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Avant Althéa (Premier épisode)

Par Pericles/Rhakir le 15/9/2002 à 21:43:22 (#2164058)

La forêt était sombre, comme à son accoutumée. De part et d'autres, les oiseaux chantaient, les écureuils vaguaient à leurs affaires, les renards tentaient d'attraper quelques lapins et autres petits gibiers, des antilopes profitaient de la journée pour s'alimenter, à l'abris des loups.

Dans un sentiers, trois orques patrouillaient, discutant dans leurs langage glutural.
Il passèrent sous un grand arbre, sans trop y faire attention, s'éloignèrent.
Derrière eux, d'une branche d'un arbre, un homme sembla fondre, accroché par les jambes à celle ci, trois flèches dans la main droite, un arc dans l'autre. La première flèche encochée, il banda, tira.
Le trait mortel fit mouche et se planta dans l'épaisse nuque verte de l'un des infortunés orques, qui marchait un peu en arrière.
La deuxième, sitôt encochée, transperça le cou d'un autre. Le troisième réalisa ce qui se passait, et se retourna à temps pour recevoir la troisième flèche dans l'oeil.

Les cheveux longs, pendant vers le sol, l'homme vêtu de solides vêtements de bonne toile, fit une traction sur ses abdominaux, saisit la branche et en descendit. S'approchant tranquillement des trois orques morts, il fouilla dans leurs sacs.

"Voyons c'là... Une vieille gourde avec du vin pourri... Une épée cassée... Un couteau... Un bouclier merdique... Deux pièces d'or... Et une clé en fer..."

Pas très satisfait de son butin, il garda les deux pièces d'or, et parti. Un peu plus tard, là où il campait d'habitude, il faisait rôtir une antilope pour son repas du soir, et aussi du lendemain et du surlendemain.
Mais il s'arrêta. Il tendit l'oreille, et semblait écouter, avec un petit sourire en coin. Un petit vent soufflait à ses oreilles, et lui apportait les paroles d'un autre homme, à des lieux d'ici. Il murmura à son tour, et le vent emporta ses paroles au loin.

Une semaine entière passa. Marchant de nuit, se reposant de jour, il faisait chemin vers une direction encore lointaine.
A la fin de la septième nuit, alors que l'aube commençait à teinter le ciel de couleurs rosées, il vit enfin sa destination.

Eden.

Les dômes reflétaient la lumière naissante du soleil, illuminant d'autant plus ses multiples tours qui défiaient le ciel. Les portes étaient déjà ouvertes, et les rues animées.
Tout autant de belles femmes vêtues de riches étoffes, de gamins courant entre les passants, de faux miséreux exposant d'horribles blessures de guerre qu'ils enlèveront pendant la nuit.

Il marcha pendant encore une bonne heure dans les multiples ruelles, avant d'arriver dans une taverne, le "Loup argenté".

Il entra, descendit les quelques marches avant d'arriver dans la taverne même, d'où l'on voyait les jambes des passants.
Idéal pour voir qui venait sans être vu de dehors, notamment des gardes dont l'uniforme est tellement reconnaissable.

La lumière venait de quelques lampes à huiles accrochées au plafond, qui dégageaient une fumée noire qui allait noircir le plafond. Mais on ne voyait pas le plafond, masqué par un rideau de fumée blanchâtre qui flottait à mi hauteur, mélange de vapeurs de mauvais lotus noir, d'herbe à pipe, et des quelques bougies de mauvaise cire plantées sur les tables.

A son entrée, un silence se fit rapidement entendre, les regards de la quinzaines d'hommes présents se posant sur lui instantanément.
Une seconde après, complètement désintéressés du nouvel arrivant, les conversations reprirent.
Un homme, les cheveux courts, une barbe de trois jours et vêtu du cuir clouté, s'approcha du nouveau venu.

- Homme en cuir clouté: "Rhakir ! T'voilà enfin... Comment t'vas vieux brigand ? Et l's orques, pas trop bruyants ? *Rit*"
- Rhakir: "Moins bruyant qu'les pets d'ta femme Goulof... *Ricane*"
Goulof: "Toujours l'sens d'la répartie ? Ben c'pas c'qui m'a l'plus manqué ! Bon, suis moi, on a à causer tous les deux..."

Goulof se retourna, et s'en alla vers une porte derrière le comptoir. Deux grosses brutes encadraient la porte, et toisèrent Rhakir quand celui ci passa entre eux, les regardant avec un petit sourire.

La pièce était dénuée de fumée, éclairée par quelques lampes à huile éparses, avec une table en son centre.
Goulof désigna une chaise sur laquelle Rhakir s'assit, et s'assit à son tour en face de lui. Une serveuse entra, demandant ce que chacun voulait boire.

- Goulof: "Un verre d'vin..."
- Rhakir: "Tes lèvres m'vot très bien beauté... *Met une petite claque sur les fesses de la serveuse*"

La serveuse parti, ignorant complètement la remarque et le geste de Rhakir, l'habitude aidant.

- Goulof: "J'crois qu't' crach'rait pas sur une femme toi..."
- Rhakir: "J' m'amuse pas à ça 'vec les orques, alors ta serveuse m'parait appétissante *Sourire entendu*"
- Goulof: "J'te l'enverrai c'soir..."
- Rhakir: "Gentil d'penser à moi... Mais t'm'as pas fait traverser la moitié du pays pour m'proposer une f'em', pas vrai ?"
- Goulof: "Nan, t'as tout compris... J'ai un boulot pour toi..."

Là dessus la porte s'ouvrit, et la serveuse entra avec le verre de Goulof. Les deux hommes gardèrent le silence tant qu'elle était là.

Il discutèrent toute la matinée dans cette pièce, de ce qui avait fait venir Rhakir dans la capitale.

Par Cyann le 15/9/2002 à 21:53:44 (#2164144)

*n'était pas née à cette époque...*

(*hop coup de pompe la dedans*)

Par Vatsy Krynn SgtGR le 16/9/2002 à 13:44:27 (#2166964)

(*colle un bon coup d'pompe au derche de Cyann*

Vilaine fille !!!

Vatsy, infame)

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