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Le Fou [essai]

Par Jack de Nosgoth-CD le 6/11/2002 à 20:12:18 (#2499052)

A tous les fous, ou a ceux qui se reconnaitront dans cette maigre prose de début de soirée, et aux autres aussi, qui cherchent une quelconque distraction pour meubler leur temps de personnes saines d'esprit.

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Les images tournoient dans sa tête, les visions se succèdent. Les rencontres avec ses amis, les visages souriants, amicaux, les rires, les sourires, les gestes et les attitudes. Ses moments de solitude, de recueillement, les paysages qu’il a longtemps contemplés afin d’apaiser son cœur et son âme, qui se son gravés de manière indélébile en lui. Les petits détails de sa vie quotidienne, la disposition d’une haie sur son chemin habituel, la configuration des maisons, des rues, le flot plus ou moins dense des passants …
Les émotions lui reviennent maintenant, violentes, brutales, faisant irruption en ce monde d’images sans saveur. Joie, amusement… tristesse, lassitude… amour, haine, colère, effondrement …
La tête lui tourne. Tout ça … c’est donc ça le vécu ? Pourquoi en prend il donc conscience aujourd’hui ? Il l’ignore. Sentiments et impressions visuelles s’entrecroisent, s’emmêlent en une spirale qui va en grossissant, drainant en elle tout ce que sa mémoire peut retrouver.
Une teinte dominante apparaît alors … Lentement, la lassitude prend le pas sur l’amusement, la tristesse sur la joie, et, lentement, son esprit s’assombrit.
Il ferme les yeux.
Il se voit au bord de ce gouffre, un gouffre immense, dont la simple proximité lui donne le vertige. Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau, plonger au fond du gouffre, enfer ou ciel, qu’importe… Ces quelques vers surnagent a la limite de sa conscience, seuls rescapés de ce subit naufrage mental. Hasard ironique ?
Il se met à trembler de tous ses membres. La fin, la Fin, oui. Si seulement. Seulement ? Est-ce si facile ? Un nouveau flot de douleur le frappe et les larmes jaillissent de sous ses paupières closes alors que son cœur est mis a mal par les émotions contradictoires qui le taraudent.
La peur. Elle est là. Partout, autours de lui, en lui, elle le harcèle sans cesse, et lui, pauvre taureau au milieu de son arène de désespoir, il se débat, toujours plus, se vidant lentement de son sang, de sa Vie, de sa santé mentale, par les innombrables blessures qu’elle lui cause.
Il tombe a genoux, appelle les visions de ses amis, de son amour, et se recroqueville sur lui-même. Elle est la, cette peur, toujours, elle continue de le tourmenter, quels que soient les efforts qu’il fait pour y échapper. Il pleure, il gémit, il appelle au secours. Il les appelle au secours, ses proches, ceux qui ont été source de tant de joie de par le passé. Mais comme dans un cauchemar, rien ne lui répond, et seul le silence fait écho à ses pitoyables jérémiades et appels à l’aide. Il se répugne, se met à se haïr, baignant dans sa peur qui a trouvé une nouvelle prise en cette solitude. Il se hait pour être faible, pour, lui qui a toujours voulu aider les autres et être le pilier sur lequel on peut se reposer sans crainte, être réduit a un grain de sable emporté dans la tourmente de la démence et de la Terreur.

Il pleure.
Il tente de se cacher, d’échapper à la Peur et à la Folie.
Mais il échoue.
Une fois de plus.
Une fois de trop…
Et dans un cri de désespoir, il appelle au secours une dernière fois les siens.
Mais personne ne répond…
Alors, seulement alors, il comprend qu’il est perdu.
Et il se replie sur lui-même, et pleure.

Juste un fou de plus…


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S.
Fou, mais quelle importance ?

Par Missmite le 6/11/2002 à 20:48:46 (#2499475)

Il est la, dans un coin de notre tête. Comme un hologramme, lorsqu'on me regarde dans les yeux, c'est lui que j'essaie de faire apparaitre. Il est plus que moi. Il est plus beau, plus fort, plus sur de lui. Il est l'ami à usage multiple, celui qu'on à décrit sous le nom de Tyler Durden. Chaque jour la réalité m'apparait étherée, je lui laisse le contrôle de ma vie depuis une transe somnambulique. Après tout il est ce que les autres attendent de moi. Du haut de son arrogante perfection il fait des erreurs. Les epines protectrices s'enfoncent aussi vers l'intérieur. Elles sont bien plus piquantes que celles dont il est censé nous proteger. voila qu'il est devenu moi, sarcophage mental claustrophobique. Lorsque le rêve tourne au cauchemard, il faut vaincre sa peur pour s'ouvrir et redevenir sois-même.

Je rêve que je vais me reveiller.

Par Eeva d'Ilwen le 6/11/2002 à 20:49:50 (#2499484)

*lu, répondra apres reflexion*

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