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Retour à Trandling - 64ème partie

Par Zeed Mithror le 2/10/2002 à 1:14:43 (#2268234)

- La table des matières -

harcèlement

Dans la nuit glac√©e deux hommes avan√ßaient, lun soutenant lautre. Ils √©taient √† bout de force. Seule la terreur que leur inspiraient ceux qui les poursuivaient leur permettait encore davancer, senfon√ßant dans la neige jusqu√† mi-mollets √† chaque pas. Sous la p√Ęle lueur de la lune, lun des hommes tr√©bucha soudain et seffondra, entra√ģnant lautre dans sa chute. Celui-ci essaya de le relever mais son compagnon larr√™ta dune voix rauque, haletant :

- Laissez moi en arrière mon captain. Mon temps a passé. Sauvez vous et rjoignez les autres tant que vous le pouvez.
- Ne dis donc pas de bêtises, Delcar. Relèves toi. Appuis toi sur mon bras. Nous allons les rattraper ensemble. Et quand tout ceci sera terminé tu retrouveras ta ferme et tous les tiens.
- Sauf vot respect mon captain, mon frère est djà parti. Et jvais lsuivre à présent. Jpeux plus marcher.
- Mais si. Fais un effort que diable ! Allons, debout !

Lhomme étendu dans la neige avait du mal à parler.
- Laissez tomber mon captain. Jai les pieds gelés. Je sais que jvais mourir mais cest par grave. Avant dmourir, mon père ma dit quon a quune vie. Et que cqui compte cest dfaire les choses bien pour quArtherk soit satisfait. Mais un jour jai envoyé une taloche à un gamin qui mvolait des oeufs dans la grange. Lpauvret sest tué en tombant sur une fourche. Alors jcrois qucétait juste que jvienne ici. Si jmeurs ca rattrapra un peu mon malheur nest ce pas ?
La voix de lhomme faiblissait doucement, prenant des intonations suppliantes. Celui quil avait appelé son capitaine lui répondit en essayant de se faire rassurant, abandonnant lidée de le sauver :
- Oui Delcar. Ca rattrape. Ca rattrape plus que tu ne crois car ainsi ce gar√ßon ta amen√© √† faire plus que des milliers dautres hommes qui sont rest√©s chez eux. Parce que toi tu es venu, il viendra chercher ton √Ęme pour la pr√©senter lui-m√™me sous loeil bienveillant dArtherk qui vous jugera ensemble. Ton courage plaira √† Brehan et ton malheur saura √©mouvoir S√©l√®ne. Ils plaideront pour toi et je suis certain que leur p√®re sera cl√©ment avec toi. Tu as march√© des lieues et des lieues avec une blessure au ventre et rien que ton courage devrait √™tre montr√© en exemple aux autres hommes. Jirai dans ton village et je leur dirai que tu √©tais un homme courageux. Ainsi les villageois respecteront ton nom. Delcar Avilim.

La t√™te de Delcar bascula comme ses derni√®res forces le quittaient. Dans un long soupir, ses poumons se vid√®rent pour former une derni√®re bouff√©e de vapeur dans lair glac√©. Lentement, son compagnon allongea son corps, puis, se servant de son √©p√©e, le recouvrit de neige √† la h√Ęte en esp√©rant que ses poursuivants ne le trouveraient pas pour en faire lun des leurs. Cinq minutes plus tard, il repartit, courant presque, pour rejoindre les hommes quil √©tait cens√© commander.


(Je vous le fais en plusieurs morceaux pour faciliter la digestion...)

Harcèlement - 2

Par Zeed Mithror le 2/10/2002 à 1:16:54 (#2268238)

Il lui fallut une heure de marche forcée et harassante dans la neige qui pénétrait dans ses bottes à chaque pas avant dêtre salué par une sentinelle :

- Content de vous revoir Capitaine Karyl. Nous vous avons cru mort...
- Un autre est mort qui aurait du vivre. Les l√©gions sont derri√®res ce piton rocheux, l√† bas. Elles seront ici dans deux heures au maximum. Cela fait d√©j√† trois jours que nous les harcelons. Il sera bient√īt temps pour nous de rejoindre Girmog. Ouvre loeil et rejoins nous d√®s quils seront en vue. Nous leur tendrons une nouvelle embuscade au lever du soleil.
- Bien Capitaine.

Treyan Karyl reprit sa marche, suivant la piste trac√©e dans la neige par les hommes qui lavaient suivi pour retarder lavanc√©e des l√©gions de mort-vivants. Deux heures plus tard, il rejoignit le gros de ses troupes. Il ne restait que deux cent hommes et femmes. Pour la plupart danciens paysans qui avaient fui leurs champs devant lavanc√©e du fl√©au noir. Une poign√©e de v√©t√©rans dont le r√©giment avait √©t√© d√©cim√© lors de la premi√®re bataille encadrait ces troupes qui avaient prouv√© leur valeur au cours des derniers jours malgr√© un moral fragile. Quelques sentinelles √©taient post√©es autour du campement sommaire o√Ļ tous se serraient les uns contre les autres pour ne pas mourir de froid au cours des quelques heures de sommeil qui leur √©taient permises.

Treyan sentretint quelques minutes avec les trois lieutenants qui avaient survécus aux précédents affrontements avant daller prendre deux heures de repos. Il seffondra de fatigue, se pelotonnant de son mieux contre une forme indistincte qui ouvrit un oeil le temps de partager un coin de couverture humide avant de sombrer à nouveau dans un sommeil profond.

Ce fut la voix féminine bien quun peu rauque dAcyde de Nor qui réveilla le jeune capitaine avant que laube sannonce :
- Allons, levez vous. Vos hommes ont besoin de voir que leur chef est fort. Et depuis la mort de cet imbécile de Prucias, leur chef cest vous.
Se redressant, Treyan sourit dans la pénombre avant de se tourner vers la forme immobile sous la couverture à ses cotés :
- Jignorais que javais le redoutable privilège de partager votre couche cette nuit ma dame.
- De la même manière que tous vos petits soldats réunis autour de nous et quelques pelletées de neige. Je bénis ce froid qui nous préserve de la puanteur. Ceci dit il faut que vous preniez vos mécréants en main pour la journée. Je gage que celle-ci sera longue aussi.
- Comme toujours vous avez raison, ma dame. Je vais faire réveiller vos compagnons de chambrée et vous faire apporter un déjeuner fin concocté par le meilleur cuisinier de la région... A moins que vous ne préfériez partager un morceau de viande fumée et quelques quartiers de pomme séchée ?
- Jaurais volontiers commandée le déjeuner fin pour vous voir vous étouffer avec mais je crains que cela ne prenne trop de temps dattendre quun vrai cuisinier retrouve le chemin de cette maudite vallée. Maintenant si cela ne vous gêne pas de vous tourner, jaimerais étirer un peu mes ailes sans vous choquer...

(La suite de la suite dans un instant...)

Harcèlement - 3

Par Zeed Mithror le 2/10/2002 à 1:20:43 (#2268245)

Le jeune homme obtempéra, en profitant pour rajuster son plastron glacé avant de se lever. Il réveilla ses lieutenants et, peu à peu, le campement reprit vie. On dénombra trois morts de froid qui furent rapidement ensevelis sous la neige puis tous se mirent en route vers les positions qui leur avaient été assignées pour le premier affrontement du jour derrière une ondulation de terrain. Une heure plus tard, le premiers rangs de relevés parvinrent au sommet et tombèrent nez à nez avec les soldats qui les attaquèrent en un assaut impétueux. Cinquante ennemis furent rendus à la mort avant même davoir pu se défendre.

Treyan fit faire retraite √† ses troupes avant que leur ennemi ne se ressaisisse. Tous partirent alors au pas de course, d√©valant la courte pente avant de senfoncer dans un petit bois de r√©sineux dont les troncs suintaient une r√©sine noir√Ętre. Au milieu du bois, les quelques pr√™tres dartherk survivants prot√©g√®rent la fuite de leurs compagnons sous un voile de lumi√®re. Ainsi masqu√©e √† la vue des pr√™tres noirs, larri√®re garde cymodienne partit pour rejoindre le gros des troupes qui devait, selon le plan de Girmog, atteindre Trandling quelques jours plus tard.

Treyan, courant à la suite du dernier de ses hommes, pensa quavec un peu de chance il pourrait tenir la promesse quil avait faite à Girmog et monter en première ligne à lassaut des murailles de la cité-forteresse. Il eut le temps de songer que le comte était un soldat exceptionnel. Un chef charismatique mais un peu borné dont les coups de gueule complétaient la gentillesse qui était sienne en temps de paix. De lavis général, Girmog manquait de finesse mais bien rares étaient ceux qui se seraient frottés à ses troupes ou à lui-même. Tout à coup, le jeune homme se prit à espérer voir le paladin commander la phalange lors de lassaut sur Trandling. Voila qui ne manquerait pas dintérêt. Peu à peu, il se détacha de ces pensées stratégiques pour ne plus penser quà avancer et encourager ceux quil commandait à faire de même.

D√©j√† loin derri√®re, Jailisir pestait. Ces escarmouches avaient le don de lagacer profond√©ment et lui faisaient perdre un temps quil savait pr√©cieux. Depuis la bataille avort√©e, il avait √©t√© confront√© √† ce quil avait impos√© √† ses ennemis tout au long de leur progression. Et il naimait pas se retrouver dans la position de la proie harcel√©e. Plus grave, il avait perdu pr√®s de trente de ses pr√™tres noirs au cours de ces affrontements. Il savait quaucun dentre eux ne se serait aventur√© au corps √† corps mais tous avaient √©t√© abattus dune vol√©e de fl√®ches. Regrettant de navoir pu assister aux combats, il donna lordre aux l√©gions dinvestir le petit bois o√Ļ flottait encore une l√©g√®re brume lumineuse qui semblait les narguer et den d√©busquer leurs assaillants.

Voilà, c'est tout pour le moment... ;)

Par Dodgee MIP le 2/10/2002 à 8:57:29 (#2268834)

Nouveau, des feuillets détachables pour suivre votre saga préférée! Demandez la nouvelle édition! Version collector édition limitée, demandez la nouvelle édition!

*brandit les feuillets, détachables cette fois ci alors que Jailisir est assis à coté pour faire les dédicaces*

Par Angel Darken le 2/10/2002 à 10:42:08 (#2269165)

* S'imprime la suite ;) *

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