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Retour à Trandling - 12ème partie

Par Zeed Mithror le 17/10/2001 à 20:30:00 (#353639)

Le début d'une longue journée.

L'adversaire le plus difficile √† manier n'√©tait pas √† Trandling mais au conseil. Mais LE conseil. Un repr√©sentant pour chacune des cit√©s libres. Un ambassadeur pour chaque dirigeant de chaque province. Il n'avait pu les convaincre tous et il allait en payer le prix. Les hommes sont stupides, se dit le paladin, stupides de confier leur survie √† l'issue d'un combat. Lentement dans les profondeurs sombres du grand b√Ętiment circulaire, l'homme se d√©fit de sa robe blanche. Il d√©fit ensuite les attaches de son lourd plastron de plaques et le d√©posa √† terre, pr√®s du banc qu'il occupait. Il √īta de m√™me le reste de son armure. Ne gardant que son anneau de mariage.
Puis il sortit de son sac un paquet sombre et léger et une paire de bottes noires. Il revêtit le pantalon de cuir, l'attachant d'une simple ceinture de corde puis enfila les bottes. Parcouru d'un frisson il contempla la lame de chacun des six poignards et dagues qu'il glissa dans une seconde corde qu'il attacha en travers de sa poitrine. Lentement encore il défit l'étui qui protégeait la double lame d'une hache de combat frappée du sceau de Roatt le Forgeron du conseil. Il admira la lueur des torches se reflétant sur le métal froid avant de l'attacher à son dos d'une corde, de façon à n'avoir qu'à briser une mince cordelette usée pour la libérer.

Il regarda un instant l'anneau luisant à son annulaire et parla d'une voix sombre :

- Aujourd'hui tu seras le seul souvenir de ce que je suis et de ceux que j'aime. Je place en toi tout ce qu'il y a de bon en moi pour le retrouver intact. Car je quitte l'humanit√©. Le temps d'une journ√©e. Je redeviens celui que je fus. Du moment o√Ļ le soleil touchera le sable. Jusqu'au moment o√Ļ de nouveau l'ombre r√©gnera seule sur l'ar√®ne.

Sa voix s'enfla jusqu'√† devenir un hurlement r√©sonnant comme le tonnerre sur les vo√Ľtes de pierre noircies par la fum√©e √Ęcre des torches de r√©sineux.

- Entre ces deux instants, rien ne sera plus pour moi que Sang et Combat. Fer et Feu. Tourments et Blessures. Attaques et Ripostes. Mort. Mort. MOOOOOOOOORT !!!!!

Saisissant dans chacune de ses mains une √©p√©e longue et aff√Ľt√©e, celui qui n'√©tait plus un homme bondit de son banc comme une porte s'ouvrait avec fracas sur le vacarme de la foule venue assister √† la "d√©cision". Alors qu'il apparaissait d'un cot√© de l'ar√®ne, frapp√© par les rayons du matin, deux autres portes √† double battant s'ouvrirent au dessous de la tribune du conseil et les premiers adversaires quitt√®rent √† leur tour la p√©nombre pour marcher au combat.

Comme les vingt mille spectateurs massés sur les gradins de pierre il avait vu le programme. Comme eux il savait qu'il allait devoir combattre le champion de chaque membre du conseil qui avait voté contre son appel. Le cas était rarissime et ne se produisait qu'en cas d'égalité parfaite au vote. C'était théoriquement impossible étant donné que le conseil comptait un nombre impair de membres. Mais l'un des leurs était décédé pendant la nuit, assassiné dans une auberge de plaisir avec tous les membres de sa suite qui auraient pu le remplacer. Le président du conseil avait offert deux choix : Attendre deux mois qu'un nouveau représentant arrive de Stibur ou affronter l'arène. Le paladin avait fait son choix, sachant pertinemment que le "champion" de chacun pouvait se composer d'un à trois êtres vivants, humains ou non.

Le reflet rouge qui semblait remplacer ses yeux se fixa sur l'un des deux hommes qui venait d'appara√ģtre. Poussant un hurlement sauvage les deux barbares nordiques se ru√®rent en avant, traversant les cent pas de sable qui les s√©paraient de leur adversaire. Celui-ci r√©pondit √† leur cri de guerre de la m√™me fa√ßon, laissant resurgir √† la lumi√®re la rage du berserker. Se jettant √† son tour en avant il √©pargna √† ses adversaires la moiti√© du chemin...

Par FIREKHAAG le 17/10/2001 à 20:31:00 (#353640)

bravo messire pour cette belle histoire que vous nous avez compte


puisse brehan vous benire


*content de rencontrer un gars pluto rp

Par Noct le 17/10/2001 à 21:50:00 (#353641)

De la Magie, de l'émotion, des malédictions, des milliers de morts vivants, du suspens, des combats, des héros au grand coeur, des vilains vraiments pas beau.

Retrouvez tout ça dans la Fabuleuse épopée de Trandling ;)
Pour cela cliquer sur l'index du Retour à Trandling (la plus grande production jamais réalisée sur Feyd)

Par Galadorn le 18/10/2001 à 23:56:00 (#353642)

La jeune fille avait observé la scène du plus haut des gradins, et n'en avait pas perdu une miette.

La salle était immense. C'était une merveille d'architecture qui prenait son essor à partir de lourds contreforts de marbre pour s'élever ensuite avec majesté vers le dome percé de mosaiques et vitraux lumineux. Lorsque le soleil brillait à son zénith, l'agora toute entière prenait des reflets chatoyants, et l'orateur en son centre se retrouvait entouré d'un halo quasi divin. La moindre de ses paroles était amplifiée par la construction incurvée avec douceur, et trouvait ses échos au sein des larges décrochements accueillant les spectateurs. Et si les histoires les plus diverses courraient sur Olyala le Batisseur, toutes s'accordaient pour reconnaitre que son oeuvre majeure se trouvait à Cymod.

Les voyageurs avaient beau s'émerveiller devant l'imposant palais des Saisons de la ville, rester abasourdis devant la grandeur et la prestance de l'allée des Honneurs avec ses statues aux traits parfaits, frissonner en passant sous les trois cent cinquante trois fenêtres de la Citadelles aux Gargouilles, il semblait toujours leur rester assez d'enthousiasme pour exprimer leur extase face à l'oeuvre maitresse de l'ingénieur architecte: la chambre du Conseil des Cités.

La Chambre n'accueillait pas autant de monde que le populaire Colis√©e, mais lors des discussions importantes les citoyens s'agglutinaient pour √©couter les d√©bats de leurs seigneurs, et parfois les gardes √©taient oblig√©s de refouler des gens afin d'√©viter des √©meutes. Bien s√Ľr, les membres du Conseil et les patriciens si√©geaient √† l'aise dans la partie basse du batiment, deux h√©micycles l√©g√®rement d√©cal√©s l'un par rapport √† l'autre, des foyers desquels remontaient deux chaires observant en leur centre une spirale constitu√©e de la colonne vert√©brale d'un dragon.

L'adolescente avait eu ses yeux mauves fixés sur l'un des sommets, éclairé par le faisceau des rayons colorés. Dessus se tenait un homme de grande prestance, paré d'un armure étincelante au surcot blanc, immaculé. Nul crieur n'avait annoncé son identité, mais dès son arrivée aux portes de la cité avec ses compagnons, la rumeur s'était répandue comme si Sélène elle même lui avait donné voix. Le guerrier était plus qu'un messager ou un mercenaire venu d'une lointaine contrée, plus qu'un paladin rédempteur de l'ordre de la Licorne. Il était le Démon de Trandling, un fou de guerre semant la destruction et la mort, par qui la chute de la cité avait également signifié la fin de l'invasion nordique. Les bardes avaient chanté ses exploits et ses souffrances, car il était raconté que son affliction était pour lui une grande source de peine. D'autres encore murmuraient que sous l'influence de sa rage, il aurait dévoré l'Enfant du Duc après l'avoir soustrait aux barbares. Mais la jeune fille n'en croyait pas un mot. Pour elle, l'homme qui avait parlé au Conseil était un héros sorti des contes, une figure qui avait transcendé sa malédiction pour revenir parmi les mortels et les sauver une fois de plus. L'homme était Trandling. L'homme était la Légende.

Malheureusement, nombreux avaient été les obtus parmi les membres du Conseil. Comment n'avaient-ils pu voir qu'il était là pour les aider à combattre le péril abominable qui avait surgi des ruines de la cité forteresse? Mis à part quelques gens de bon sens, comme Esmeralda, la baronne de Lutri qui représentait son mari, et qui depuis des jours exhortait le Conseil à mettre en manoeuvre l'armée coalisée, ou encore le comte d'Erkjavik, Girmog, dont on disait que ses arrières grand parents étaient venus des contrées barbares, beaucoup s'étaient méfiés du paladin. Les uns avaient crié à l'imposture, d'autres encore au mensonge. Mais surtout, cet homme était arrivé à un instant charnière. Le Conseil, après avoir rassemblé dans la panique la plus totale une armée, s'était retrouvé sans personne à qui la confier. Kaastrig était mort depuis longtemps, et Heyron, au lieu de se rendre en personne à Cymod, avait préféré y envoyer sa femme. Un messager était arrivé il y a une semaine pour demander à l'armée de se hater pour le rejoindre. Toutefois l'indécision et la suspicion avaient eu pour résultat que les soldats alliés campaient encore autour de la cité pendant qu'à l'insu de tous, l'armée de Lutri était dispersée dans les plaines de Sarsadhar par les légions.

Confier le commandement √† une √©tranger? Impossible! Impensable! Il y avait eu des dizaines de tentatives de mystification, mais la jeune fille avait su que le paladin √©tait celui qu'il pr√©tendait √™tre, et avait compris qu'il √©tait l'unique solution qui pouvait satisfaire la majorit√©. Pourtant, ces nobles suintant de richesse et d'orgueil ne cherchaient encore qu'un moyen d'augmenter encore leur influence, √† une heure o√Ļ une grande partie du pays se corrompait sous l'action des cr√©atures mort-vivantes. N'avaient ils r√©alis√© que bient√īt leur pouvoir ne s'exercerait plus que sur des terres de d√©solation, si m√™me ils parvenaient √† survivre?

Le pire avait été d'apprendre l'assassinat la nuit précédente du plénipotentiaire de Stilbur. En dépit de ses travers sexuels débridés, l'homme avait été un membre intelligent du Conseil et qui comprenait les enjeux véritables de la guerre. Une voix au Conseil. Le paladin n'était pas un orateur, il ne connaissait pas les coutumes et les tournures en usage. Cependant avec ses mots simples, ses manières directes il avait su émouvoir son auditoire, et se gagner les citoyens dans les balustrades et les gradins supérieurs. Et même quelques membres indécis... Il s'en était fallu d'une voix que le vote ne penche pour le guerrier vêtu de blanc... Leur ennemi avait eu soit le bras très long, soit le Destin lui avait donné un sérieux coup de pouce. C'était la rage au coeur que l'adolescente avait entendu l'annonce du résultat, et avec une crainte mêlée d'espoir qu'elle avait accueilli la proposition du président du conseil. Tout héros qu'il était, pourrait il vaincre autant d'ennemis aguerris dans l'arène?

La jeune fille s'était postée sur le plus haut des gradins, et ne comptait pas perdre une miette des combats qui allaient se dérouler dans le Colisée de Cymod.

[ 21 octobre 2001: Message édité par : Galadorn ]

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