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La mort aux trousses

Par Alucard Darkel le 21/10/2002 à 23:48:00 (#2379212)

L'aube. Un léger voile de clarté commençait à transparaître, transcendant une vallée envahie par la pénombre d'une épaisse brume. Au délà des montagnes, un foyer incandescent semblait déjà enflammer la terre et le ciel...
Ici pourtant il faisait froid, un froid à la fois humide et glacial, de ceux que l'on ne supporte pas, là où chaque rayon de soleil effleurant votre peau semble une douce caresse, d'un réconfort et d'une chaleur inestimable, aussi éphémère soit il...Pourtant, ce n'était pas le cas...Je restais seul...Au milieu de cette de ce silence, de ce vide...Cette froideur... elle me poignardait, encore et encore, chacun de mes membres, mon visage, mes mains... Chacun de mes souffles...Des cristaux qui semblaient éclater en moi, paralysant ma poitrine, pour ensuite ressortir sous une pluie de diamant...Mes sens étaient figés...Dans un état entre la vie et la mort...Je ne pouvais qu'avancer...C'était ma dernière chance...Avancer et surtout, surtout...Ne pas me retourner...J'aurais voulu courir, m'envoler...Fuir, par tous les moyens...Je ne pouvais pas...J'avais déjà peine à marcher...Et toutes ces Ombres...Une nature luxuriante, désarticulée et profonde, habillée de perles cristallines...C'est un abysse! elle m'attire, elle me retient, elle m'enlace, et ne veut relacher cette étreinte...Lachez moi! Lachez moi! Une bouffée d'air vite! Je m'enfonce, je me débat...Rien n'y fait, au contraire, j'étouffe, je suffoque... Et ce bruit sourd...Il va me rendre fou...Puis des rires, des ricanements,...ginçants, perçants! Ils sont là!
Ce goût de sang qui grandit en moi...Il m'envahit...Je...J'abandonne...



Alucard émergea en sursaut, les membres et le visage crispés, l'air maladif, le front dégoulinant d'une sueur répugnante ruisselant jusqu'à ses lèvres...A moins que...Cette odeur...ce goût...Du sang...Cet elixir , source de vie, qui l'avait jadis sauvé des enfers...Non...Elle était revenue...
Il essaya de se ressaisir, de bouger...S'agrippant à l'imposant roc massif contre lequel il était adossé, il parvint non sans mal à se redresser, l'air épuisé...

La pierre contre laquelle il reposait faisait partie d'une mutltitude de monuments idéntiques, des roches immenses, véritables monuments immuables, disposés d'une manière à former un cercle...Cercle, sanctuaire de paix et de sérénité...

Fermant les yeux, il exposa alors son visage aux doux et apaisants rayons d'une lune pleine et étincellante...Un courant d'air frais lui parvint telle un souffle divin...L'espace d'une seconde, il put oublié son air misérable...La crasse et la poussière...Les meurtrissures...

Soudain un bruit se fit entendre, Alucard rouvrit les yeux...une lune pleine...Rouge.
Un cri peçant l'obscurité, Ce hurlement morbide...il le reconnaissait. Appeuré, il ne pu que faire quelque pas en arrière, quelques pas vers l'osbscurité dont il avait cru pouvoir s'échapper, à l'abri de tout regard et de toute clarté...Paralisé...Il ne pouvait que se recroqueviller...Une masse de haillons sombres, faible et fuyante...Il n'était ni plus ni moins qu'une Ombre...


Elle revient me chercher...Elle est là pour moi...Non....Il porta ses mains au visage...Non...Pas tout de suite...Pas encore...

Ce pacte qu'il avait fini par oublier...Ses anges l'avaient abandonnés...Les Ombres l'avaient retrouvé, elles voulaient qu'il revienne...A présent, elle le voulait auprès d'elle...Le temps était venu pour lui de payer ses dettes...Son âme en serait le prix...

Non...Sanglotant...je n'ai pas pu lui dire...Je l'aime...Laissez moi la revoir...

Des murmures incessants provenaient de la dense forêt environnant le cercle, puis il entendit plus nettement des craquements succints, des rires moqueurs...Les Ombres...Elles étaient tout autour de lui...il ne pourrait fuir...

Il sentit une goute et chaude l'effleurer...Puis une autre, puis une autre...Il leva alors les yeux au ciel...La lune...Elle pleurait...Ses larmes rouges emplissaient alors la voute céleste puis débordaient...Elles tombaient alors...Une pluie sanguinaire dont chaque perle terminait sa chute au creux d'un tombeau, au fond duquel se trouvait à présent Alucard.


Je suis perdu...Incapable de prendre soin de ceux que j'aime, Serait-ce ma vie qui finirait par me perdre?

Alors la lune ouvrit ses yeux larmoyants...Une éclair transperça le ciel et vint s'abattre sur Alucard creusant en son front une profonde entaille. Un long gémissement retenti réveillant ou excitant toute la nature environnante...Puis vint le silence...Un silence que même la mort ne supporterait pas...

Aux premières lueurs de l'aube, Alucard se réveilla au milieu de ce même cercle, indemne. il se redressa et prit ses affaires...Le regard inexpressif, un sourire démoniaque aux lèvres. Il était marqué au front d'une étrange cicatrice...

Par Alanis Lyn le 22/10/2002 à 6:05:49 (#2379981)

Un homme endormi au milieu du cercle... Qui est-il ? Elle detaille un instant son visage, mais deja il semble se reveiller. Alors elle s'efface, vive, qui qu'il soit elle n'est pas venue ici par espoir de rencontre, deja elle s'eloigne et disparait.
Qu'importe qui il est ?...

Par Nugygjim Hyny le 22/10/2002 à 9:37:04 (#2380427)

Erant de cercles en cercles.... Havre de paix.... Havre de puissance.... Il gardait toujours sa main dans son sac.... Un sourire mauvais fixé sur ses levres......
Cela ne faisait pas une journée qu'il avait quitter le mont Righul, mais quelle journée ! .... C'est alors qu'il vit Alucard dans l'un de ces cercles.... Il semblait se relever..... Il portait une étrange marque sur son front.... Il semblait a la fois épuiser et plein d'énergie.... Il cru voir ses levres dans un miroir en contemplant celles d'Alucard..... Sans hésitation aucune.....


Bonjour Alucard, comment vas tu ? Se sourire ne le quittais pas...

Par Alucard Darkel le 23/10/2002 à 13:09:38 (#2389076)

Alucard se tenait à peine à quelques mètres de Nugygjim et semblait pourtant rester sourd aux paroles de ce dernier.
Il commenca alors à s'avancer d'un pas lourd et maladroit vers Nugygjim, le regard dans le vide, à la manière d'un pantin désarticulé, manipulé par une force externe.
Un léger sifflement se fit alors entendre. Alucard tendit une main vers le sylien et en une impulsion d'énergie, il envoya une boule de feu dévastatrice qui vint exploser à quelques pas de Nugygjim. Toujours avec le même sourire aux lèvres, Alucard continuait sa pénible avancée, l'air sombre et menaçant, préparant déja son prochain assaut...

Par Alexia Schezar LQCA le 23/10/2002 à 13:46:01 (#2389463)

Depuis un certain bout de temps, elle s'était mis en tête d'apprendre le tir à l'arc...
Revenant de son entrainement de magie quotidien, elle s'était équipée consciencieusement, ajustant la longueur de la sangle qui maintenait son carquois contre elle, et tendant presque au maximum la corde de son arc.

Elle se plaça à plusieurs mètres d'un tronc d'arbre qui allait lui servir de cible... encocha une flèche... banda son arc vers l'arbre... et ajusta sa visée.
La flèche partit à vive allure, allant se ficher dans l'écorce du vieux chêne.

Alexia sourit, puis alla voir de plus près l'impact qu'avait fait sa flèche. Elle aurait ainsi une indication de la force avec laquelle elle tire...
Elle empoigna le corps de la flèche et tira d'un coup sec, en examina la pointe d'argent, puis l'ensemble du projectile... Il était
couvert d'un épais liquide rouge sombre...

De sa main droite coulait un long filet de sang...

Par Nugygjim Hyny le 23/10/2002 à 14:21:49 (#2389826)

Il regarda Alucard tituber tel un ivrogne.... Avec pour seule réponse une boule de feu qui vint mourir a ses pieds.... Un sourire se dessina franchement sur ses levres.....

Il releva alors instinctivement sa main droite a hauteur de son visage.... Son autre main était rester dans son sac.... Ayant une sensation étrange, il la sorti.... Il tenait une dague a la main, un halot sombre l'entourait, et entourait maintenant sa main..... Il n'y preta pas attention..... C'est alors que sa main droite se vit entourer d'un halot verdatre, d'abord timide..... Une boule jaillit et c'est un fracassement qui mourru aux pieds d'Alucard.....

Il se tenait pret lui aussi.... Un sourire malin aux levres....

Par Alucard Darkel le 23/10/2002 à 15:14:20 (#2390236)

Le sorcier continuait à avancer, sans même préter attention au sort lancé par Nugygjim.
Quelque chose sembla soudain lui faire stopper sa course. L'air hésitant il baissa alors le regard sur sa main gauche. Une fine entaille prenant source au creux de son poignet et parcourant la pomme de sa main s'était mise à saigner, libérant des perles rouges ruissalant le long de son bras, pour finalement tomber et venir marquer le sol.
Alucard tomba alors accroupi et murmura en un souffle quelques paroles qui à peine prononcées furent emportées par le vent.
Il releva le visage vers Nugygjim. Son attitude avait alors complètement changé, il semblait avoir retrouvé ses esprits. Son regard s'était éclairci, Il ne souriait plus, il implorait, appeuré, l'air épuisé. Une larme fuyait le long de sa joue.
...Nug'y'gd'jim...
Rassemblant le peu de force qu'il semblait lui rester, Alucard cria alors au sylien:
Nugygjim! ... Aide Moi! Ne le laisse pas revenir!
Il tressaillit.
...Tue moi...
Alucard s'effondra alors au sol, inconscient.

En même temps..

Par Alexia Schezar LQCA le 23/10/2002 à 18:17:21 (#2391627)

Le regard fixe, Alexia lacha la flèche.

Ce lien... quelle malédiction! s'écria t-elle soudain.

Tant pis, il faut combattre le mal par le mal... Je sais ce qu'il me reste à faire...
Ca me fera plus de mal qu'à lui... Un sourire sans joie se dessina sur ses lèvres...

Par Nugygjim Hyny le 23/10/2002 à 20:23:53 (#2392493)

Il le regarda.... Le tuer ? Mourir ? Pourquoi ? ... "Il" ? .... Pourquoi ? Mourir ? Le tuer ? .... Il le regarda....

Pourquoi vouloir mourir Alucard ? Tu arrive enfin a prononcer mon nom correctement Il sourit doucement Je pourrais te tuer... Tu le sais.... Regardant ses deux mains aux halots sombres et emeraude... Mais a quoi bon ? Pourquoi ? La mort est inutile... Il n'y a rien sur cette terre de plus inutile que la Mort..... Que t'arrive t il ? Si tu m'explique.... Alors peut etre.... Oui... Peut etre pourrais je t'aider Alucard.... Avec l'aide de Syl... Tu sais que RIEN ! N'est impossible....

Par Alucard Darkel le 23/10/2002 à 23:53:06 (#2393705)

Alucard prit soudain une longue inspiration, comme s'il était en manque d'air. Il rouvrit brusquement le yeux, et se mit lentement accroupi, en appui sur ses mains. Quelques goutellettes rouges continuaient frénétiquement à apparaître puis glisser le long de sa main gauche.
L'air désespéré, il leva doucement le visage sur l'imposante silhouette qui se tenait debout devant lui, pour finalement croiser le regard de Nugygjim.
Déstabilisé, il bascula en arrière, comme effrayé.

Il prononça quelques paroles d'une voix hésitante et faible:
Je me souviens...Nugygjim...Pourquoi...Alucard semblait perdu, submergé par ses émotions...Pourquoi ne l'as tu pas fait? L'air implorant...Il est revenu en moi...fait à fait qu'il prononçait ces paroles, Alucard semblait vouloir ramper à reculons, tatant le sol avec ses mains comme pour y trouver quelque chose; une prise; n'importe quoi qui pourrait l'aider à se redresser et à fuir....Il peut ressurgir...A n'importe quel moment...Je ne veux pas...Il laissait peu à peu sa voix mourrir Je ne dois pas...

Alucard cessa alors de gesticuler et fixa Nugygjim
Nous semblons tellement différents...Pourtant...Toi et moi, nous sommes les mêmes...Ce sourire...Il écarquilla alors les yeux, comme conscient d'une nouvelle émotion qu'il ne pouvait contrôler.
Alucard se releva alors maladroitement, continuant de reculer.
Il lança alors un dernier regard à Nugygjim et s'engouffra dans la dense et sombre forêt qui entourait le cercle.

___

Alucard traversait la végétation luxuriante et envahissante. Sans se retourner ne serait-ce qu'une seule seconde, il courait. Il courait à en perdre haleine, sa main gauche fermement pressée contre sa poitrine. Il fuyait. Mais fuir quoi? Qui? Il ne pourrait s'enfuir éternellement. Il ne pourrait se fuir lui même. Il devrait l'affronter.

Il arriva bientôt à la lisière du bois. Un espace légèrement ombragé, ce qui autrefois avait dù être une prairie, où sont parsemés ça et là quelques chênes massifs, une, ou peut être deux fois centenaires pour la plupart, et qui laissent filtrer aux travers de leur épais feuillage les raillons apaisants du soleil. Une douce brise porte avec elle le paisible son d'un ruissellement, qui laisse deviner une petite rivière en contrebas.

Tout en reprenant son souffle, Alucard parcourait le décor du regard, avec plaisir. Une sensation qu'il avait fini par oublier.

Il aperçut soudain une silhouette, adossée contre un chêne.
Sa gorge se noua, et son coeur se mit à battre rapidement.
Il ne pouvait décrocher son regard d'elle. Il l'avait reconnu au premier regard.


Elle devait lui en vouloir, elle devait ...Le haïr.Pour ce qu'il avait dit, ce qu'il avait fait...Peu importe. Il se détestait déja bien assé lui même pour cela.
Alucard commença à s'approcher doucement. Ils étaient à peine à quelques mètre l'un de l'autre, et pourtant, elle ne l'avait pas vu.
Ils s'arrêta à quelques pas d'elle. Il resserra sa main gauche sur sa poitrine, dont le tissu était à présent imbibé de sang. Elle lui tournait le dos. Il restait là, quelques secondes à l'observer, redoutant ce qu'il pourrait lui dire ou lui faire de mal...A nouveau.
Finalement, il murmura:
Alexia...

Par Alexia Schezar LQCA le 24/10/2002 à 11:18:33 (#2395674)

Elle était perdue dans ses sombres pensées, et ne pu entendre le murmure d'Alucard, couvert par le bruit des feuillages des arbres aux alentours.

Il était temps pour elle de partir. Elle se redressa, se retourna vivement, et se retrouva face à Alucard, contre lequel elle se heurta, emportée par son élan.


- Que fais-tu là? air glacial Je t'ai déjà dit que... elle s'interrompit, puis un fin sourire vint éclairer son visage.. un sourire faux..
Tu tombes bien, remarque.. j'avais une petite discussion à avoir avec toi...

Tout en parlant, elle avait saisi sa dague.

Alucard ne bougea pas, ne répondit rien.
Ce moment sembla durer une éternité... une éternité dans laquelle ils n'étaient qu'eux deux, l'un face à l'autre, et où plus rien d'autre n'existait. Pourtant, elle se concentrait sur le sort qui ferait tomber une pluie de rochers, écrasant son ancien ami...

Puis soudain, une faille... une sensation de brûlure lui fit lâcher sa dague, et tout sembla reprendre forme et couleur autour d'elle.

Complètement destabilisée par la douleur subite, elle était incapable d'aller au bout de son geste. Le sort ne se lança pas...

Par Nugygjim Hyny le 24/10/2002 à 11:26:56 (#2395749)

Alucard... Pourquoi agit il ainsi.... Il le regarde courrir au loin.... Tel un loup perdu.... Tentant de retrouver sa meute..... Le suivre ? Oui.... Il se rendit invisible de tous et se mit a courrir derriere lui.... A une bonne longueur..... Invoquant un leger tourbillon d'air, il ecartait ainsi les feuillage devant lui, tout en les faisants passer pour les bruissements naturel du vent.... Il le vit s'arreter.... Il ralentit sa course... Marcha... Rempa..... Tel qu'il le faisait dans sa jeunesse.... Tel que..... Il se placa derriere un arbre... Observant la scene qui se déroulait sous ses yeux..... Il ne dit rien.... Toujours invisible... Parfaitement cacher..... Tel qu'Etheanan lui avait appris pour chasser...
Il vit la femme une dague a la main.... Il remarqua la lueur emeraude naissante.... Il reconnaissait le sort qui se préparait.... Vivement.... Il joignit ses mains..... Et psalmodia en silence.... Contenant l'energie d'un sort..... Aucune lueur... Il ne fallait pas... Au risque de ce faire découvrir... C'etait plus long... Plus dangeureux... Mais il n'avait pas le choix.... La dague tomba au sol.... Pourquoi ? Toujours aux aguets... Il observe en silence....

Par Alrik Schezar le 24/10/2002 à 11:42:53 (#2395855)

Si pres par la distance...
Si pres par la pensee...
Si pres par le coeur...
Si pres par les emotions...
Et pourtant si loin par les evenements....

Alrik etait toujours sur une ile situee non loin des terres du royaume de Goldmoon, mais il etait toujours dans l'impossibilite de revenir...

Tous les soirs au coucher du soleil, et tous les matins au lever de ce dernier, Alrik se rendait sur une plage qui pointait vers le soleil...et vers Goldmoon...

Il s'asseyait toujours sur la meme souche d'arbre...et contemplait presque fixement ces deux instants....il lui semblait voir des visages connus se dessiner par le jeu des nuages, des couleurs et des reflets dans le ciel...il avait l'impression de pouvoir communiquer avec eux...c'est pourquoi il parlait dans le vide, ayant l'impression de leur parler...a eux...ses amis...ses proches..ses freres et soeurs de culte...sa bien aimee...

Ce matin la...il fit comme tous les autres jours et se rendit a "son" endroit...

Mais il ressentit quelquechose de different des autres jours...un malaise...une tension...un mauvais esprit...il ne savait pas trop...

Il contemplait le ciel...cherchant une reponse a ses intrigues...ses interrogations...

Soudain...il crut reconnaitre de visage d'Alucard se dessiner en premier...un visage sombre, grave, mais partiellement illumine...mais cette luminosite allait et venait....

Il murmura :
Alucard....

Puis deux autres formes commencerent a se dessiner, et au bouts de quelques minutes, il reconnassait le visage de Nugygjim et de sa soeur Alexia entourant celui d'Alucard...Leurs deux visages avaient une expression particuliere, mais Alrik etait incapable de determiner laquelle....

Il examina la scene dessinee de plus pres...puis s'ecria :


Alucard, mon ami, que se passe-t'il...que t'arrive t'il...??
Je sens un bien grand mal se dessiner autour de toi....
Dis-moi, parle moi, raconte moi.....
Peut etre puis-je t'aider, comme tu l'as deja fait pour moi....

Il esperait que ses mots allait etre entendus par Alucard...que Syl allait l'aider a etre entendu
Puis il s'adressa a sa soeur....


Alexia...que se passe-t'il ?? je sens des puissances bien etranges trainer autour d'Alucard...Saurais-tu quelquechose...??
Et toi Nugygjim..?? Serais tu au courant de quelquchose concernant Alucard..?? Ou aurais-tu remarque quelquechose..??

Il esperait qu'il allait etre entendu par l'aide des voies celestes...

Par Alucard Darkel le 24/10/2002 à 13:37:28 (#2396777)

Alucard regarda Alexia lacher la dague, un sourire innocent aux lèvres.
Il senti alors lui-même un picotement, puis une légère brûlure, telle une flamme, qui semblait s'emparer de sa main. Il s'aperçut alors que l'entaille se refermait, comme par magie; le filet de sang qui s'en échappait stoppa peu à peu, pour laisser place à une fine cicatrice, bien marquée, mais qui semblait si fragile qu'elle pouvait se rouvrir au moindre faux geste.
Alucard posa alors son regard sur la jeune femme. Elle semblait douter, au moins aussi perdue que lui dans ses sentiments et ses émotions.
Il hésita un instant, puis murmura en un souffle:
Qu'ai-je encore à perdre à présent...
Il se rapprocha alors d'elle et lui caressa tendrement le visage, écartant ensuite les quelques mèches de cheveux qui lui masquaient le regard.Elle semblait alors si innocente et magnifique...Il rapprocha doucement son visage du sien et lui murmura à l'oreille: Tu sais...Je te hais toujours...Je te hais à en mourir...

Alucard lui prit la main et se recula alors un peu. Il se baissa et ramassa la dague perdue au milieu de fines herbes humides, recouvertes de quelques goutellettes d'eau cristallines.
Il se redressa et regarda Alexia dans les yeux, un faible sourire aux lèvre.

Tu as fait tomber ça je crois...
Il mena la main de la jeune femme contre son coeur, et pointa de l'autre la lame de la dague contre sa poitrine. Alucard fit alors glisser les mains d'Alexia le long du manche de la dague, tout en les caressant et les maintenant lui-même, puis lui murmura:

C'est ce que tu allais faire il me semble. Alors fais-le.N'hésite pas. N'hésite pas une seule seconde. Mais avant, je veux que du plus profond de ton être, tu en sois sùre.Que tu sois sùre de tes sentiments. Dis moi que tu n'épprouvera aucun remord, aucun regret à l'idée de me perdre. Dis moi que tu ne m'aimes plus. Alors je partirai, et c'est moi même qui donnerai l'impulsion...

Le temps et l'espace semblaient figés autour d'eux deux. Alucard ne pouvait décrocher son regard des yeux d'Alexia.

Par Nugygjim Hyny le 24/10/2002 à 13:48:35 (#2396859)

Observateur indiscret, il observa la scene.... Tant de choses semblaient passé dans leurs regards, leurs gestes..... Il déplorerait la perte d'Alucard, mais si tel était son choix, il ne pourrait intervenir.... Il attend... Silencieux.... Impassible....

Par Alexia Schezar LQCA le 24/10/2002 à 18:36:29 (#2399011)

Saisissant la dague, et regardant Alucard dans les yeux, elle répondit, sûre d'elle-même.

Les évenements se suivent et se ressemblent, on dirait. Cette situation, nous l'avons déjà vécue en d'autres lieux et à une autre époque... il y a longtemps...
Et il a longtemps, je ne t'ai pas tué... je ne le ferai pas non plus cette fois.

Mais cela n'a rien à voir avec les sentiments.
C'est juste que... que je n'ai pas envie d'avoir ton sang sur mes mains. J'en ai déjà assez du mien...
Je veux que ça s'arrête, et je crois que s'il t'arrivais quelque chose par ma faute, cette blessure se réouvrirai et je me viderai de mon sang à mon tour...
C'est le seul lien qui nous reste, avec notre passé commun. Comprends bien ça, Alucard.

Elle quitta le regard du jeune homme et leva les yeux vers le soleil
Il faut que je te laisse, maintenant.

elle ramassa ses affaires, fit quelques pas et se retourna
Si tu veux, rejoins-moi dans la Nuit.

Comme elle s'éloignait, on n'entendit plus que le bruit de ses pas foulant les herbes hautes, de plus en plus faiblement...

Par Alucard Darkel le 24/10/2002 à 19:22:36 (#2399384)

Alucard regarda Alexia partir; elle s'effassa peu à peu dans le paysage, jusqu'à complètement disparaître, ne laissant comme trace de son passage qu'une flèche ensanglantée.
Il tressaillit, il tutiba, et ne trouva pour seul appui que l'écorce de l'imposant chêne à côté duquel il se trouvait.Il était épuisé, et avait même de mal à tenir sur ses deux jambes.
Il se laissa alors glisser le long du tronc et s'en servit comme d'un dossier, les jambes étendues dans les hautes herbes.
Alucars libéra alors un léger soupir. Il laissait son regard vagabonder; longeant l'horizon de montagnes derrière laquelle transparaissaient quelques rayons lumineux venant se réfléchir dans des nuages incolores...Il suivit alors quelques instants la lente course des nuages...Des pensées lui vinrent alors...Les autres...Tout d'un coup, il mit à penser à Alrik...Où était il...Réapparaitrait-il il jour...
Il divagait. Sa vision se troubla peu à peu, ses paupières se fermèrent lentement.
L'obscurité.Il ne devait pas laisser s'envahir par l'obscurité.
Pourtant, il s'y trouvait tellement bien...

Une vision lui apparut soudainement. Il se voyait lui-même, étendu contre ce même arbre, assoupi. Cette vision provenait du regard d'un autre. On l'observait, il en était sûr.
Comme toute réponse, il ne pu que murmurer légèrement:

Peu importe...Trop épuisé ne serait-ce qui pour réunir le courage de vérifier de qui il s'agissait.
Les abisses du sommeil eurent finalement rapidement raison de lui. Il plongea dans un profond sommeil.

Par Nugygjim Hyny le 25/10/2002 à 9:27:09 (#2402388)

Il regarda la jeune femme partir.... Regarda Alucard Dormir..... A contre vent, il avança jusqu'a lui..... Une pierre plus grosse que les autres a coter du chene lui servit de fauteuil..... Assis en tailleur, il dissipa son sort d'invisibilité..... Il joignit ses mains sur le médaillon qu'il portait, la dague toujours à la main.... Une etrange chaleur emanait des deux objets ainsi en contact..... Il ferma les yeux doucement..... Fit le vide dans son esprit..... Et regarda la scene comme s'il etait un oiseau..... Il se vit en tailleur sur une pierre, Alucard a coter de lui...... Allonger.... Endormi..... Une méditation commancais..... Tout ses sens en éveils..... Il veillait...... Il pouvait rester plusieur jour ainsi..... Et encore plus depuis qu'il avait le médaillon..... Il l'avait déjà fait au Mont Righul.... Il pourrait le refaire.... Aussi longtemps qu'Alucard dormirais.....
...............................................................................Syl............................................................................

Par Alucard Darkel le 26/10/2002 à 15:26:45 (#2412397)

L'air fiévreux, le visage crispé et remuant frénétiquement la tête de droite à gauche, Alucard semblait troublé dans son sommeil...

Il était seul, à la fois perdu et étouffé dans une brume sombre qui pourtant paraîssait imperceptible, et encore moins palpable.
Un silence pesant, que rien n'aurait pu transpercer couvrait le moindre de ses gestes, la moindre de ses paroles, son souffle même était inaudible.
Il se tournait et se retournait sur lui-même dans l'obscurité, afin de trouver un quelconque repère. Rien.
Il fit alors un pas, au hasard. Subitement, La brume s'éstompa, comme balayée par un souffle, qui pourtant restait insensible.


_____

Il vit soudain apparaître HavreClair, la place du marché. Le soleil était aux zéniths. Une foule, submergée par autant de voix. Les gens parlaient et riaient, ils se bousculaient tout en se baladant, voguant de marchands à autres, parcourant les divers étalages dispercés autour de la magnifique fontaine, et allant jusqu'à s'étendre dans les ruelles du village. De nombreux vendeurs de légumes et de fruits se battaient avec le boucher, pronant les bienfaits de sa viande rouge et de son saucisson de troll aux épices; ça et là, les armuriers avaient soigneusement entreposés diverses armes et armures étincelantes, forgées la veille; non loin d'eux se tenaient les caravanes de enchanteurs, sortant de leurs imposantes et mystèrieuses malles, pleines ingrédients "miracles" aussi douteux les uns que les autres, nécessaires à diverses préparations et autres mixtures magiques; quelque peu rétiré se trouvait une cercle de sorciers et de sorcieres, enseignant à des novices plus ou moins maladroist l'art de la magie et des sorts. La marche de tout ce beau monde était rythmée par les musiques et le chants d'une troupe de troubadours installée sur les balcons d'une vieille maison domnant la scène. Au loins, un lourd sifflement se fit entendre; précédés par un nuage de mouettes, l'on vit alors les bâteaux de pêches apparaître, les cales pleines de matelos et de poissons frais.
Une ombre semblait se frayer un chemin à travers la marée humaine, courant à vive allure, bousculant la lente marche des passants.

-Pardon! Pardon...Heu...Escusez moi...Houla! Désolé madame...Pardon...Laissez passer s'il vous plait!
Un adolescent surgit alors de la foule et attérit debout sur le rebord de la fontaine où il manqua de glisser
-Whow wow! Gesticulant maladroitement, chancelant d'avant en arrière, il réussit néanmoins avec bien du mal à rétablir un équilibre pour le moins incertain. Il parcouru alors rapidement le foule du regard et se gratta un peu le tête, avec un sourire embêté: Encore un fois...Désolé!
C'était un adolescent à peine sortit de l'enfance; son regard innocent et sa voix encore légère et hésitante en étaient preuve. Une épaisse tignasse de cheveux sombres et crasseux lui tombait dans les yeux, et descendait par la suite le long de son cou juqu'aux épaules. Ainsi, son visage était masqué par un fine couche de saleté et divers trasses sombres. Il était vétu de vieux haillons gris, poussiéreux et troués. Ses pieds nus et ses mains semblaient avoir supportés toutes sortes de meutrissures, mais étaient finalement endurcis, devenus insensibles à la douleur.
Alors qu'il continuer à avancer pas à pas sur le rebord du monument, une voix émergea de la foule:

-Hey! Alu! Attends moi!
Le jeune garçon se retourna rapidement et balaya la foule d'un regard alerte:
-Cronos! Dépèche toi! Ils vont pas tarder à nous pincer si on reste là!
Un bras jaillit alors aux pieds d'Alucard. Il en saisit la main et hissa un autre garçon à ses côtés. Celui-ci était tout aussi misérable que lui. Il tenait contre sa poitrine une besace, visiblement bien remplie.
Mais qu'est ce que tu foutais enfin? Demanda rapidement Alucard, fixant Cronos du regard.
-Et bien ma foi...répondit Cronos, un sourire ébêté aux lèvres...Je faisais les "courses", quelques "achats" de dernière minute...
-Cronos...Tu n'as pas de foi.
-C'est juste,fit remarquer le jeune garçon, se posant un doigt sur les lèvres.
-Tu as trouvé des trucs bien j'espère...on est à sec,murmura Alucard, plongeant sa tête dans le sac, fouillant et remuant rapidement ce qui pouvait s'y trouver.
-Oui oui! on est passé prendre des légumes, des fruits; le poisson...J'ai simplement fait un p'tit détour chez le boucher au passage, histoire que l'on ne manque pas de protéines...
"Il est là ce vaurien! Au voleur! Attrappez le moi!!!" hurla un homme bedonnant, au coin d'une ruelle qui déboulait sur la place. Il était d'une taille imposante et dissuasive, et vétu d'un épais tablier de tissus blanc, taché de part et d'autre de larges tâches rouges.D'épaisses veines se déssinaient sur ses tempes et ses yeux étaient injectés de sang par la fureur, un épaisse barbes bouclée acueuilllait quelques postillons fait à fait des ses paroles démesurées.
-Cronos...C'est qui... Ca? demanda Alucard, l'air désespéré à la vue de l'individu.
-Qui? Le gros bonhomme là? Beuh c'est l'boucher. répliqua l'autre jeune garçon, d'un ton évident.
-Des protéines hein?murmura Alucard, portant ses mains aux visages
Brandissant une machette elle aussi ensanglantée, le boucher reprit de plus belle:

Oui! Eux là sur la fontaine! Ces malfrats! Ils m'ont volés ma viande! Attrappez les! Il vont sentir leur douleur!
-Bah faut pas déconner l'vieux! C'est pas une ou deux cotelettes qui vont te manquer! Vu ta bedaine, tu peux bien vivre sur tes réserves!Lui cria Cronos, les mains placée en porte-voix.
Des centaines de visages se tournèrent alors vers les deux adolescents; certains semblaient curieux, d'autres étaient outrés, il y en avait qui riaient, simplement amusés ou qui se moquaient, d'autres grinçaient des dents...Le boucher quant à lui devint fou. Ses joues puis son visage devinrent rouges, à croire qu'il allait exploser. Il poussa un cri de rage à faire frémir un skraug et donna une grande claque au premier croisant son passage, lequel fit un tour sur lui même et tomba au sol assomé, avant même qu'il n'ai eu le temps de comprendre que sa machoir venait de se décrocher. Mais le regard de feu du boucher ne semblait se décrocher des deux garçons. Il commença à se ruer vers eux, écrasant quiconque se trouvait sur son passage, brandissant sa machette:

-J'vais vous bouffer bande de salopiaux!!!Hurla le homme, continant de dévaler la place.
-Ho la vache...murmura Alucard, les yeux écarquillés.
-Certes...C'est l' cas de l' dire!suggera Cronos, paralysé par la vu du mastodonte sur ruant sur eux.
Alucard saisit le bras de son compagnon:

-Viens!
Il l'entraina avec lui, continuant laborieusement à avancer sur le rebord de la fontaine, puis ils sautèrent au beau milieu de la foule.
-Cours! Suis moi! lança Alucard à Cronos, sans se retourner. Il se frayait un chemin parmis les différents corps dont il ne voyait même pas le visage, et qui lui semblaient aussi dur que le roc.
On va passer...On va passer,se dit Alucard comme pour se convaincre lui-même. Le soleil semblait peur à peu s'effacé pas un voil sombre, un tunnel dont il ne voyait pas le bout.

Fait à fait qu'il avançait, Alucard sentait la mains de son ami glisser entre ses doigts.Une légère voix semblait l'appeler dans son dos:

-Alu...Ne me laisse pas Alu...Attends moi...C'était Cronos. Il sanglotait.
Soudain, la main de son ami lui échappa. Les sanglots cessèrent.
Alucard se retourna:

-Cronos?
Personne.
Il s'arrêta. Tout s'effaça peu à peu, tout devint sombre.
Alucard se remis à courir, à s'engoufrer dans se tunnel obscur dont il ne voyait pas le bout.

-Où êtes vous?
Plus un bruit.
-Répondez-moi!
Répondez moi...

La vision se dissipa. Alucard se retrouva à nouveau seul, au mileu de la brume.
Il fit alors un autre pas.

Par Alucard Darkel le 26/10/2002 à 15:27:48 (#2412403)

_____

Il se retrouva au beau milieu d'une forêt. Un endroit magnifique et verdoyant, d'une végétation luxuriante et colorée. De hauts mélèzes formaient un toit de branches chargées de fines épines aussi douces qu'une fourrure. Le sol quant à lui était recouvert d'une herbe légère et discrète, envahie par de fabuleuses fleurs exotiques aux longues tiges et aux pétales soyeux. Leurs senteurs enivrantes se laissaient dissiper au gré d'une légère brise ruisselant entre les arbres.
Au détour d'un d'un imposant rocher se dévoila une clairière, un milieu de laquelle serpentait un paisible cour d'eau.
A la lisière entre le bois et cet espace dégagé se trouvait une hutte. Un simple abri, bati principalement à partir de branchages, et paille, de terre, et de quelques planches de bois.
Devant le hutte se trouvaient Alucard et Cronos, assis côte à côte, en tailleur, en position de méditation.
Ils semblaient tous deux avoir mûri; l'air moins misérable peut être, ils portaient à présent de simples robes d'apprentis sorciers.Mais c'est sur leur visage que se lisait les plus grands changements: des traits plus affirmés, une pilosité plus importante, notemment visible à une barbe naissante et aux sourcils plus épais et plus sombres.Cronos avait le front masqué par un épais bout de tissus rouge qui faisait office de bandeau, retenant ainsi de longues mèches de cheveux noirs. Une coupe maladroite avait changé la tignasse d'Alucard. Ses cheveux châtains laissaient à présent se dégager un regard clair et perçant, mais toujours aussi innocent.
Devant eux se tenait une silhouette sombre et menaçante. Un homme grand , tout de noir vêtu. Ses cheveux grisonants noués en une queue de cheval descendant le long de son dos.Des traits tirés marquaient son large front.Un regard aussi noir que la nuit. Un sourire imperceptible. Une légère barbes dissimulait sur sa joue une longue cicatrice venant mourir au coins de ses lèvres.
Les bras croisés, il observait patiemment les deux jeunes gens:

-Alucard, concentre toi.Sa voix était grave. Le ton dur et sec.
Alucard prit un légère inspiration et referma ses paupières.

-Mieux que ça...Continue,reprit l'homme.
Alucard se relacha et laissa s'échapper un soupir:

-Je n'y arrive pas...Maître...Je ne peux pas...Il baissa le regard.
Cronos quant à lui regardait Alucard, l'air hésitant.
La silhouette s'accroupi lentement face et murmura:

-Tu le peux...Tous, nous le pouvons...Mais certains s'y refusent, tout simplement.
La magie est en nous. Elle circule en nous. Nous en sommes indissociable.
Ecoutes moi bien Alucard. La magie ne s'apprend pas...Elle se comprend.
N'oublies jamais cela.La voix semblait mourir au fil des paroles.
-Maître...Vos paroles n'ont pas sens, répondit doucement Alucard, hésitant..Je ne comprends pas...
-Vous comprendrez un jour, répondit l'homme calmement, un léger sourire aux lèvres, déportant tour à tour son regard sur Alucard et sur Cronos. Vous comprendrez tôt ou tard...
-...Mais Syl émit Cronos.
- Oubliez Syl, rétorqua l'homme, calmement, mais avec une pointe de mépris dans la voix. Ne comptez que sur vous même...Vous seuls êtes l'essence de votre magie. Vous seuls et personne d'autre. Faites vos propres choix. Prenez vos décisions, et assumez en les conséquences.Vivez par vous même. Soyez libres...
A ces paroles, Alucard redressa la tête.Mais tout devint flou.
L'obscurité s'installa à nouveau, et la vision s'estompa.

La brume revint. La solitude. La nuit.
Alucard hésitat un instant. Il fit un nouveau pas en avant.

Par Alucard Darkel le 26/10/2002 à 15:28:33 (#2412407)

_____

Il se trouvait assis dans un petite pièce envahie par la pénombre, seulement éclairée par quelques rayons du soleil couchant, qui transparaîssaient difficilement au travers d'une épaisse vitre voilée par la poussière.Les lieux étaient quasiment vides, et révélaient une pauvreté et une tristesse évidente. Des poutres massives mais rongées par la pourriture soutenaient ce qui semblait être un plafond. Le sol était recouvert de vieilles planches craquelées et moisies, sur lequelles trottaient un ou deux rats jusqu'à ce qu'ils rencontrent un mur. Ces vieux murs fissurés et décrépis.Une large marque noircie s'était formée sur l'un d'eux, en dessous de laquelle se trouvait un renfort qui faisait office de cheminée.Le feu ne crépitait plus. Il ne restait comme trace du brasier que quelques braises ardentes sur lesquelles chancelait une marmitte ronde en acier, d'où se dissipaient quelques vagues d'une fumée blanche.
Dans un angle prenait place une grande horloge rustique, taillée dans du chêne. Les aiguilles parcouraient lentement le cadran, animées par un balancier qui était bien visible dans le tronc de l'horloge. Il allait et venait, de droite à gauche, d'une allure nonchalante et pourtant imperturbable, seul arbitre permettant la course folles des aiguilles contre le temps.*Tic...Tac...Tic...* Probablement ne s'arrêterait-il jamais. Il continuerait ainsi, rythmant de manière frénétique l'écoulement des secondes... Inlassablement...Immuablement...
En face, à l'autre bout de la pièce de trouvait un amas désordonné de draps en lin et de fourrures entassés avec négligence dans un coin.
Enfin, au milieu de la pièce se trouvait une table carrée bancale, entourée de trois petite chaises dont une vide.
Alucard était un jeune homme à présent. Il avait grandi, et son regard innocent avait laissé place à des yeux fins et inquiets. Un regard d'adulte. Les coudes posés sur la table, les mains jointes, croisées au niveau de ses lèvres. Il semblait pensif.
Face à lui était assise une jeune femme. Ses mains étaient crispées sur ses genoux, et froissaient peu à peu la légère robe blanche dont elle était vétue.
Un halo rougeâtre immergent de la fenêtre venait frapper une partie de son visage. Un visage fin et doux, qui inspirait la tendresse, et qui pourtant traduisait tant d'inquiétude, de peine et d'épuisement.
Ni l'un ni l'autre ne parlaient, ni même se regardaient. Ils attendaient en silence. Un silence horrible, pesant, étouffant, que l'on entend plus, mais que l'on finit par écouter. Tout semblait figé. Seul le balancier continuait sa dance avec le temps.
Le jeune femme inspira profondément et commença:

Et si il...
- Il va revenir, interromput Alucard. Je sais qu'il va revenir...
-Mais si un jour...Reprit elle, hésitante.
-Lucretia...Alucard laissa s'échapper un léger soupir et déporta son regard vers la jeune femme.
-Mais j'ai peur Alucard...persista Lucretia, J'ai de plus en plus peur, chaque jour qui passe qu'il arrive lui arrive malheur, à lui ou à toi...J'ai de plus en plus peur de m'assoupir...Pour ne jamais me réveiller...Elle paraîssait de plus en plus troublée. Cela ne pourra durer éternellement...Tu le sais.
Le jeune homme la laissait parler, semblant d'un coup désespéré.
-Alucard poursuivit Lucretia, promet moi que s'il m'arrive quelque chose...
-Ca n'arrivera pas!
-Promet moi de t'occuper de lui...Tu ne dois pas le laisser...Il mérite mieux...Nous méritons mieux...
Et nous ne sommes pas seuls. J'ai etendu dire qu'un groupe de syliens s'est formé. Il pourraient nous apporter leur aide, tu sais...Même plus...
Le jeune homme baissa le regard:
-Les syliens...J'en doute...
-Regarde moi...
Il obéit et se redressa, hésitant.
-Promet le moi Alucard...
Il aquiessa et murmura:
-Ca n'arrivera pas...
Lucretia eu alors un léger sourire. Pendant quelques secondes, toutes ses peines s'étaient envolées. Elle fut heureuse...

Sur ce sourire, la vision disparut. Le nuage sombre l'envahit à nouveau.
Une larme coulait sur la joue d'Alucard. La suite, il la connaissait. Pour rien au monde il ne voudrait la revivre. C'était arrivé. Il n'avait pas tenu sa promesse.
Il resta longtemps immobile, perdu dans ses pensées.

Devient ce que tu es.
Il se résigna malgré tout à faire un pas...

Par Alucard Darkel le 26/10/2002 à 15:29:18 (#2412411)

_____

Il faisait nuit. Un souffle glacial au goût de sang balayait les ruines d'un vieux temple, ensevelies sous la neige.
-Al...Alucard...
C'était Cronos. Il souffrait. Il suffoquait. Il agonisait.
Un frison parcourut Alucard. Il ouvrit les yeux. Il était étendu à terre, la tête basculée en arrière, baignant dans un flot d'une extrême froideur.
L'obscurité. Un ciel d'une noirceur infernale, transperçé de milliers de cristaux blancs dansant avec le vent, descendant, de droite, à gauche, se laissant glisser le long des courants d'air, virevoletant au gré de violentes bourrasques, pour finalement s'évanouir dans la nuit.
Pas un cri. Pas un bruit. Il n'entendait plus rien. Seul le grinçant sifflement de mort venait ricaner à ses oreilles.
Le jeune homme tenta de bouger. Il ne sentait plus ses membres, et pourtant, il sembla que mille couteaux le transpèrcèrent simultanément au moindre de ses mouvements.
Il arriva à redresser la tête. Un goût sanguinaire envahit alors sa bouche puis descendit le long de sa gorge, pour finalement s'écouler dans ses poumons.
Alucard aurait voulu pousser un cri de douleur. Mais aucun son ne sortit.
Se laissant glisser sur le côté, il fit un demi-tour rapide sur lui même et se retrouva face au sol, en appui sur les mains. Sa vue était trouble. Il observa alors la lente chute de gouttelettes rouges qui perlaient de son visage et venaient tacher le tapis blanc immaculé sur lequel il se trouvait.
Son regard parcourut alors les environs. Face à lui, un chemin parcourait la roche pour finalement devenir un escalier de glace en haut duquel dominaient trois piliers usés, effrités par le temps. Les tristes vestiges d'une époque révolue et oubliée.
C'est alors qu'il la vit. Elle était là, étendue à quelques mètres de lui. Il cru d'abord apercevoir une statue de glace...Puis il réalisa...
Alucard rempa difficilement jusqu'à elle, se trenant sur ses bras, enfonçant fait à fait de sa progression ses ongles dans une terre dévastée et morcelée par le gel.
Le corps inerte de la jeune femme était déja recouvert par une fine couche de perles blanches.
Les yeux écarquillés vers les cieux, inexpressifs, bordés d'un liseré rouge venant mourir le long de ses joues. Sa bouche entrouverte laissait s'échapper un filet de sang contrastant avec ses lèvres bleutée.
Alucard lui saisit la main. Elle était aussi dur et froide que la roche. Il la caressa.

Lucretia...
D'un lent geste, il porta sa main sur le visage de la jeune femme. Il fit alors glisser ses doigts le long de son front, pour, à la manière d'un voile, rabattre ses frêles paupiéres , puis se heurter à ses douces lèvres glacée.
Alucard tomba en sanglots. Ses larmes le parcouraient et l'envahissaient. Elles étaient si chaude.
Une bourrasque de diamant vint alors frapper son visage. Il leva le regard au sommet.
Cronos se tenait là, debout, en haut des marches gélées, l'air implorant et désespéré.
Il parut l'appeler, lui parler; il était en danger. Mais le froid emportait ses paroles. Alucard n'entendait rien.
Quelque chose n'allait pas. L'atmosphère avait changé soudain. Les vents étaient plus fort, plus violents. L'obscurité devint cruelle.
Il y avait quelque chose derrière Cronos. Une silhouette d'un taille surnaturelle, une Ombre immense, démesurée se dévoilait peu à peu dans son dos.

- Cronos! Viens! Fuis! Il est derrière toi Cronos!
La voix d'Alucard était toujours couverte par ce même sifflement morbide. Cronos ne semblait pas l'entendre. Il ne comprit que trop tard.
Le jeune homme se retourna lentement. Il ne pu faire un geste, ou ne serait-ce qu'hurler, que l'Ombre se fondait déja sur lui, enlassant tous ses membres, tout son corps.
Le corps de Cronos était maintenu en suspens dans les airs, retenu par la seule étreinte qu'exerçait l'obscure silhouette sur sa gorge.
Il convulsait. Il étouffait. En silence...
Alucard ne pouvait bouger, paralysé par la peur et par le froid. Il ne pouvait supporter de rester là, impuissant, à regarder Cronos agoniser. Il avait promis.
Il tendit alors la main vers les cieux. Ses yeux se fermèrent et il se concentra quelques secondes.
Un halot incandescent s'empara subitement de sa main. Le sorcier rouvrit ses yeux et brandit son énergie vers L'Ombre. Mais au moment de donner l'impulsion, l'énergie vacilla, et disparut.

-Non! cria Alucard, désespéré à la vue d'une telle impuissance.
Cronos agonsait.

-Pourquoi! Hurla Alucard en rage, les yeux débordants de larmes. Syl! Pourquoi! Toi que tous clament toute puissante! Il est temps de me le prouver! Fais quelqe chose...Ne m'abandonne pas...La voix d'Alucard semblait mourir au fil de ses paroles...Aide moi...
Un souffle parcourut alors le visage du jeune homme. Au loin, la sombre silhouette relacha son étreinte. Le corps de Cronos s'effondra lourdement sur le sol, inerte.
Un éclair éblouissant transperça le ciel et vint s'abattre de plein fouet sur l'Ombre. Celle-ci prit soudain une teinte rougeoyante, avant de s'élever à grande allure dans la nuit.
Alucard observait le spectacle, terrifié.
La silhouette incandescente cessa alors tout mouvement pendant quelques secondes qui semblèrent durer des heures.
Il la regardait; il l'admirait.
L'Ombre rouge se précipita alors sur Alucard. il fut incapable de faire quoi que ce soit.
Elle le heurta. Il bascula violemment en arrière, dégringolant dans les rochers.
Le sorcier s'écrasa finalement sur un replat, immergé dans un manteau de neige, inconscient.
Il se redressa soudainement au bout de quelques minutes, guidé par une profonde inspiration.
Alucard se sentait comme investi d'une nouvelle énergie dévastatrice. Il n'avait plus froid, il ne sentait plus la douleur.
L'Ombre avait disparu.

L'illusion se voila puis Alucard se retrouva à nouveau lui même. une larma courait toujours sur son visage. Il ne voulait pas avancer. Il ne voulait plus souffrir.
Mais il ne pouvait rester coincer dans cette brume éternellement.
Il fit un nouveau pas.

Par Alucard Darkel le 26/10/2002 à 15:30:10 (#2412419)

_____

Il n'y eu pas de vision. Le nuage sombre parut peu à peu filtrer une légère clarté qui finit par le dissipé complétement, ne laissant de la brume que de long filets obscurs entourant Alucard, telle une aura.
Il ne voyait plus rien, ébloui par cette lumière qui l'entourait.
Puis il vacilla en arrière et perdit pied. Il tombait et n'avait prise sur rien. Il s'enfonçait dans un chute sans fin.
L'air commençait à lui manquer, et Alucard était conscient qu'il ne pourrait resister bien longtemps; il se sentait déja happé par un souffle glacial engoudissant et dévorant peu à peu ses membres.
Dans un dernier effort, il tendit un bras vers ce qui lui semblait être les cieux. Un geste vain, inutil.
Le jeune homme laissa peu à peu ses paupières se refermer, acceptant le destin qu'on lui infligeait.
Qu' avait-il à perdre à présent.
On lui saisit soudain la main. Il ouvrit les yeux. Une Ombre? Non.
C'était un ange. Un ange aux ailes noires tachetées de sang.
Il ne tombait plus. Tous deux semblaient flotter dans la lumière, se regardant l'un l'autre sans mot dire. Tout se figea alors.
Alucard se souvint...
L'image sombre d'un cavalier surgissant des enfers.
Des souvenirs et des sensations le submergèrent subitement :
...Une rencontre mystèrieuse au milieu de la nuit...

Je n'aime pas les hommes en robe. ...Sa voix...
...La douleur d'une lame lui déchirant la poitrine...
Il n'y a pas de place pour les sentiments!
...Le plaisir d'apprendre à se connaitre...
...Bonjour...
...La joie d'un sourire...
...La douceur d'une étreinte...
...La haine...
...Je t'aime...
...L'amour...
Je te hais!
...La passion d'un baiser...
...La solitude...
...Parle moi...
...Un lien...
...Pour toujours...
...La frustration...
On ne se comprend pas!
...La rage...
Quelle malédiction!
...La peine...
On se fait du mal là...
...La désillusion...
La chance...Ca n'existe pas...
...L'oubli...
...Adieu...
...Le silence...
...La mort...
...L'espoir...

rejoins moi...
Tout s'effaça.

Par Alucard Darkel le 26/10/2002 à 15:31:00 (#2412423)

Alucard sanglotait, recroquevillé dans de hautes herbes sèches. Il se trouvait dans la prairie de ses souvenirs, non loin de la hutte. Elle était en ruine à présent. Les ruisseau n'était plus qu'un creux serpentant dans une terre asséchée et craquelée. Ses fleurs étaient fanées, leurs soyeux pétales n'étaient plus que des résidus flétris. Leur parfum avait laissé place a une odeur de mort, toute aussi enivrant.
La clarté de l'infini ciel immaculé n'était plus. les cieux étaient maintenant écrasés par une voute rougeatre voilée de nuage sombres.
Un imposant tombeau de pierres noires avait prit place à côté es ruines de la hutte.
Devant le monument mortuaire se tenait une ombre. Cette redoutable silhouette aux airs cadavériques.
Alucard le reconnu au premier regard.

-Anaxagore...Mon maître...Murmura le jeune homme hésitant...Suis-je...
-Non...Répondit posément la voix d'Anaxagore, toujours aussi ténébreuse.
Mais...Tu le souhaite.
-Non...Reprit Alucard d'un air accablé...C'est faux...Jamais...J...
-Tu m'as oublié...Rétorqua le maître, toujours sur un ton calme et posé.
-Non, Je...
-Tu m'as oublié;...En obliant qui tu étais...
-C'est faux...Alucard paraîssait maintenant ne plus savoir quoi dire...Mais...Il est en moi...Je ne peux le vaincre...Il baissa le regard.
- Le démon qui est en toi est nourri par la peine et le chaos qu'il y a en chacun de nous.
Tout comme tu l'es avec ta magie, toi et lui ne faites qu'un. Tu ne peux le vaincre. Mais il disparaîtrait lui aussi s'il s'attaquait lui-même...
-Mais il veut reprendre le dessus...Murmura Alucard, tout en portant ses mains au visage
-Comprend le...Reprit Anaxagore. Comprend le comme tu as compris ta magie...Et par là même...Domine le.
Et comme ta magie l'est pour toi maintenant, il deviendra ton plus sûr et ton plus puissant allié.
Mais ne laisse jamais libre cour à sa folie. Garde le contrôle sur toi -même.
Une légère brise balaya le visage d'Alucard. Il redressa son regard. Anaxagore avait disparu.
Un écho disparate lui parvint :

-Maintenant pars...


Le paysage s'éstompa. Tout devint flou. Les couleurs glissèrent, elles coulaient à la manière de taches de peintures compactes, puis elles tourbillonèrent et se mélangèrent.
Alucard vit alors sa main gauche se dissiper en des millions de perles étincelantes, puis mourir dans l'obscurité.
Il disparaissait à son tour...

_____

Alucard ouvrit lentement les paupières. Les rayons écarlates du soleil couchant venaient caresser son visage. Les jambes étandues dans l'herbe, adossé contre un chêne massif, il s'évaillait en silence, admirant la course folle du soleil prendre fin à l'horizon des montagnes.
Il constata alors qu'il n'était pas seul.
A ses côté était assis un sylien. L'air paisible, il méditait les mains jointes à un médaillon et une étrange dague.
Un léger sourire se dessina sur les lèvres d'Alucard:

-Nugygjim...Elle avait raison...Murmura-t-il doucement.

Par Nugygjim Hyny le 27/10/2002 à 13:08:07 (#2416922)

Il avait poursuivit sa méditation..... Ecoutant le moindre souffle alentour..... Observant Alucard les yeux clots..... Tant de sentiments pouvait ce lire sur son visage.... Il devait rever.... Cauchemarder..... Mais lui restait paisible.... Veillant sur les alentours..... Soudain un murmure..... Il ouvrit les yeux...... Serein il répondit....

Qui et sur quoi ? Leger sourire

Par Alucard Darkel le 28/10/2002 à 0:47:33 (#2420925)

Alucard releva son regard dans celui de Nugygjim, puis il lui murmura :
-Lucretia...Elle disait que j...Que nous n'étions pas seuls...
il marqua un temps d'arrêt et déporta à nouveau son regard à l'horizon, souriant faiblement:
Et...tu es là. Je ne sais pas comment tu es arrivé ici, ni pourquoi...Mais tu aurais tout aussi bien pu me laisser mourir, ou me tuer...Il replia lentement ses jambes, s'assayant lui aussi en tailleurPire encore, tu aurais pu passer tout simplement ton chemin, sans te soucier de ce qu'il pouvait advenir...Je ne sais pas si je le mérite...Mais, tu m'as accordé le bénéfice du doute...Merci... Il se tu lentement, admirant les nuages perdre peu à peu leur scintillement rougeâtre, fait à fait que les rayons mourrants du soleil s'étouffaient derrière une lisière de montagnes abruptes.

Par Nugygjim Hyny le 28/10/2002 à 9:15:27 (#2421849)

Il le regarda, impassible, l'air serein.... Ses ailes repliés en arrière....

Je ne connais pas cette Lucrétia... Surement quelqu'un qui doit t'être chere..... Leger sourire
Je t'ai suivi, tout simplement.... J'ai observer la scene avec l'autre femme.... Qui, pour une raison que j'ignore, a retenu son sort qui t'aurais certainement tué vu ta non vigilence momentané..... Vous avez l'air d'avoir un lien étroit tout deux.... C'est pour cela que je ne suis pas intervenu.....

Il se tut un instant.... Semblant songer quelque peu....
Effectivement nous ne somme pas seul. Syl veille sur nous. Mais pas seulement. Tout les dieux veillent sur nous... Mais pas seulement.
Quand a passer mon chemin, ou t'accorder un "Bénéfice du doute" .... Il le regarda...... ....
Ton mutisme au sein du culte m'a en premier lieu choqué.... Surpris..... J'ai attendu... Et tu as fait le pas..... Ton dédain apparent me laisse pensé que tu hésite encore..... Je ne connais rien de ton passé.... Surement Syl n'y a pas eu une place tres importante..... Surement remets tu en cause tes enseignements passé.... Et c'est une bonne chose..... Un leger sourire se fit ... Je ne suis pas ici pour precher.... Bien que ce soit une tache qui m'incombe.... Je ne le ferais pas avec toi. Je serais toujours là pour toi si tu le veux. Pourquoi me diras tu ? .... Parceque je te sens proche de Syl..... Mais pas seulement.... Un leger sourire enigmatique illumina son visage....

Tu sais Alucard.... Beaucoup ne me juge que sur mon apparence..... Apparence physique.... On me dit serviteur d'Ogrimar a cause de ces attributs pathétique.... Etire ses ailes violement .... Apparence mental..... Certain vont me dire arrogant, vindicatif.... Irreflechit..... Il rit
Et toi Alucard ? Que pense tu de tout cela ? Veux tu seulement en parler..... Maintenant ou plus tard.....

Par Alucard Darkel le 28/10/2002 à 14:04:36 (#2424065)

Le jeune homme se redressa lentement face à Nugygjim, une épaule en appui sur le tronc contre lequel il était adossé. Son regard empli de peine, il semblait perdu dans ses pensées. Une clarté flamboyante coulait le long de son visage, laissant l'autre moitié voilée par l'obscurité. Une légère inspiration laissa naitre sa voix, faible et contrariée :
-Oui...Lucretia était quelqu'un qui m'était très chèr...Elle l'est peut être toujours.Mais je ne pourrais jamais lui dire...Je l'ai perdue, il y a de cela bien longtemps.Et je m'en voudrai à jamais de...Ne pas lui avoir parlé à temps. Sa voix mourrait au fil des paroles.
Tu sais, reprit il, Il paraît qu'à toujours vouloir gagner, l'on finit par tout perdre.
J'ai tout perdu.
Pourtant, on ne peut pas dire que j'ai réellement chercher à gagner quoique ce soit. Je voulais simplement...Vivre. Vivre, et rien d'autre...Alucard semblait accablé.
J'ai finalement compris que...Les choses sont simples.
Il aura fallu que je perde ce qui m'était le plus chèr ici bas pour m'en rendre compte. C'est en perdant la dernière étincelle de vie qui scintillé en moi que j'ai compris...Mais il était alors trop tard.
Je n'ai pas su prendre soin d'elle.
Comme un imbécile, je l'ai laissé fuir, avec toute la douceur, le bonheur et l'amour qu'elle m'apportait; j'ai laissé tous ces moments magiques m'échapper. Et je ne peux m'en prendre qu'à moi même...J'ai rendu les choses si...Compliquées...Tout cela pour... Laissant ses paroles s'évanouir, Alucard serra les poings tellement fort que ses ongles semblaient pénétrer sa chair. Comme je m'en veux...
C'est nous même qui nous condamnons ou nous sauvons. Nous sommes maîtres de notre destin. Nous prenons des décisions. Nous faisons des choix. nous seuls devons en assumer les conséquences...
Nugygjim...Je ne peux que te souhaiter de ne jamais te tromper comme je l'ai fait...
Une fois que tu as tout perdu...La vie, la mort...La haine, l'amour...Quelle importance...Un fin sourire sans joie se dessina sur ses lèvres.
Aujourd'hui, il ne reste en moi que de la peine, des regrets, et de la rancoeur. Un rancoeur envers moi même, de ne pas avoir perçu le bonheur alors qu'il se trouvait sous mes yeux; une racoeur, parce que j'ai laissé nos sentiments mourir...Et c'est de ma faute...Mais je suis tellement...Insignifiant.
Je suis perdu...Le regard du jeune homme débordait de peine.
Finalement, au fond de soi subsiste un léger rêve d'espoir, qui nous permet de vivre, de survivre...Jusqu'à ce que ce rêve s'efface et que cet espoir meurt à son tour...Et je me bats pour que cela n'arrive pas...
Alucard se tu et leva son visage au ciel. La voute céleste était à présent dissimulée par un voile sombre tapissé d'une poussière scintillante. Un souffle le parcourut et s'évanouit aussi vite qu'il n'était apparu.
Son regarde revint alors croiser celui de Nugygjim.


Ces paroles peuvent te sembler obscures...Peut être pas...Toi seul peux me le dire.
Je te respècte et t'apprécie, pour ce que tu es, et parce que j'ai l'impression que...Tu me comprends, et que justement, tu ne t'ai pas contenté de me juger sur mes apparences, comme beaucoup d'autres l'ont fait.
Mais je n'ai pas le droit de te juger. Les gens peuvent bien dire ce qu'ils veulent; qu'importe? Nous vivons pour nous même et pour ceux qui nous sont chèrs, non pour alimenter la haine et les médisances de certains.
Et même si c'était le cas...Il ne faut jamais se laisser étouffer, ni soi-même, ni ses sentiments, par les forces qui nous entourent et qui tentent de nous écraser, au risque de se condamner soi-même. Peut être est-ce ce qui m'est arrivé...

Par Alrik Schezar le 28/10/2002 à 14:24:32 (#2424254)

Ce matin la, juste avant d'etre alle chercher un bateau pour tenter de revenir parmi les siens, il s'etait rendu a son endroit "magique"...

Au bout de quelques minutes, une scene se dessina dans le ciel.
Puis, des paroles, claires. Alrik les entendait comme si la personne qui parlait etait pres de lui. Alucard, oui, c'etait bien sa voix.

Des paroles...pleines de songes..de tristesse..de desespoir...de peine...

Des souvenirs se reveillerent au fond de son ame, des souvenirs...surtout avec ce qui s'etait passe en lui cette nuit la...l'introspection..son introspection...

Il ecouta avec attention les paroles d'Alucard puis murmura ces quelques mots :


Alucard...il faut que je rentre...je dois bien pouvoir t'aider comme tu l'as fait pour moi.

Parfois, on a beau faire tout ce qu'on peut...ca ne suffit pas.
La tu as l'impression de ne pas avoir fait les bons choix...
Mais quand on aime, il faut etre deux.
L'autre personne fait aussi des choix.
Peut-etre a-t-elle aussi fait les mauvais choix...
Je sais de quoi je parle...laisse un soupir s'echapper

Il parlait seul, enfin, pas tout a fait.
Il se disait que si il pouvait si bien l'entendre, peut etre qu'il serait aussi entendu.

Par Nugygjim Hyny le 28/10/2002 à 15:25:52 (#2424732)

Tu sais Alucard... Il est une phrase que j'affectionne.....
"Pas de destin mais ce que nous faisons".....
J'ai commis une erreur malgré moi, je n'ai pas eu le choix.... et pourtant j'ai bel et bien dit : "Je veux renaitre".... Je l'ai fais.... C'est ma faute.... Et a cause de cela, le sentiment intense d'avoir trahi Syl me poursuit..... Et je ne me cacherais pas derriere des illusions.... Il regarda a son tour le Ciel Mais je réparerais cette Erreurs..... Il se retourna et revient fixé son regard sur celui d'Alucard
Une erreur n'est jamais grave. Ce qui est grave et impardonnable, c'est de ne pas au moin tenter la réparer.
Je connais la valeur d'un sourire.... La valeur d'une etreinte..... Leger soupir Je l'ai appris a mes dépend Jadis.... Et le réapprend aujourd'hui avec Aglaranna..... Il se fait plus sombre Mais encore une fois, en réparant une erreur j'ai peur d'en commettre une autre... Qui sais ce qu'elle pensera de moi apres....
Réalisant soudain ses paroles

Alucard ?! Quel est le plus important pour toi ? Quel est ton but ? Que veux tu faire ? Moi je ne sers que Syl.... Dusse je tout perdre pour Elle..... J'ai deja tuer mon enfant.... Je peux aussi tuer l'amour que j'ai en moi.... La voix se fait de moin en moin sur, et les yeux de plus en plus brillant

Je ne sais si je te comprend vraiment Alucard.... Mais je te respecte.... Et tant que tu restera toi meme, sans te mentir, sans me mentir, sans mentir a Syl.... Je te respecterais, comme un Frere.

Par Alucard Darkel le 29/10/2002 à 11:41:47 (#2430583)

Alucard fixait Nugygjim, à la fois terrifié et fasciné par ces paroles...Ces paroles qui ne cessaient de résoner dans son esprit..."Pas de destin"..."J'ai déjà tué mon enfant"..."Je peux aussi tuer l'amour que j'ai en moi"..."Je connais la valeur d'un sourire"..."D'une étreinte"...Tout se brouillait.Tant de sentiments si contradictoires pouvaient ils se méler?
Il reprit enfin d'une voix légèrement hésitante:

- Comment peux tu...Les mots semblaient lui manquer.
Tout condamner au nom de causes qui nous dépassent...Crois tu que c'est cela qui va changer les choses?
Une âme humaine, des sentiments...Un simple vie....Si nous en possédons une, est ce pour la sacrifier ainsi?
Ce serait admirable...Mais au combien cruel...Peut être est-ce vain? Tout ceci n'est peut être qu'illusion...
Ou est ce moi qui...Me berce de songes...Je ne comprends pas...
Peut être est-ce là ce qui fait la différence entre un Thaumaturge et un simple...Esquisse un sourire. Mais sache alors que je ne t'envie pas le moins du monde...
Si tu connais la valuer d'un sourire, d'une étreinte...D'une vie, ou d'un sentiment...Comment t'est il alors possible de les sacrifier?
Cela me semble...Concevable...Mais...Nous naissons libres, avec des droits, et des devoirs...Mais s'aliener ainsi, n'est ce pas là renoncer à sa vie, à ses sentiments...A soi-même...Pourquoi être pourvu de passions si nous devons dès lors les oublier...Alors...Nous ne sommes que des pions? Servant une cause et une guerre dont nous même ne verrons peut être jamais la fin...
Mes enseignements condamnaient cette vision des choses, ils condamnaient les dieux, ils condamnaient le destin, ainsi que toute autre puissance qui semblerait pouvoir faire de nous ce que nous ne sommes pas.
Tout en gardant cet optique...J'ai pu tout de même me remettre en cause...J'ai douté...Commencer à entrevoir en moi ce que certains appellent la foi...Je ne sais pas si je fais bien ou non...Mais quoiqu'il en soit, je me refuse à m'abandonner...De nouveau.
Ce n'est pas égoïste...Quoique...Mais dans tout les cas, c'est simplement...humain. Et puis...Je doute que ma vie soit un exemple à suivre...Il laissa s'échapper un léger soupir.
Mais vivre pour tenter de réparer ses erreurs, pour prendre soin de ceux qu'on aime, sans se soucier de soi-même, ou du reste...Vivre simplement pour soi, et ceux qui qui comptent pour nous...Peut être est ce un bon début?

Par Nugygjim Hyny le 29/10/2002 à 13:03:29 (#2431177)

Il sourit
_ Alucard, tu es un homme bon.... Non pas parceque tu es gentil Le sourire s'elargit mais parceque tu pense.....
Pourquoi suis je pres a tout sacrifier ? Pour ma déesse.... Est ce une guerre ? Contre nous même oui..... J'ai perdu le peu d'émotion qu'il me restait en tuant mon enfant..... Et les quelques brides invisibles de ce reste perdu, je les ai remis entre les mains d'Aglaranna..... Mais a quoi bon.... Ne suis je pas plus egoiste ? N'est ce pas plus egoiste d'infliger un tel amour a une personne qui vous aime véritablement ? Je ne mérite rien..... Et ne cherche rien.... Ormis ma déesse.... Me rapprocher d'Elle... Le plus possible.... Si dans cette optique m'est donner la possibiliter de rendre Aglaranna heureuse par la meme occasion, alors je serais comblé. Sinon..... Le sourire s'effacait au fil des mots
Quoi qu'il en soit, tu n'es pas un pion Alucard.... Syl ne cherche pas a ce servir de toi, ni a ce jouer de toi. Seul toi décide de ton chemin, Syl ne ferra que t'emmener aux différent carrefour de ta vie....
Je n'appartiens qu'a Syl... Comme ma mere a Selene..... Que mon pere a tuer de ses mains...... Mon pere..... Devenu fou par la guerre.... Qui a osé renier Brehan..... Un leger rire se fait entendre Je ne me plaind pas.... C'est ce qui fait que je suis moi aujourd'hui..... Mais vois tu Alucard..... Lorsque l'on vit.... Et que l'on trouve la foi.... Lorsque l'on a aucun but.... Et que soudain ton chemin s'eclaire de lui même.... Alors tu sais...... Tu sens..... Tu ressens au fond de toi même les choses..... C'est ca la foi.....
Mon statut de Thaumaturge est parfois bien lourd a porter..... Tu as raison de ne pas m'envier..... L'envie ne résoud rien, ni n'apporte rien..... Néanmoin Alucard..... Je souhaite que nous nous revoyons bientot en de meilleur moment.... Car si tu le souhaite.... Je sais que tu pourrais servir Syl comme peu le fond..... Si tu le souhaite.....

Il rit Me revoila precheur....

Au fil des mots, son médaillon avait laisser echaper une aura sombre autour de lui... .Fine... Imperceptible pour le non initier..... Ses yeux s'assombrissaient egalement..... legerement.... Tres legerement.....

Par Alucard Darkel le 29/10/2002 à 18:06:07 (#2433903)

Le jeune homme écoutait parler le sylien, attristé par certaines de ses paroles, légèrement amusé par d'autres... Il l'admirait. Faire preuve d'autant de frustration et d'indifférence à la fois...Cela semblait terrifiant.
Subitement, une étrange sensation l'envahit. Quelque chose n'allait pas...Puis il le sentit s'éveiller. L'Ombre tentait de ressurgir. En lui, il était là, il l'entendait, fou de rage. Quelque chose l'excitait.
Le visage d'Alucard se crispa. Il essayé tant bien que mal de se contenir.
Il fit un pas en arrière.
Il la ressentit alors. Un aura fine et légère qui semblait se mouvoir, glisser et serpenter lentement; Une aura obscure. Il ne la voyait pas, mais il la sentait...L'autre l'avait bien sentit. Mais d'où...
Il comprit alors...Nugygjim...

- Nous ne devrions pas...Nugygjim...Eloigne toi... Sa voix était sacadée et étouffee.
Quelque chose avait scintillé. Il aperçut alors ce médaillon; ce médaillon sombre qu'il avait déja remarqué auparavant. Un étrange lueur semblait s'en être emparée...

Par Nugygjim Hyny le 30/10/2002 à 9:40:57 (#2438057)

Il regardait Alucard qui semblait terrifier par un evenement soudain....

Tres bien si tu le souhaite.... Il me faut me préparer..... J'ai énormément de choses a faire..... Lorsque tu sera pret.... Où que tu le voudras simplement.... Nous parlerons encore..... Syl te guide Alucard.....

Il fit un pas en arriere.... Le médaillon perdit son aura.... Un sourire se dessina....

Par Alucard Darkel le 30/10/2002 à 10:23:09 (#2438289)

Alucard se sentit soulagé au simple pas de Nugygjim.
Il s'était rendormi.
Le sorcier laissa s'échapper un léger souffle d'apaisement.
Son regard inexpressif parcourut lentement les alentours et acheva sa course sur le sylien.

- Je vais partir...
Tout en reculant d'une démarche nonchalante mais assurée, il lança un dernier regard, une derniere parole...
- Nous nous reverrons Nugygjim...Alors d'ici là...Que Syl te garde...Un léger sourire se dessina sur ses lèvres.
Il dévia son regarde et se retourna, continuant à s'enfoncer doucement dans la nuit.
Le jeune homme finit par s'effacer, happé par l'obscurité.

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