©e, brun et v√™tu de haillon. C√©tait un miracle quil aie pu survivre aussi longtemps dans les ruine de Trandling. Il avait du rester cacher, √©viter les monstres et autres horreurs qui hantaient maintenant la ville, tentant tant bien que mal de se nourrir, de vivre tout simplement. Son p√®re √©tait un des gardes qui se trouvaient sur les murailles lorsque celles ci tomb√®rent. Il ne lavait pas revu depuis cette matin√©e o√Ļ son p√®re √©tait parti prendre position, avec cette lueur dans le regard qui indiquait quil savait quil ne reviendrait sans doute pas. Le cur ne saurait mentir, son p√®re navait jamais su lui cacher la v√©rit√©

Plusieurs fois, il avait √©chapp√© √† la mort, fuyant √† travers ces rues d√©sertes, utilisant les toits pour √©chapper aux zombies et autres squelettes qui patrouillaient maintenant en ville. La peur navait plus la m√™me signification √† pr√©sent. Il vivait dans un monde de peur, de terreur. Il n√©prouvait plus rien que cette formidable envie de vivre, cette volont√© qui le maintenait debout malgr√© la fatigue et la faim. Son visage √©tait terne, fatigu√©, ses traits tir√©s mais ses yeux brillaient comme des diamants, comme un feu dans le brouillard. Il marchait doucement √† pr√©sent, anxieux et aux aguets, surveillant le moindre mouvement ou le moindre bruit. Une √©trange impression larr√™ta soudain, alors quil sentait la mort se rapprocher. C√©dant √† la panique, il tourna sur lui m√™me pour tenter de voir do√Ļ pouvait venir ce sentiment si fort √† pr√©sent. Tremblant de tous ses membres, il ne parvint plus √† bouger lorsquil la vit, cette femme, ce fant√īme qui avait lair aussi perdu que lui. Et sans un cri, le jeune gar√ßon saffala au sol, sans vie

Elle ne comprenait pas, elle avait √† peine effleur√© le gar√ßon, elle ne savait m√™me pas pourquoi sa main s√©tait dress√©e pour le toucher, lattraper. Et le chaos entra dans son esprit. Tous ces souvenirs, ces images, cette vie qui inonda son corps. Un instant ses souvenirs se m√©lang√®rent, avant quelle ne parvienne √† les dissocier, √† reprendre ses esprits. Cette sensation de vie leuphorisait, comme si une √©nergie nouvelle lenvahissait, mais ce sentiment de bien-√™tre se m√™la bient√īt √† lhorreur, quand elle contempla la vie quitter ce corps quelle tenait, quand le jeune gar√ßon heurta le sol. Glac√©e deffroi, elle voulut hurler, comprenant enfin la mal√©diction quelle portait, et son triste destin

Par entropie poisOD le 4/11/2001 à 11:13:00 (#364853)

hop :)
c'est trop beau....

Par Galadorn le 4/11/2001 à 21:41:00 (#364854)

A mon éveil, je me rendis compte que la nuit était tombée. Allongé sur le dos, je ne ressentais à ma grande surprise ni froid, ni faim, ni douleur. Le ciel était parsemé d'étoiles scintillantes, et haut dans la voute céleste j'apercus la lune, ronde et blafarde. Quelque part, un hibou lanca un hulullulement aigu. Clignant des yeux, je regardais autour de moi, et découvris l'horrible carnage. Je me trouvais au milieu d'une dizaine de corps, quelques uns à l'état de pourrissement avancé, et d'autres encore chauds de la vie qui les avait habité. Un peu plus loins, encore d'autres cadavres, et quelques silhouettes qui semblaient se déplacer avec lenteur de monticule en monticule. Des maraudeurs peut être, venus récolter les maigres possessions des morts. Ou alors se pouvait ils que les renforts de Cymod soient arrivés à temps? Le baron de Lutri avait il finalement vaincu les Légions? Des hommes de notre armée recherchaient-ils les blessés pour leurs porter secour?

Je tentais de me lever, prenant appui sur les carcasses qui m'entouraient, lorsque mon regard se posa enfin sur mon abdomen, et je vis la terrible blessure. Une lance m'avait clouée au sol, transpercant mon haubert de maille, et la hampe en avait été brisée. Et alors que j'aurais du hurler de terreur, j'observais la scène avec calme et détachement.

Pendant de longues minutes, je tentais de rationaliser mon état, de me convaincre que certaines blessures n'étaient pas mortelles, qu'elles ne faisaient pas souffrir. C'est alors que je me rendis compte que ma poitrine ne se soulevait pas quand j'inspirais et que je ne sentais plus mon coeur battre.

C'est alors que je remarquais que l'odeur du charnier ne me dérangeait pas. Que les silhouettes éclairées par la lune étaient singulières, voutées en une grotesque imitation d'humanité, et qu'au lieu de chercher des pièces d'armures ou des armes de valeur, elles arrachaient ici et la une cervelle, un oeil pour s'en nourrir.

Je posais ma main sur mon visage, m'attendant à sentir une quelconque chaleur sur mes joues, mais aucune sensation ne remonta le long de mes doigts. Je réalisais soudainement la vérité.

J'étais mort lors de la bataille sur la Luliune et les créatures de la Légion s'étaient emparés de mon corps et de mes souvenirs. Je n'étais pas réellement moi-même, mais un de ces fantomes qui habitaient l'autre monde, qui s'était glissé en moi et assumé la parodie de mon identité.

J'essayais de me rappeler mon nom... Karek? Tarek? Les souvenirs étaient confus. Etait ce le nom de ce corps, ou le nom que je portais de l'autre coté? Je secouais la tête.
Etait-ce parce que je choisissais d'ignorer ces informations que les images, les sons et les odeurs me semblaient noyés dans un brume éparse, une peinture de couleurs ternes et sans écho? Ou étais je incapable d'analyser ce que mon corps ressentait? Mes sens s'étaient ils atrophiés avec ma nouvelle condition?
Un Portail. Je me souvenais d'un portail. Des colonnes aux visages animés et grimacants, parlant tous à la fois. Que m'avaient ils promis pour que je traverse la Porte? Etait ce la ce que je désirais? Etait ce la Vie?

Puis le souvenir même de ces questions disparut de mon esprit, laissant place à une unique idée: rejoindre le Maitre et ses Serviteurs, et exécuter leurs ordres. Mon corps se leva, la lance toujours fichée dans le bas ventre, et se dirigea vers un homme revêtu d'une armure noire comme la nuit, rehaussée d'argent. D'autres l'entouraient déjà, des gens dont j'aurais du me rappeler le nom.

Plus rien n'avait vraiment d'importance.

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