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Dragon rouge ( dernière partie)

Par Sinthiel le 6/11/2002 à 12:30:32 (#2494225)

Sinthiel s'éveilla doucement,encore affaiblie mais bien vivante.
Elle se trouvait dans une grotte basse o√Ļ un feu magique cr√©pitait pr√®s d'elle,la r√©chauffant agr√©ablement.
Une lettre était posée sur son ventre et elle la saisit pour en lire le contenu:

Ma douce dame,je suis celui qui vous a trouvé dans l'antre de l'arachnide et qui vous a ramené ici afin de vous sauvé d'une mort que je n'aurais pu tolérer sur une si grande beauté.
J'ai veillé sur vous de nombreux jours et je vous ai écouté dans vos paroles dites durant votre long sommeil.J'ai appris quelle terreur était la votre et je ne puis rester inactif vous sachant en si grand péril.
Je suis donc partis occir ce vil dragon afin que vous puissiez vivre dans la paix et la tranquilité.

C'est ainsi,douce dame,que je me permet de vous montrez tout l'amour que j'éprouve pour vous.Moi le monstre que tous ont rejetté jadis et qui avait pourtant juré de ne plus jamais aller au contact d'autrui.
J'ose aimer,ma dame,et j'ose accomplir pour vous ce terrible destin qui n'attendait que vous pour s'accomplir enfin et me libérer de cette si cruelle solitude dans lequel je vécus si longtemps.
Je vous laisse un plan qui vous permettra de regagner la surface sans trop de dangers et vous prie d'accepter les humbles salutations d'un pauvre hère qui partira délivré et heureux d'avoir rencontré l'amour avant de tout quitter.

Sinthiel plia délicatement la lettre et la rangea dans sa poche,un sentiment de curiosité et d'étonnement l'envahissant.
Qui que soit cet homme,il avait pris soin d'elle et l'avait sauvé.
Il était partit affronter seul le dragon,allant à une mort certaine pour l'amour d'une elfe qui ne l'avait meme pas encore vu.
Elle ne pouvait pas le laisser se faire tuer ainsi et malgré qu'elle ne sache pas depuis combien de temps il était partit,elle décida de partir le rejoindre au plus vite.
Elle parcourut de nombreuses galeries,rebroussant souvent chemin sur des cul-de-sac,se perdant aussi dans les méandres de la terre avant de retrouver le fond du gouffre qui donnait dans l'antre du dragon rouge,des heures et des heures plus tard.
Le silence régnait et elle lévita jusqu'au sommet de la faille le coeur tétanisé par la peur.
Le dragon rouge gisait,mort,sur des montagnes d'or et de pierreries.
A ses cot√©s,se trouvait ce qui restait d'un drider,un etre mi-elfe noir mi-araign√©e g√©ante,qui avait d√Ļ succomber aux brulures atroces inflig√©es par le grand-ver.
Il avait réussit à térrasser le dragon au prix de sa propre vie...pour elle.
Sinthiel s'approcha du corps martyrisé et s'agenouilla,versant des larmes sur cet etre magnifique qui lui avait offert le plus fou des cadeaux pour lui montrer la force de son amour.
Elle repartit le coeur sérré,remontant vers la surface.
La chaleur du soleil,lorsqu'elle arriva en surface,n'arriva pas à réchauffer son coeur de la froide tristesse qui l'étreignait.
Elle revint à Lighthaven à la tombée de la nuit et se dirigea vers sa maison en trainant un peu les pieds,pensant à cet inconnu qui n'aurait jamais de nom pour elle mais que jamais elle n'oublierait.
Elle se figea soudain en appercevant Kehldarin qui sortait de leur demeure.
Son coeur se réchauffa instantanément et bondit dans sa poitrine de le revoir si beau,si fort...
Elle commenca à marcher plus vite vers lui,qui ne l'avait pas encore vu,quand elle se figea de nouveau.
Tenessia venait de sortir sur le pas de la porte en tenant dans ses bras Eldarion.
Elle vit Kehldarin se retourner vers elle et son fils et s'approcher...
Sinthiel tourna la tete,ne voulant pas voir ce qui suivrait surement
Elle se rappela soudain les paroles qu'elle avait prononcées,il y avait longtemps maintenant:

Tenessia ferait une bonne épouse pour toi si je n'étais pas là.

Il l'avait écouté...
Combien de temps était-elle rester absente?
Des mois? des années?
Elle ne savait pas mais elle sentit une terrible souffrance l'envahir,son coeur fut déchiré et des larmes amères coulèrent sur ses joues devenues pales.
Elle avait perdu son époux et ses enfants étaient devenus les enfants de Tenessia.
Elle chancela et se rattrappa de justesse au mur de la maison o√Ļ elle se cachait d'eux.
Elle baissa la tete et repartit vers le centre de la cité,ne sachant plus ce qu'elle devait faire.
Le monde s'√©croulait autour d'elle et ses pas l'emmen√®rent dans les rues de la ville o√Ļ elle passait tel un fantome devant des gens qui la regardaient inquiets de la voir si pale et si fragile.
Quelqu'un cria son nom,mais elle ne s'arréta pas,ne l'entendant meme pas et continua d'avancer sans but l'esprit obscurci de tant de déséspoir...

Par Zephirin le 6/11/2002 à 13:01:51 (#2494522)

(rhaaaaa moi √ßa me fout les boules √ßa...:sanglote: ... En tous cas, c'est tres bien √©crit, et c'est vraiment b√ī√ī√ī...mais j'ai grave les bouuuuuuuuules :sanglote: ....Je peux mettre √ßa sur le dos de Tenessia ? :ange: )

Par Drazhar Ul'Gar le 6/11/2002 à 14:38:14 (#2495632)

Superbe.

Par Leylia le 6/11/2002 à 17:30:21 (#2497420)

Ralala toujour aussi triste et dramatique :(, mais tellement délicieux à lire :). La petite soeur de Leylia a toujours su mettre de l'émotion et de la sensiblité dans ses textes. Encore un grand bravo Sinthiel pour cette suite merveilleuse. :merci: :merci:

Par Kehldarin Osten le 6/11/2002 à 18:34:08 (#2498123)

Sinthiel!

Le coeur battant, Kehldarin court vers celle qui avai disparu depuis si longtemps, celle pour qui ses sentiments n'avaient pas chang√©, sortis grandis de l'attente plut√īt que rabaiss√©s. L'√©treignant il resta l√†, sans parler, sans la l√Ęcher, comme un r√™ve qui risque tant de s'estomper.

Ma chérie, si tu savais combien de temps je t'ai cherchée, combien d'endroits d'Althea j'ai fouillé pour te retrouver. J'ai pris peur quand j'ai vu qu'à mon retour tu n'étais pas reparue. Et...

Remarquant l'air angoissé de son épouse, il baissa d'un ton, la fixant dans les yeux et demanda doucement.

Que t'est-il arrivé, tu ne te sens peut-être pas très bien. Viens donc t'étendre, je ne crois aps me tromper en disant que je ne serais pas la seule personne que ton retour va emplir de joie. Viens, tu peux marcher? Tenessia va t'aider...

Par Sinthiel le 7/11/2002 à 15:08:18 (#2504796)

Sinthiel sentit qu'on l'étreignait mais ne réagit pas,perdue dans les méandres de la souffrance.
Puis,elle sentit un frisson la parcourir,sa peau se réchauffer et la douceur de la peau de Kehldarin la ramena à la réalité.
Elle émergea de ses pensées engourdies et l'entendit parler de Tenessia.
Elle releva son visage pour mieux se délecter de la vue des yeux de l'homme qu'elle aimait tant et parla d'une petite voix tourmentée:

Tenessia?...je vois que tu m'a écouté et que tu a choisis une épouse qui t'est toute dévouée,j'en suis sure.
Rassures-toi,je ne viendrais pas m'imiscer dans votre vie,je vais m'installer ailleurs et je vous laisserais vivre en paix....sois heureux mon amour,c'est ce que j'ai toujours voulu pour toi.

Baissant la tete,elle se dégagea doucement de l'étreinte de son époux et commenca à partir vers une vie qui n'aurait plus guère de saveur pour elle.

Par Sinthiel le 8/11/2002 à 16:08:36 (#2513812)

j'ai continué mon cher Kehl...tu n'as pas vu?
j'attend ta réponse,bises
:)

Par Syndrael le 8/11/2002 à 16:16:50 (#2513883)

(Bah, il a répondu... par un silence éloquent :p
*La regarde partir de loin, jetant un regard tendre à Kehldarin, lové dans les bras chaleureux de la milicienne* ^^)

Syn *qui n'en rate pas une* dri

Par Sinthiel le 9/11/2002 à 21:08:36 (#2521532)

Sinthiel n'étais plus qu'une petite ame déséspérée.
Elle √©tait revenue d'un lieu terrifiant o√Ļ elle avait faillit perdre la vie,pour lui et ses enfants.
Elle avait lutté farouchement pour partager de nouveau le bonheur d'etre aux cotés de son époux bien-aimé et de ses deux petits amours.
Mais le destin en avait décidé autrement et sa disparition semblait avoir durer trop longtemps.
Aujourd'hui,Kehldarin avait Tenessia dans sa vie et elle s'occupait de la chair de sa chair,ses enfants adorés.
Le silence de son époux était éloquent et elle compris que son temps à elle était finie pour lui.
Elle se dirigea vers la sortie de la cit√©,d√©cid√©e √† aller sur le bord de la falaise rejoindre le n√©ant,seul lieu,peut-etre o√Ļ elle ne sentirait plus l'effroyable souffrance de son coeur bris√©...

Par Syndrael le 9/11/2002 à 21:42:38 (#2521649)

*Serait consternée de la vitesse à laquelle elle en a tiré ses rocambolesques déductions, mais probablement peu surprise.*
*Envisagerait sans doute un instant de la pousser, le temps de reprendre ses esprits et une route qu'elle n'arpentera pas, de toutes façon.*

Par Drazhar Ul'Gar le 10/11/2002 à 11:52:23 (#2523645)

Toujours aussi agréable à lire.*Attend la suite, peu confiant dans le role de cette falaise.*

Par Baal Sylrus le 10/11/2002 à 12:45:03 (#2523869)

et hop encore une mort! :)
rajute une croix sur son mur

joli post au pasage:)

Par Sinthiel le 10/11/2002 à 20:19:25 (#2527571)

eh oh Sinthiel n'a pas encore sauté,hein!
mais bon cela pourrait arrivé...
:D

Par Kehldarin Osten le 12/11/2002 à 13:26:02 (#2543778)

La douleur était trop forte, plus aucune attache n'existait plus, et la vie s'écoulait inexorablement, des lambeaux d'existence arrachés uns à uns à ce qui n'était plus qu'un cadavre en sursis. Une unique chose restait, la dernière et la seule à quoi on pouvait encore se rattacher. Il n'y avait plus de place pour ceux qui n'étaient plus, ceux qui n'avaient plus à être.

C'était à peu près la seule pensée qui lui était venu à l'esprit quand il avait vu s'éloigner celle à qui il avait promis un amour éternel. Et pour quelles raisons : il avait assez combattu pour savoir quand on avait perdu, et c'était seulement maintenant qu'il comprenait que jamais l'on ne peut changer son destin, qu'il est des adversaires contre qui il est stupide de lutter, et qu'on ne peut espérer vaincre. La malédiction des déchus était toujours là, inébranlable, jamais en sommeil, et elle le suivrait jusqu'au tombeau.

Triste fin pour un guerrier que d'√™tre contraint de rendre les armes. Ce n'est pas comme √ßa qu'il devrait √™tre, pas comme √ßa qu'il devrait √™tre compris, et pourtant comme √ßa qu'il le serait. Franchissant en quelques enjamb√©es la distance qui le s√©parait de chez lui, sans un mot ni un regard pour personne, il s'enferma avec les quelques tr√©sors qui lui rappelaient un temps meilleurs, un temps o√Ļ il √©tait encore assez fort et fier pour servir √† quelquechose. La nuit √©tait tomb√©e, il avait du rester trop de temps √† regarder ces vestiges d'un monde qui avait un sens, une histoire et des valeurs.

La robe de combat qu'il avait gagné à Vega, l'épée donnée par Parn, l'armure retrouvée sur le corps d'Urien, la griffe d'un de ces démons de Thanadar, le glaive qui avait libéré Ethel de la créature qui le liait à Baal : toutes ces choses que l'on avait préféré oublier, qu'on avait préféré enterrer. Il en manquait deux, deux qui ne l'avaient jamais quitté, et qui à présent faisaient trop mal, étaient trop lourdes : une plume blanche lissée par le temps, et un anneau de lumière support d'écritures que plus jamais il ne lirait. Deux personnes qu'il ne méritait plus, et qui jamais ne l'avaient trahi. Elles étaient parties à présent, il n'avait pas su les retenir, pas su quoi faire, pas su quoi dire. La plume et l'anneau rejoignirent les autres témoins d'un passé révolu, il n'en aurait plus besoin.

Déchirant d'un coup sec les galons qu'il avait gagnés par le glaive, la parole et le sang, et qui ne signifiaient désormais plus qu'un titre qui n'était plus le sien, il les laissa tomber sur la table, murmurant quelques mots à peine audibles. Ainsi va la vie, ainsi va la mort. Sorti sans bruit dans les ruelles endormies, Kehldarin sauta en selle pour rencontrer enfin ce destin qui à chaque tentative s'était dérobé, qui avait souvent fait semblant de lui sourire, mais qui toujours avait laissé des blessures qui ne cicatrisaient jamais, et qui d'ailleurs n'en auraient plus l'occasion.

Comme pris d'un remord, il se retourna au bout de la rue, et, levant la main, traçant le signe d'Artherk dans l'air, attira l'attention du seigneur de la lumière et de la misericorde sur la maison qu'il quittait et sur ceux qui l'occuppaient.

Par Drazhar Ul'Gar le 12/11/2002 à 21:00:33 (#2547473)

Tres bien écrit.

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