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De l'Ancienne Religion... (long)

Par Mael Thagg le 19/9/2002 à 16:24:34 (#2189176)

Frères et Sœurs en Avalon, Albionaises et Albionais,

La lecture d'un parchemin rendu public et signé d'un certain Godric Pousse de Chêne m’a laissé en son temps quelque peu perplexe. Permettez-moi de vous retranscrire le passage ayant plus particulièrement retenu mon attention.

"Avalon, allez savoir pourquoi, n'a apparemment jamais vraiment permis à la Lumière de venir convertir ses membres et il n'y a donc pas d'évêque d'Avalon. C'est là je crois un sujet qui fâche... Il faudra que j'approfondisse le sujet avec Lady Evielle..."

Ayant été fort affairé ces derniers temps je n'ai pu m'occuper de cela que tardivement. C'est ainsi que depuis quelques temps déjà je suis dans mes terres natales afin de soulever quelque peu le voile du passé, et c'est de la forteresse d'Adribard que je vous écris ces lignes.

Après de longues heures de recherches et d’études dans la plus totale solitude, hormis celle de grimoires antiques et racornis par le temps j’ai pu rassembler quelques informations que je me permet de soumettre à votre attention…

Les origines de cette religion se perdent dans les temps les plus anciens, et d’aussi loin que l’homme se souvienne, elle fut présente en ces terres bien avant qu’elles ne portent le nom d’Albion. Il semble que les premiers à avoir honoré celle-ci furent les ancêtres des Avaloniens. Cela explique certainement que cette île fut par la suite l’Ile Sacrée abritant les plus hautes instances ainsi que les bâtiments principaux de culte. Je ne vous apprends rien en vous disant qu’alors chaque tribu, chaque peuple était indépendant et guerroyait sans retenue. Néanmoins l’influence grandissante de cette religion s’étendit bientôt des peuplades du nord de Snowdania aux habitants des Cornouailles, sous des formes plus ou moins différentes.

La plupart donc croyaient en une seule divinité, source de vie mais aussi de mort. Rien ne permet d’établir la croyance en une quelconque survie de l’âme après le décès mais cela n’empêchait en rien les fidèles de ne pas redouter cet instant, considérant le cycle de la vie comme le déroulement d’un parchemin, ni plus, ni moins. Si seuls la Dame du Lac, appelée également Grande Prêtresse, pouvait ressentir la présence de la Déesse au cours de rites bien établis, chaque croyant quant à lui reconnaissait sa manifestation dans les moindres formes de vie. Ainsi donner la mort sans nécessité était-il considéré comme sacrilège. Cette idée novatrice à l’époque aida certainement au rassemblement des peuples, au fur et à mesure de la progression de cette religion. Une autre particularité était la tolérance envers les autres cultes. Je me dois ici d’approfondir un peu cette notion. Si pour les non-croyants, cette notion était signe de bonté et de compréhension, les fidèles savaient pour leur part que toute les religions n’étaient qu’une, et que les autres dieux et déesses n’étaient que des multiples visage de la Mère Suprême.

Cette divinité étant source de tout, il devenait normal que la magie soit de son fait. Toutes les formes de cet art étaient donc acceptées comme un don et leur apprentissage était important, particulièrement pour les futurs Prêtres et Prêtresses découverts dés leur plus jeune âge par leur aînés.

Concernant les unions cette religion prônait la monogamie et la fidélité mais acceptait tout autant les séparations, ne voyant en cela que la volonté de la Déesse Mère. De plus une fois par an les hommes était libérés de leur vœux de fidélité, au cours de la fête de Belteine marquant le début alors de la saison claire et qui perdura longtemps après sous le nom de Feux de Beltan au début de l’été. Durant cette fête symbolisant la fécondité, les croyants s’unissaient aux Prêtresses, vivantes incarnations de la Grande Déesse, après de longs rituels de prières. Notons ici que par ailleurs Prêtre et Prêtresses étaient soumis au célibat le plus absolu.

Certes, l'Ancienne Religion n'a plus de structure officielle de nos jours, mais son souvenir est encore vivace dans l'esprit de nombreux Avaloniens. J'ai ainsi pu reconstituer un semblant de hiérarchie, d'après les renseignements recueillis çà et là.

Les Suivants :
Il s'agissait des fidèles laïcs de la Déesse Mère

Le Clergé :
Il était composé de deux Ordres, les Initiés et les Servants. Les premiers, bien que faisant partie du Clergé, ne pouvaient célébrer aucun sacrement. Cet Ordre était le passage obligatoire de tout futur Prêtre ou Prêtresse. Certain décidaient de rester Initié pour être au
plus prés des hommes, d'autres postulaient pour être Servants. Ceux-ci étaient habilités à procéder aux divers sacrements et à parler au nom du Clergé. Les Servants étaient tous dés lors des Prêtres et Prêtresses . Au sommet se trouvait la Grande Prêtresse. C'est elle,
inspirée par la Mère Suprême, qui présidait à la destinée du Clergé et des Initiés, aidée en cela de deux Prêtres Conseillés, réunis au sein du Consistoire.

Les Sacrements :
Je n'ai pu trouver trace que de quatre d'entre eux, le baptême, le mariage, l'institution et l'ordination.

De plus un vieil homme, Aniel Agal, proche de rejoindre la Grande Déesse, me confia son bien le plus précieux, un texte écrit sur une peau de varan finement tannée, le texte de son baptême le jour de sa vingtième année… Je vous le retranscrit dans son intégralité.


-Prière d'accueil-

Déesse Mère
Regarde Tes enfants rassemblés,
Accorde leur les bienfaits de Ta présence
Afin que tous unis d'une même âme
Nous puissions accueillir Aniel
Dans notre foi en Toi
Comme nos pères nous l'on enseigné.

-Sacrement-

Mère Suprême
Regarde avec bienveillance Aniel
Qui demande Ta bénédiction.
Libre de toute contrainte
Il désire Te suivre,
Comme tant d'autres par le passé
Et tant d'autres à venir.



Moi, Prêtre de la Grande Déesse,
En Son nom aujourd'hui
Je t'accueille en Sa communauté.
Puisse-tu à jamais suivre Son enseignement,
Et accepter Ses bienfaits tout autant que Ses épreuves.

-Prière du baptisé-

Je te rends grâce Ô Mère Suprême.
Par Toi la vie coule en moi,
Par Toi la vie me quittera.
Puisse ton souffle guider mes pas
Afin que toujours Tes vérités soient miennes.

-Conclusion-

Déesse Mère,
En ce jour béni de Toi
Nous louons Ta Sagesse.
Que nos prières se mêlent aux vents
Et que partout elles chantent Ta gloire.


Hélas étant seul, je n’ai pu progresser plus avant, et c’est pourquoi je m’adresse à vous en ce jour.

Peut-être certaines, certains d’entre vous mènent-ils les même recherches et sont-ils arrivés à des résultats similaires ou encore différents ?
Peut-être la Déesse Mère a t’elle toujours de fervents adeptes en Albion ?
Peut-être le culte que vénéraient nos ancêtres, tombé en désuétude, mérite t’il de renaître ?

A ces questions je ne peux répondre, mais, Frères et Sœurs Avaloniens, Albionais, je m’en remet à votre sagesse et à votre science pour avoir des réponses…

Puisse la Mère Suprême veiller sur Albion et guider nos pas.

Par Yonel le 19/9/2002 à 16:33:58 (#2189243)

Bien écrit et intéressant ;)

Par Edelendil-CE le 22/9/2002 à 0:03:24 (#2205332)

tres interessent
par contre pour ma part je suis avalonien mais je n'adore aucun dieu, désole :)

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