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Br√®ves de Cauchemar n¬į1:

Par Ten Dondachil le 28/8/2002 à 22:10:10 (#2048726)

"Petit chenapan! Attends un peu que je t'attrape!"

Une pierre... un clocher... Rien d'anormal pour de jeunes gar√ßons que de s'entra√ģner au tir. Rien que pour la gloire de faire r√©sonner le clairon, d'√™tre le premier de la bande √† r√©aliser l'exploit. Mais une fois encore, ce jeu innocent se terminait en course poursuite.
Quelle id√©e aussi de mettre ces vitraux √† cet endroit, il √©tait √©vident qu'√† la moindre erreur de lancer... Tr√™ve de r√©flexion, pour nous, l'heure √©tait venue de changer d'air, car la douce Sur Ka√ęlynn avait retrouss√© ses jupes, et avait bien l'intention de nous tirer les oreilles cette fois-ci.
Ceci serait oublié le lendemain, comme à l'habitude, mais pour l'heure! Une rue à droite, une échoppe à traverser, une glissade sous un étal
*battements de cur... brouhaha du marché... martèlement de pas... silence intérieur... signes de connivence entre compagnons de jeu...*

L'ouragan était passé. Nous n'avions plus qu'à retrouver nos foyers et nos parents respectifs.

"M'man, P'pa, j'suis rentré"

Une autre voix se faisait entendre. Je me sentis soulevé de terre assez brusquement.
Le carrelage, froid et dur... mais propre, gr√Ęce √† mes bons soins. Premi√®re fois que je voyais Sur Ka√ęlynn sous cet angle.
Ma maman disait qu'elle resplendissait de la gr√Ęce d'Artherk, le p√®re des Dieux.

"J'espère que cela te servira de leçon mon petit", d'une voix douce.

"Oui m'dame .", bredouillais-je.

Au-dessus de nous, tr√īnait fi√®rement la cloche que nous avions tant convoit√© quelques heures auparavant.
Un savon dans la main... Si j'avais été seul, j'aurais enfin pu accomplir mon forfait, riais-je intérieurement!

La nuit était tombée depuis trop longtemps et l'orage grondait trop fort, ils ne m'avaient pas laissé repartir chez moi.
L'homme, qui me menait dans une de leurs cellules pour la nuit, avait le visage encapuchonn√© sous sa bure. Il ne m'avait pas encore adress√© la parole, il tra√ģnait sa jambe droite sur le pav√©. Encore une dizaine de marche de descendues, la fatigue de la journ√©e se faisait ressentir, je n'aurais pu retrouver mon chemin dans ce d√©dale. Une porte de fer... l'homme s'arr√™tait... me reposer, enfin...
Il se mit à marmonner d'une voix lancinante:

"V'l√† o√Ļ tu vas passer une bonne nuit mon gar√ßon. Gentil gar√ßon..."
Il me fixait... d'un oeil vide, jusqu'au moment o√Ļ le lourd battant se referma.

J'avais un peu de mal à m'habituer à l'obscurité, mais je devinais facilement que la pièce était assez vaste et se prolongeait quelques mètres dans le fond. Un petit courant d'air me parvenait... et me glaçait les os.
Malgr√© la journ√©e plut√īt agit√©e, je ne ressentais qu'une faible fatigue et je d√©cidais de fureter √† droite et √† gauche, √† la recherche d'un petit tour √† jouer √† mes h√ītes. De petits cris de rats et autre chauve-souris se faisaient entendre, mais tant que je ne les sentais pas me fr√īler, tout allait bien se passer. Un mur... ou plut√īt un tournant en y regardant de plus pr√®s, continuons √† avancer. Des torches apparaissaient au loin contre les parois, y-avait-il √Ęme qui vive dans ces sous-sols?

Une complainte se leva, une voix f√©minine apparemment, la sur Ka√ęlynn dans ces sombres couloirs? bizarre...
Je m'approchais √† t√Ętons, pour ne pas me faire rep√©rer. C'√©tait bien elle, tourn√©e vers l'entr√©e d'une autre pi√®ce, une lueur blanche entourant son visage *se frotte les yeux*, un teint blafard plut√īt. Quelques minutes plus tard, elle se d√©robait par une autre sortie, je m'approchais. Du moins, j'essayais, mais une main osseuse me retenait, me gla√ßant le sang. Je d√©gageais mon √©paule en me baissant, pr√®s √† fuir et retourner dans ma cellule. Un vieil homme, l'air paisible me faisait face, toute m√©fiance m'abandonnait, peut-√™tre m√™me mon bon sens.
Sa voix, presque chaude et amicale faisait contraste avec ces lieux sombres et humides.


"Mon garçon, que fais-tu donc là? Tu es venu voir le gentil Esprit du temple?"

"Vous êtes un prêtre vous aussi? Quel esprit, mais de quoi parlez-vous M'sire?", bredouillais-je.

"Un prêtre... oui en quelque sorte. Mais comment t'appelles-tu mon enfant?", apaisant.

"Ten, M'sire, je m'appelle Ten. Je dois rester dans le temple en attendant le petit matin.", hésitant à révéler le reste de l'histoire.

"Bien... je m'attendais à trouver quelqu'un en ces lieux, pas aussi jeune, mais ce genre de chose n'attend pas le nombre des années. L'Esprit a du t'attirer à lui.", *haussement d'épaule*, "suis-moi mon petit."

Je prenais sa main, chaude et rassurante en ces lieux. La pi√®ce approchait, une lueur s'intensifiait, j'avan√ßais, les battements de cur ne pouvant s'emp√™cher d'augmenter leur rythme. Une forme rougeoyante me faisait signe d'approcher, je l√Ęchais la main de mon guide. Une voix gutturale s'√©leva, ne semblant pas m√™me sortir de l'apparition sulfureuse ondulant devant mes yeux √©carquill√©s.

"Ten... te voilà venu à moi...", *lancinant*

Un effroi me gagnait, j'√©tais immobile... c'√©tait... le diable, ou un de ses envoy√©s, cela ne pouvait √™tre un √™tre bienfaisant. Les muscles de mon cou se raidissaient, mes mains, mes bras, mes jambes, plus rien ne me r√©pondait. Seule une peur incontr√īlable semblait rester en moi!
L√©vitant jusqu'au d√©mon, je tournoyais, des flammes me pourl√©chant, sans me br√Ľler pour autant, sans en ressentir une quelconque chaleur... au contraire.
Mon regard fixe, croisait celui du vieil homme, le m√™me teint blafard que sur Ka√ęlynn l'avait envahi, le rendant fantomatique, inconsistant, changeant presque...

Affolement, terreur, seuls sentiments disponibles dans la palette de mon esprit, du semblant de conscience me restant.
Un rire sortait de la fente barrant le "visage" de la forme, soufri√®re musculeuse, qui me contr√īlait. Je tournais, tournais encore. Les deux forces en pr√©sence, me regardant, me contr√īlant l'une apr√®s l'autre, fusionnant, riant, hurlant.
Hurlant... à présent, cela venait de moi, du plus profond de mon être, de ma peur, les deux ne faisant plus qu'un.


"Ten... te voilà venu à moi...", *déchirant*

...................................................................


L'herbe était sèche, mon corps était humide. Ce cauchemar, encore ce cauchemar. De quoi pouvait-il être inspiré, c'était si... D'un mouvement de tête je chassais ces dernières images, me frottant machinalement l'épaule. Je rejoignais mes compagnons d'armes qui commençaient à se lever.

A quand le n¬į2 ?

Par Dhu Troy le 28/8/2002 à 23:41:33 (#2049364)

Bon, et bien j'attend la suite.

Ca va finir dans la biliotheque de Conrad ça je pense. Bravo :)

Re: A quand le n¬į2 ?

Par Conrad McLeod le 28/8/2002 à 23:45:07 (#2049387)

Provient du message de Dhu Troy
Ca va finir dans la biliotheque de Conrad ça je pense. Bravo :)
Qui est aussi un peu la votre...
Ben l'est ou l'icone RP que j'avais mise?? A partie? *La recolle*

Par Dhu Troy le 29/8/2002 à 13:46:11 (#2052820)

je suis pas une marmotte mais je peux tout de meme remonter les post rp moi

Par Chrysaor Osten le 29/8/2002 à 16:11:23 (#2054012)

Provient du message de Dhu Troy
je suis pas une marmotte mais je peux tout de meme remonter les post rp moi


Moi de même, surtout lorsqu'ils sont aussi plaisants à lire ;)

Par GhorGhorBay le 29/8/2002 à 16:26:49 (#2054154)

:lit:

N'oubli pas ce que je t'ai dit Ten

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