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Cicatrice

Par DeNosgoth-CD le 28/6/2002 Ă  19:58:34 (#1726381)

Il rentre dans saa chambre a l'auberge et soupire. La journée a été épuisante, et il est heureux de pouvoir enfin se reposer. Il Ote prudemment son armure. Il pose d'abord le heaume sur une table, puis retire ses gantelets. Il passe les mains sur ses epaules et a son flanc pour defaire les fixations de son plastron. Brave metal ! Jamais un coup ne l'avait transpercé, et pas une lame n'avait pu entailler sa chair lorsqu'il le portait. Mais hélas, sous les lourdes plaques de métal, se trouve un bien triste spectacle. Il jure entre ses dents devant le justaucorps de cuir qu'il porte toujours en dessous, taché de sang.

Elle s'est réouverte. Grommelant, il entreprend de retirer son vetement, puis contemple l'etendue des dégats. Une bien vilaine blessure en vérité, qui lui barre le coeur d'une vilaine estafilade dechiquetée. Au début, il pensait que la blessure guérirait, et que meme la cicatrice finirait par disparaitre d'elle meme. C'était sans compter sur le fait que ce genre de plaies, infligées comme celle ci, ne peuvent jamais ompletement guerir. Et la, elle s'était réouverts, et présentait un aspect repoussant. Il soupire.
Un broc d'eau a la main, il entreprend de nettoyer les levres de la plaie avec un tissu, mais il gémit de douleur, lui le guerrier pourtant si habitué a prendre des coups, au moindre contact avec sa blessure.

Mais il fallait pourtant qu'il la nettoie ! Elle etait déja purulente, et suintait de maniere malsaine... Si il ne faisait pas rapidement quelque chose, il risquait d'en mourir... Hélas, ces plaies sont particulieres, et seul ce qui l'a cause est a mem ede les refermer, quel que soit le temps que l'on attende. Et pour lui, il le craignait, il etait trop tard pour revenir en arriere et demander de l'aide. Aussi s'assis-t-il, et se mit-il a contempler sa blessure dans le miroir. Comment avait il pu se la laisser infliger ? Tout lui semblait si beau a l'époque, qi qimple et si tranquille. Défaut de méfiance, avait il baissé sa garde par maladresse ? Non, et il le savait... Il savait tres bien que c'est par exces de confiance qu'il avait pêché, en accordant trp de cette precieuse confiance a autrui, chose que pourtant il devrait savoir comme etant le plus stupide des actes ... Mais cela s'était passé ainsi, et depuis il souffrait.
Chaque jour, chaque nuit. Oh bien sur, jusque la la blessure ne s'Ă©tait jamais ouverte, mais ceci n'Ă©tait que le stade terminal, il le savait bien... sans traitement, il etait fini. Il l'avait sentie, au court de ces derniers mois, se raidir, et enfler legerement, irradier une douleur lancinante dans sa poitrine. Il savait tout cela, mais il n'a rien fait.

Le sang coule, mélé au pus, sur son torse. Il s'essoufle peu a peu. "Allons..." se dit il. "C'est bientot terminé...". Des larmes embuent ses yeux. Un peu de courage, que diable ! Mais voila, le courage, il eut fallu l'avoir avant, le courage d'affronter sa vie, le courage de faire face a tous ces evenements qui l'ont mené la ou il est , le courae de vivre tout simplement. Et c'est pour cela qu'il pleure. Non pas de douleur, mais de honte, devant le monstre qu'il est devenu, un etre ignoble qui le répugne lui meme, lui qui avait des idees si nobles et si droites. Plus que l'ombre de lui meme, moins que son ombre meme, il s'était rabaissé en laissant ce mal le ronger, et maintenant, il en pleurait, il pleurait devant sa vie gachée et son coeur mort. Mais bientot, le reste allait suivre ...

Des points noirs commencenta papillotter devant ses yeux. Ca n'est apsl'effet des larmes, il le sait. Son souffle devient de plus en plu slaborieux, et un brusque acces de chaleur le prend. Il sue abondemment, et la sueur saléee coule entre ses pectoraux, entre les levresde sa plaie, le rongeant un peu plus,se mèlant au sang qui ruisselle sur son ventre. Ses mains tremblent, il tremble des pieds a la tete, et ce tremblement convulsif l'épuise. Bientot la fieevre tombe, et est peu a peu remplacée par une sensation de froid qui le glace jusqu'aux os. Enfin... Les points noirs ne papillottent plus devant se syeux. Il ne voit plus rien déja, et ecarquille les yeux tel un enfant marchant dans une piece obscure. Peine perdue.... Le froid le gagne de plus en plus, glacant un a us ses membres endoloris, a mesure que le flot de sang coulant de sa poitrine s'amenuise. Enfin, il referme doucement lex yeux, écrasant une derniere larme. Dans un dernier souffle, il glisse a bas de son tabouret, et s'affale sur le dos au ilieu d'une flaque de sang rouge sombre. Un dernier murmure.... "Pardon...."

Puis le silence revient dans cette petite piece, qui comence lentement a se refroidir alors que le feu meurt dans la cheminee...





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PS : non denos n'est pas mort pour ceux qui interpreteraient ca comme ca

Par touanou le 28/6/2002 Ă  20:35:43 (#1726559)

PS : non denos n'est pas mort pour ceux qui interpreteraient ca comme ca


*commence Ă  lever sa chope Ă  demi, puis la rabaisse, confus*

Amicalement,
Touanou

Par Alchemilla le 29/6/2002 Ă  16:38:27 (#1730349)

A la petite servante qui vient la prévenir qu'un homme est blessé, elle tend son sac d'herbes et d'onguents puis saisit une petite trousse de chirurgie et suit la fillette dans les rues de sa ville natale.
Le gros aubergiste à l'air catastrophé ne la reconnaît pas et pourtant, elle a si souvent joué dans la cour avec les autres enfants...
La chambre est obscure, mal aérée, et, tout d'abord, elle ne distingue pas le visage de l'homme allongé.
L'aubergiste allume une chandelle et elle manque défaillir.
Jack....Jack, Jack, Jack....
Elle l'a croisé tout à l'heure à Lighthaven, et lui non plus ne l'a pas reconnue.
Elle surmonte son trouble, l'enfant s'efface devant le médecin et elle examine attentivement la plaie malsaine, s'interrogeant sur l'origine de cette blessure.
Précautionneusement elle nettoie la blessure, applique un onguent cicatrisant, et prépare une décoction contre la fièvre qui brûle le malade.
La petite est restée sur le seuil et Alchemilla lui demande de changer les draps froissés, puis de prévenir sa mère qu'elle ne rentrera pas.
Pensive, elle s'assied au chevet du lit...

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Par Mind