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[Recueil]¨Prose poétique et poésie prosaique
Par Prune le 31/10/2002 à 14:56:51 (#2449285)
Prose Poétique et Poésie prosaïque
Emporté par je ne sais quoi,
j'ai cru voir dans ses yeux une lueur de quelque chose,
dans sa timidité une marque d'une autre
La candeur insouciante de son visage étincelant,
son regard pétillant, ses cheveux,
longue nappe noire de jais coulant amèrement sous mes yeux
la douceur de son corps
Un rêve
Un rêve de réveil a ses cotés,
sentir sa tête sur mon épaule,
son souffle dans mon cou,
le lent mouvement de sa poitrine
se mouvant au gré d'une respiration langoureuse
Rêve érotique
Elle ouvre les yeux
je plonge dans l'infini de son regard
je me perds dans l'immensité de sa beauté
Ses lèvres
douces
chaudes
les miennes
rêches
ne faisant plus qu'une seule et même entité
Nirvana réel
Paradis Sensuel
Rêve unique
mais rêve quand même
Le réveil est dur
je me lève
vois l'échiquier posé a mes pieds
L'échiquier ne représente qu'une parcelle de la vie
logique, réglementée
Cavalier je suis
mais cavalier seul je me retrouve
Echec au roi
prend la reine
Une exclamation
'Et pion s'en fou !'
Amère désillusion
La tristesse envahit l'homme
Je ne peux l'apprivoiser
je hais cette mélancolie
cette noirceur, ce spleen
qui saisit aux entrailles le poète enamouré
Ephémère
Brièveté
La peur
la douleur
tout cela
uniquement pour un sourire mal compris
Pour une vision
Acrostiche ?
Malheureusement le lecteur
Après avoir lu, a cette heure,
Ici un splendide poème
Se demande au fond de lui-même
Ou est l'acrostiche en question
Ubuesque interrogation !
Et ce lecteur bien étourdi
Subissant cette poésie
Tourne les pages, Acrostiche !
Las, de la recherche il s'entiche
Arrivant au bord de ce gouffre
Coloré de gris
noir
il souffre
Recherchant encore et toujours
Ou est l'acrostiche en ce jour
Sûrement est-il bien caché
Terré au fond d'un champ de blé
Ignorant même tous ses appels
Cruels acrostiches a la pelle!
Ha que c'est beau de bien écrire
Encore faudrait il pouvoir le lire !
Divine poésie
J'ai toujours douté de l'existence de dieu
Mais un jour porté par un sentiment d'impuissance,
Je l'ai imploré et supplié
Je lui ai demandé et il m'a donné
Je lui ai demandé une larme de joie
Bleue, pure et cristalline
Il m'a offert un océan de bonheur
Je lui ai demandé un brin d'herbe
Verdure et innocence
Il m'a montré le jardin d'Eden
Je lui ai demandé une étincelle
Rouge et jaune
chaleur amoureuse
Il a embrasé mon cur d'un amour inconnu
Je lui ai demandé une femme
Douce et innocente
J'ai rencontré une sublime jeune femme
Alors j'ai prié pour qu'elle m'aime
Séduction et désir
Et
je me suis rendu compte alors
De l'imperfection de Dieu
Vous qui me lisez n'oubliez pas cela
Si dieu existe
et c'est une supposition
Sa volonté sera toujours en dessous de celle de l'aimée
Une fille de joie
si peu
La pièce est silencieuse
D'un silence comparable a celui des foules
Un silence ou nul n'écoute
même s'il entend
A terre sont abandonnés,
Les restes d'une nuit agitée
Désordre organisé
On remarque une robe blanche
Dont la position clairement montre
L'activité de sa maîtresse la pauvre
Belle et fardée le soir
Sale et souillée au matin
Assise la tête entre les mains
A chaudes larmes elle pleure
Elle n'a pas choisit sa vie
Mais sa vie l'a choisit
l'a vaincue
Une mèche de ses cheveux blonds
Pend lamentablement sur sa joue
Désespérée
Elle tâtonne
Vers la fenêtre elle se dirige
Elle l'ouvre
Elle saute
Poème ?
Un poème ! Mais qu'est ce que cela ?
Est-ce une longue succession de mots ?
tous perdus ? Mais non ce n'est pas cela !
Un poème représente le beau,
Il traduit les sentiments du poète
Ses aspirations et ses envies,
Même sa haine. La langue est sa palette
Et sa feuille la toile de la vie
Un reflet
Par un beau jour d'été,
Seul m'étant promené
Je pris la décision
de partir, sans raison
Il advint que ce jour
je découvris l'amour
au détour d'un couloir
mal éclairé, tout noir
du réseau souterrain
si cher au citadins.
Devant moi elle marchait
D'elle je ne voyais
que la forme du dos.
Arriva le métro
A trois pas de moi
elle s'assit. Juste trois
Je me soûlais alors
du reflet de son corps,
son visage angélique
et sa beauté unique
sur la vitre gelée
Alors elle s'est levée
le métro est parti,
mais dans mon cur survit
La femme dont je n'avais
aimé que le reflet
Au jour où tu liras ces mots
Au jour où tu liras ces mots,
déjà je ne serais plus.
Le froid vent de la mort
aura atteint mon cur, sombre,
et par delà les plus hautes cimes
des plus hautes montagnes
emportera mon âme perdue.
Au jour où tu liras ces mots,
enfin j'aurais la connaissance
d'un royaume inconnu,
cet hypothétique rêve,
souhaité par nos pères.
Au jour où tu liras ces mots,
un aigle grand dans son nid envolé,
de ses ailes de nuit,
couvera les oeufs de la vie
qui soutiennent chaque jours
la vie qui se débat
car son heure est venue
et sa fin se rapproche.
Au jour où tu liras ces mots,
l'ombre noire s'étendra,
sur l'immensité désespérée,
et dans la magnificence
tu partiras au combat,
car le commencement est proche
Alors tu liras ces mots,
et je ne serais plus.
Petite fille
Sur une balançoire assise
Vêtue d'une blanche et légère robe
Petite fille s'amuse
Le chaud vent de l'automne arrivé
Sur ses collants blancs souffle
Des feuilles mortes le bruissement
Et le craquement et le crépitement
Légèrement se fait entendre.
Petite fille sourit
Rapidement Petite fille se balance
Elle accélère et le vent ainsi créé
Dans sa robe s'engouffrant la fait tournoyer.
Petite fille est chef d'orchestre
Et les éléments dominés, par elle possédés
Agissent en rythme avec le mouvement
Certes infernal mais magnifique
Des cordes qui en l'air la retiennent
Petite fille ferme les yeux
Elle lève un bras vers le ciel
Et dans un bruyant fracas
Celui ainsi désigné par la juvénile main
Ses larmes ne peut contenir
Et sous la limpide averse
Petite fille rit
Petite Fille (II)
De la balançoire petite fille descend
Sa robe dans la salissante boue
Née des larmes du ciel morose
Et de la chaire de la terre
Traîne et se détrempe lamentablement
Petite Fille ne sen fait pas
Vers les arbres de lautomne mourant
Elle tend ses bras petits denfance potelés
Sa tête vers larrière penchée
Une nappe longue de blonds cheveux révèle
Petite Fille tourne
Ouvrant alors sa bouche petite
Et rouge malgré le froid
Expirant vers les étoiles
Du haut des cieux brillants
Une mélodie douce enchantée
Du sein de la nature extrayant
Une telle violence
Douleur
Petite fille chante
Ses petits chaussons de terre maculée
En douceur sur le sol glissent.
Tournant autour des arbres,
Au dessus des feuilles tourbillonnant
Sous les piquants baisers du vent
Petite fille danse
Par Prune le 1/11/2002 à 22:14:02 (#2458611)
:)
Par Vrittis le 8/11/2002 à 16:33:38 (#2514003)
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