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Conte d'OdrĂŻn et de la Nuit

Par Erenion le 11/10/2001 Ă  15:58:00 (#282842)

*sort le crwth offerte par sa Douce et regarde l'assemblée d'enfants. Laisse couler l'Archet sur les cordes doucement*

Cétait un matin, sans aucun doute, une aurore éclatante et chassant les Vestiges de Ténèbres des recoins. Les Étoiles se dispersaient dans la Clarté du Soleil.

Odrïn, Maître Nain, aimait particulièrement ce moment, où ce quil haïssait le plus, à savoir la Nuit, se dissipait. Debout sur le perron dune bâtisse imposante, de pierres taillées de manière abrupte, à flanc de montagne, il se frotta les mains, satisfait que le jour se lève une fois de plus.

La Crainte de la Nuit étreignait son Cur si fortement quil en concevait une certaine forme de paranoïa. Celle-ci se manifestait de manière voyante : il portait toujours dans une besace de sa ceinture, une Gemme de Lumière qui éclairait dans les Ténèbres les plus noires, les Hautes Voûtes de sa Demeure étaient constellées de Pierres Précieuses lumineuses : des Rubis gros comme le poing, des Améthystes à la lueur violette vivace, des Opales, des Malachites, du Quartz, des Diamants. Le Sol même, tellement poli était comme un miroir. Cest surtout lhabile disposition de chaque pierre, de chaque pièce qui était tout simplement sublime. Il suffisait à Odrïn de fixer sa Gemme de Lumière en un endroit précis, pour quimmédiatement, la Demeure sillumine de Mille Feux.

Vaillant Forgeron, Maître dans la Métallurgie Aurifère, fin ingénieur, Odrïn navait quune seule idée en tête, autre aspect de cette paranoïa, il voulait que la Nuit ne fut plus. Les Projets les plus farfelus germaient dans sa tête : des immenses plaques de fer polies de cinquante pieds de diamètre posés sur la surface dAlthéa afin que le Soleil puisse resplendir partout, une sorte de cône pointu, bourré de poix, de naphte, quil enverrait à laide dune immense catapulte dans les cieux avec une torche pour allumer la Lune. Autant de plans qui sortaient de son imagination fiévreuse, titillé par le simple effroi dun recoin obscur.

Nul ne soffensait de ce pauvre nain, et même dans les contrées les plus reculées, on parlait de lui, avec humour et moquerie. Voyons, un nain qui cherche à illuminer la Nuit ?! Alors que dautres avant lui avaient échoué ? Et puis, on haussait les épaules. Bah, quimporte

Oh... Excusez moi, j'ai soif, je vais chercher un verre de lait...

*s'éclipse momentanément*

[ 11 octobre 2001: Message édité par : Eren Mag Mell ]

Par Gentille petite Borelune le 11/10/2001 Ă  16:52:00 (#282843)

*petite tĂŞte dans les nuages*

Oh.... que c'est beau... et passionnant *regard perdu*


*reviens Ă  elle* La suite la suite!

Par Hayoné le 11/10/2001 à 16:59:00 (#282844)

waaaaaaaaaa
c'est plus beau que les histoires que mon papa y raconte le soir pour m'endormir
*s'assois au coté de bordelune*
y revient quand le monsieur ?

Par Seven Life le 11/10/2001 Ă  17:01:00 (#282845)

Il y a une suite je vais attendre un peu alors :)
*Aime les histoires aussi jolie, mĂŞme si la fin doit ĂŞtre triste..*

Par Seven Life le 12/10/2001 Ă  2:31:00 (#282846)

hum.. Une soif terrible ça. :)
Bon, tant pis je vais imaginé ...

Par Una Mag Mell le 13/10/2001 Ă  6:59:00 (#282847)

*Sourit à son amour assoiffé*
De l’eau de mes baisers à jamais tu seras altéré.

Approchez, enfants, laissez Erenion boire, il est lÂ’heure dÂ’un Conte de la Pierre du Seuil.

Dans la grande maison de mon père
Bâtie de pierres régulières
Il est un Aîné respecté
Aux talents de conteur innés
Ce vieil homme, c’est mon grand-père
De lui je tiens bien des mystères
Et ce jour, je vous conterai
D’ Ys et Lorendhal les amours-fées…

Lorendhal, porte-étendard de son peuple, fier chevalier à l’écu d’Etoiles, errait, rêveur, par les terres brûlées ou vivent les dragons premiers, à la recherche de l’aventure de la gloire, et de l’amour.
Pour seuls compagnons, Arôar le corbeau, Demrret, noir cheval des Hautes Plaines et sa fière épée Erilath.
Depuis des jours et des lunes il n’avait trouvé de source et sa maigre ration d’eau s’épuisait, goutte à goutte…
ArĂ´ar avait beau dessiner des ronds dans lÂ’azur, bien au dessus des collines, il revenait toujours bredouille, pas un point dÂ’eau Ă  lÂ’horizon.
Lorendhal ne perdait pas courage mais Demrret, élevé dans l’abondance des grasses prairies avait le pas de moins en moins léger.
Une nouvelle journée sous le dur soleil acheva la maigre réserve d’eau.
La douce lune se leva et Lorendhal, fils du peuple des Etoiles lui adressa une intense prière.
Il marchait dans lÂ’ombre, sans bruit et le sol soudain, changea sous ses pas.
La lourde terre aride laissa peu Ă  peu place Ă  un tapis de mousse.
De fraîches frondaisons se dessinaient dans un léger brouillard et Lorendhal soupira de bien-être. Ragaillardi par la verdure, Demrret pressa le pas. Ils passèrent bientôt sous le couvert des arbres silencieux et la magie de la forêt leur saisit le cœur.
Ils marchaient, dans un rêve éveillé, et les vieux arbres les caressaient au passage.
Lorendhal, qui avait parcouru bien des terres, avait parfois entendu des récits sur la Forêt ou Marchent les Légendes, et s’interrogeait…
Pas un son, pas un souffle, la forêt enchantée attendait, sous la lune.
Au détour d’un sentier, ils débouchèrent dans une clairière nimbée de verte lumière.
Une source, enfin, une source au murmure léger, coulant dans un bassin de pierre blanche sculptée.
Demrret et Arôr se précipitèrent pour boire et Lorendhal les vit disparaître soudainement.
Il hésita un instant, mais songeant à ses deux fidèles compagnons et attiré par le chant de la source, il se pencha pour boire…
L’eau avait le goût de l’herbe des collines, le parfum des fleurs du doux printemps, et le visage de la plus belle fille qu’il aie jamais contemplé.
Fermant les yeux, il glissa au fond du bassin.
En lui coulèrent mille vies, la rumeur sourde des batailles, l’écho des tonnerres anciens… et la fille lui souriait, dans sa robe de lin vert, au sommet du Tertre du Temps…
Elle prit sa main et ils dévalèrent les sentes-fées du pays où rêvent les aurores.
Je suis Ys, dit-elle et je tÂ’attends depuis que le monde est monde...

*Regarde les auditeurs, enfants et grands enfants*

Qui me dira la fin de l'histoire ?
Je mets au défi vos mémoires
Celui qui le conte achèvera
Dans le fruit des rĂŞves mordra...

Par Erenion le 13/10/2001 Ă  11:39:00 (#282848)

*se glisse subrepticement derrière sa Bien-aimée en silence puis, se terre dans un coin d'ombre, fasciné par la voix...*

Par touanou le 13/10/2001 Ă  12:00:00 (#282849)

Tss... J'avoue que l'histoire d'Erenion est jolie, mais ce n'est pas une raison pour donner ainsi le mauvais exemple à une jeunesse influençable...
Je n'ose imaginer les ravages que ça peut faire sur ces pauvres petits enfants...
Boire du lait devant eux... du jus de vache...
Vous devriez avoir honte, Erenion !
*conspue*

Amicalement,
Touanou

Par Anwn Gwerz'hin le 14/10/2001 Ă  13:49:00 (#282850)

*avance non sans avoir mandé des yeux l'autorisation de tenter de poursuivre le récit*

A travers chaque source claire, chaque coeur pur, depuis sa naissance jusqu'Ă  ce jour, elle a suivi les pas de Lorendhal.
Manteau de neige sur manteau de neige, floraison après floraison, son peuple s'est retiré du monde des humains, se retranchant dans les plus profondes forêts, chassé par l'oubli.
Les hommes ont chassé les rêves comme la poussière, cette poussière qui n'est que fées tombées pour avoir voulu insuffler encore ds merveilles dans l'esprit des hommes.
Les plus terribles batailles ne font pas forçément du bruit.
Et tandis qu'Ys explique tout cela à Lorendhal, Arôar, Demrret et Erilath retrouvent leur véritable apparence en ce domaine où le rêve prend corps.
"Il est né celui qui réapprendra aux hommes à rêver."
Elle lui sourit et le jour se fait plus brillant.
Arôar contemple avec envie les oiseaux dansant dans la lumière d'or, que seuls ses yeux peuvent voir.
Demrret accueille un écureuil sur son épaule et trouve l'animal si léger qu'il invite toute sa petite famille à faire de même.
Erilath se tient bien droite, s'emmitouflant dans sa cape de nuit et d'argent mêlés, son regard d'acier scrutant le environs, sur ses gardes.
Mais aucun ne vient troubler le discours d'Ys.
Et rien ne semble menacer le calme environnant.
Une mince source plonge sous un monticule herbeux pour ressortir plus loin, comme jouant Ă  cache-cache avec la companie.
Le vent est doux, il porte tout l'espoir d'un peuple.
Sans mots il parle.
Sans mains il caresse.
Sans coeur il insufle l'amour.
Amour de la vie.

*marque une pause*

Dame Una, messire Erenion, noble assistance, je vais m'en tenir lĂ  si vous le voulez bien.
C'était déjà orgueilleux de ma part de prétendre à poursuivre une si magnifique histoire.
Parce que je ne sais si c'est la suite que vous souhaitiez entendre.
Et parce que d'autres auraient sans doute aucun bien mieux conté ou imaginé les évènements à venir.

*se tourne plus spécifiquement vers le couple formé par Una et Erenion*

Veuillez accepter, je vous prie, tous mes voeux de bonheur.
Et madame pardon de n'avoir pu de mes dons vous aider davantage dans votre quĂŞte.
Le temps que je parvienne à ordonner mes visions et la vôtre déjà était claire et vous aviez trouvé plus qu'une lame... Un coeur, un roi...
Je ne vous demande pas de me pardonner finalement, je ne le mérite certainement pas.

*sourit Ă  l'assistance*

*attend l'autorisation de s'asseoir pour écouter quelqu'un de plus méritant et doué poursuivre le récit qu'il n'aurait jamais du interrompre et souiller*

Par Una Mag Mell le 14/10/2001 Ă  14:28:00 (#282851)

*Le remercie d'un signe de tĂŞte*
La légende qui veut que de votre île viennent les plus habiles des bardes n'en est plus une désormais.
*S'incline*
Je n'ai, pour ce temps, nul reproche à vous adresser, juste la bien légitme défiance de qui sait la difficulté qui préside au franchissement de la Porte, pour celui qui n'est pas fée...
Mes sincères félicitations pour votre récit, qui surpasse de beaucoup le mien.
*Sourit au barde de noir vĂŞtu*

Par Erenion le 14/10/2001 Ă  15:58:00 (#282852)

*regarde Anwn, fasciné par les mots qui voletent de sa bouche et sent son talent si misérable à côté du leur*

*fixe à nouveau l'assemblée et reprends son conte*

Comme il est un caractère commun à lensemble de la gent naine, Odrïn soffusqua de ces moqueries bien pitoyables et basses, un jour où il était un peu « embierré » (un nain ne peut pas être aviné). Lamertume et lénervement, par un procédé bien connu, gonfle de manière proportionnelle une petite poche dans la tête, nommée lorgueil. Il jura par Iago de parvenir en une année à son but : éteindre la Nuit par tous les moyens !

Il est inutile de préciser également que lorgueil, se dilatant, aveugle les gens.

Donc, Odrïn revit lensemble de ses divers plans et les reprit, avec plus de sérieux et dardeur que jamais.
Les Trois premiers mois, il conçut dans une de ses immenses forges, ce quil appelle des Miroirs, gigantesques. Ayant recruté bien du monde, il entreprit de les disposer sur Althéa. Mais Iago avait dû oublier de lui dire à quel point Althéa était vaste, et le nombre de miroir ne suffit pas Le Projet fut donc abandonné

Pour autant, Odrïn ne renonça pas : il entreprit de collecter toutes les gemmes de lumière qui se trouvaient sur Althéa, et conçut en parallèle une immense boule en armature dacier le plus solide, sur lequel se trouvait des encoches. Il y mit les gemmes. La Boule brilla de mille feux. Cest alors quOdrïn se rendit compte quil navait point pensé à comment fixer cette boule dans les cieux. Les grues nétaient pas assez solides, la boule était bien trop lourde et fragile pour la bouger Six mois venaient de sécouler. Des mois si courts pour Odrïn, qui voyait avec horreur sapprocher léchéance, où son honneur ne serait plus.

Il se remit au travail, motivé par cette affreuse échéance. Il conçut une immense catapulte, si grande quelle pouvait envoyer dans les Cieux des objets qui ne redescendaient jamais. Puis, il construisit un cône, une ogive, laquelle il remplit de ce liquide noirâtre qui parsèment Althéa, la naphte. Cette fois, il tenait le bon bout. Odrïn, par une nuit, orienta la catapulte vers la Lune. Dans un retentissant bruit, et un sifflement aigu, logive fut catapultée. Mais la Lune ne salluma pas. Odrïn avait fait une fois de plus une étourderie : il avait oublié la torche qui allumerait

Odrïn sombra dans le plus profond désespoir et se terra, dénué didées, dans sa Demeure, résigné à ce que la Nuit fut éternelle, et que sa crainte demeure avec de surcroît, le déshonneur sur ses larges épaules. Petit à petit, le sable du sablier sécoulait, la lune continuait son imperturbable chemin

*marque une pause, et balaye à nouveau du regard l'assemblée*

Par Una Mag Mell le 14/10/2001 Ă  16:17:00 (#282853)

*Songe à son grand-père, assis dans la Salle du Feu et des Contes, et au plaisir qu'il aura à écouter Erenion*

Par Erenion le 14/10/2001 Ă  16:53:00 (#282854)

*reprends son récit*

Onze mois et quelques jours sécoulèrent Odrïn était vêtu de haillons, sa barbe avait blanchie et à celle-ci la poussière sy était attachée, comme si elle avait décidé quil deviendrait vestige, ultime ruine dune folle prétention. Et il tenait toujours dans sa paume la gemme de lumière. Mais elle néclairait plus son cur. La Demeure nétait plus que Ténèbres.

Pourtant, on frappa aux portes dairain. Hâve comme un fantôme, Odrïn ouvrit la porte et vit un petit enfant sur le perron. Pas plus haut que trois pommes. Sur le visage émacié dOdrïn, une lueur détonnement transparaissait. Lenfant lui prit la main et lui dit de sa voix cristalline : « Viens, on va faire la fête. »

Le Crépuscule sachevait avec les rayons sanglants du Soleil mourrant, et Odrïn frissonna au contact de la Nuit. En bas sur le perron, se trouvait bien du monde, le visage grave et blanc, vêtu tantôt de hardes décousues, tantôt de plastrons de cuir bouilli. Il y avait là tout un peuple, de ceux que lon croise quotidiennement

Odrïn descendait le perron, mené par lenfant. La Lune se révélait à travers les nues vaporeuses, pleine, brillante, tandis que les Étoiles commençaient leur immuable ballet. Le Silence régnait comme lObscurité.
« - Sais-tu que cela fait un an, Odrïn ? »
Odrïn acquiesça et regarda autour de lui, ceux venus pour huer, pour lui faire prendre conscience de son déshonneur. Il nen fut rien. LEnfant le mena près dune corde, et, par gestes, montra la gemme de lumière. Odrïn suivit machinalement : il approcha la gemme de la fine corde qui se mit à crépiter, donnant naissance à une étincelle. Létincelle courut le long de la corde et disparut de la vue dOdrïn. Perplexe, il regarda lenfant. Celui-ci avait la tête levée vers la voûte céleste, semblant attendre quelque chose. Les autres personnes présentes faisaient de même. Alors Odrïn leva la tête lui-aussi, alors quau loin un roulement semblable au tonnerre se fit entendre.

Quelque chose explosa dans le ciel. Quelque chose de brillant et lumineux qui séparpilla en une myriade de petites lueurs. Puis une autre, et encore une autre, et encore, et encore La Nuit sillumina dartifices quelle devint Jour. Les Étoiles se mêlaient à la Folie de chaque Éclat Vert, Rouge, Bleu, Jaune, de toutes les couleurs. Ça et là, une boule de feu naissait éclairant les forêts les plus lointaines, puis mourrait et donnait naissance à une autre boule de feu. Le roulement était semblable à la voix des Dieux, fantastique, à la mesure de la Clarté de la Nuit. Et au milieu de cette Tourmente Lumineuse, la Lune, lascive, évoluait avec lenteur. Les Mille Feux lauréolait et rendait sa Beauté mystérieuse encore plus lumineuse.

OdrĂŻn sentit les larmes monter Ă  ses yeux, tandis que lenfant lui murmurait dans le tumulte :
« - Eh bien tu as réussi ! Elle nest pas belle, la Nuit ? »
Odrïn ne put quacquiescer, débarrassé de son Éternelle Peur.

Moralité : Pas besoin de Lumière pour en être Une et pour sapercevoir que la Nuit est lumineuse en Elle-Même !

*regarde l'assemblée, silencieux*

Par loupvoyant le 14/10/2001 Ă  20:32:00 (#282855)

*aime ce qui miroite, irisé,
ceux qui mirent ouate irisée sur des plaies célestes*


:aide: :rasta: :aide:

Par Hayoné le 15/10/2001 à 9:08:00 (#282856)

*fasciné par les récits*
*mange un petit gateau*
Encore encore !
Moi quand j'sais grand, je s'rais conteur !

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