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La geste des seigneurs du Val

Par A√ęrandis le 6/4/2002 √† 12:56:57 (#1235754)

Voici un chant réécrit par mes soins, d'après le récit de messire Ariz Novac, dans le cadre des travaux de la caste des marcheurs.


La geste des seigneurs du Val


Ecoutez cette histoire, compagnons voyageurs,
Qui m'a été compté par un vieux charpentier
Nommé Ariz Novac, et qui servait un grand seigneur.
Un seigneur riche, non pas d'or, mais d'amitié,
Un seigneur grand, non pas de la bourse, mais du coeur,
Comme on en trouve peu même dans les légendes oubliées.

Cet homme vivait dans un pays qui ne connaissait le mal,
Entre deux pics montagneux, au fond d'un petit val.
Un vallon à l'herbe tendre et aux bois majestueux,
O√Ļ les enfants passaient leur temps dans les paturages,
A jouer, ou à pêcher ou fond des ruisseaux poissoneux.
Ce val, √©tait la terre d'un seigneur √ī combien sage,
Qui régnait sur un peuple sans misère et bienheureux.

Depuis des temps immémoriaux, ce petit coin de paradis,
Etait dirigé par le seigneur Val-Magus, le miséricordieu,
Qui, aux portes de l'hiver, dans sa demeure, offrait l'abri,
Aux anciens, et au miséreux, à ceux qui n'avaient de chez eux.
Nul ne pouvait espérer égaler la bonté de ce grand humain,
Celle-ci n'étant dépassée que par son immense sagesse.
Dans son coeur et non sa bourse, se trouvaient ses richesses,
Les quelques pièces qu'il avait allaient aux gens dans le besoin.
Ceci a tel point le toit de son ancestrale demeure,
Risquait de se rompre bien avant que soit venue l'heure.
Mais Val-Magus n'en avait que faire, détaxant ses gens,
Et leur offrant sa bourse, il n'avait presque pas d'argent.

C'est ainsi, que notre charpentier fut choisit et engager,
Apr√®s que tous les villageois se soient d√Ľment c√ītis√©s,
Pour qu'il viennent r√©parer ce manoir maintenant si √Ęg√©,
Cet ainsi que le destin du seigneur et d'Ariz ce sont croisés.

En ces temps, les frontières du val étaient toujours ouvertes,
Ainsi, nobles en voyages, commerçants, ou simples manants,
Trouvez chemin en ce val et en ses belles forêt vertes,
Pour rejoindre les steppes du nord en évitant les monts des vents.

Un jour une troupe de saltimbanque arriva dans notre vallon,
Et s'arrêta dans le village pour y faire quelques représentation,
Les distractions en ce temps se faisant plus qu'occasionnelle,
Le seigneur Val-Magus décida d'aller voir le spectacle des ménestrels.
Et pandant que les cris et les rires inondaient le foule des badauds,
Les yeux du bon seigneur dévorait une jeune comédienne talentueuse,
Dont la beauté et la splendeur n'avait d'égale que sa préstence.
La soirée finit en bal, et lors d'une des nombreuses danses,
Le seigneur accosta la ravissante jeune fille de manière joyeuse,
Couvrant de louange cette belle colombe qui brillait dans ses yeux,
Et celle-ci accepta de venir souper dans son ch√Ęteau √† quelques lieues.

Val-Magus semblait hypnotisé par la beauté de la jeune femme,
Et il ne mit que peu de temps avant de succomber à ses charmes,
Ou plut√īt aux philtres d'amour quelle lui donna en quantit√©,
Car il ne fait aucun doute mes amis, que c'était une sorcière.
Elle s'appelait Euclidia, et depuis ce jour, le manoir n'a quitté.
Notre ami travaillait alors sous le toit, sur des poutrelles,
Et grinça souvent des dents en voyant cette fausse ménestrel,
Sermoner le bon seigneur qui refusait de taxer ses paysans.
Il ne savait comment Val-Magus résista cette vrai démone,
Qui très rapidement, repris en main les affaires de la région,
N'h√©sitant point √† jeter dehors ceux qui vivait d'aum√īne,
Et les pauvres métayers qui ne pouvaient suporter la taxation.
Val-Magus, pendant ce temps, s'efforça de reloger les mals lotis,
Discrètement, sans bruit, dans le dos de sa terrible harpie.
Mais son amour envers elle était si torride, si beau, et si grand,
Qu'il se refusait à se quereller avec elle pour des histoires d'agent.

Néanmoins, il lui restait au moins, un semblant de raison,
Car il se refusa toujours à épouser cette femme-démon.
Un reste de lucidité que les philtres les plus puissants,
Ne parvinrent pas à briser, empêchant le bon seigneur
De lui offrir tout le petit vallon sur un plateau d'argent.
Euclidia fulminait, mais ne repris son air calculateur,
Et employa les grands moyens pour lier Val-Magus au mariage.
Elle se fit mettre enceinte par notre bon seigneur.
Ce dernier accumulait les cheveux blancs en attendant l'enfant,
Mais vit en lui l'espoir d'un futur heureux qui l'emplit de courage;
Qui portait tous ces espoir en un avenir radieu et clément.

Il circulait alors dans le val, bon nombre de rumeurs
Sur la famille de saltimbanque qui y avait fait demeure,
Sur de bien étranges morts et autres bizarres disparitions,
Sur des messes noires, nécromancie, et autres invocations.
Puis, Val-Oris, le fils du seigneur vint enfin au monde,
Val-Magus profita alors de la convalescence de sa femme,
Pour mener une enquête sur ces troubadour à dix lieues à la ronde.
Ce qu'il d√©couvrit alors lui donna √† nouveau prise sur son √Ęme,
Autour de leur campement, on découvrit maint et maints ossements,
Des restes humains et traces ogrimariennes à vous glacer le sang.
Il prit alors conscience, de son erreur, du décor environnant,
Il se rendit enfin compte que le val mourrait lentement.
Il réunit alors, en secret une petite troupe de villageois,
Qui mis sont fils en lieu sur, et expulsa la sombre sorcière,
Ils firent du campement de ces démons un grand feu de joie,
Emplit de rage et d'amertume les démons furent expulsé de cette terre.

La réparation de la toiture arrivait alors à sa fin,
Et les années passaient maintenant plus calmement,
Mais cette histoire avait marqué de son sceau son destin,
Son dos se faisant plus courbé et ses cheveux plus blanc.
Son regard vide se portait parfois vers le chemin
Qu'avait pris sa dulcinée, perdue depuis ce triste matin.
Seule l'apparition de Val-Oris arrivait encore à le réjouir,
Lui seul arrivé, par sa présence à lui tirer un sourir.
Jeune garçon impétueux et voyageur, il explora la vallée,
Et à dix ans à peine, ses moindres recoins avait visité.

Il partait souvent pour de longues, très longues promenades,
Et revenait, le coeur emplit de rêve de ses belles ballades,
Plein de souvenir de Sylves, de fées et d'autres lutins,
Qu'il disait avoir croisé sur le bord de ses chemins.
On l'écoutait alors, comme vous écoutez ce doux rêveur,
Comme vous écoutez les histoire de votre ami le conteur.
Mais un terrible mal apparus alors un sinistre soir,
Franchissants les cols, apparue une horde de loups noirs.

Mais alors que ces monstres envahissaient ces belles terres,
Surgir de nul part, une autre horde mais cette fois de loups blancs,
Paisibles voisins du val, qui n'avait jamais créés de guerres,
Tous deux allaient vers le manoir, pelage sombre ou étincelant.

Ce jour, comme à son habitude le jeune seigneur était parti,
Alors un immense cerf se plaça en travers de sa route,
Puis repartit, Val-Oris le suivit alors dans le doute,
Dans une clairière près d'un lac, ils arrivèrent ainsi.
Une Sylve apparue alors devant le jeune seigneur humain,
Mais bient√īt les loups encercl√®rent le petite clairi√®re,
Val-Oris se trouva alors confronté à son terrible destin.
Pliant le coup, le premier à charger fut le grand cerf,
Qui fonça dans le loup le plus proche, lui perforant le flanc.
Mais celui fut des lors attaqué par ces terribles loups,
Qui à plusieurs, lui sautèrent dessus, lui attaquand le coup,
Et bien que vaillant, il ne put résister et mourut dans un bain de sang.

Le cerf mort, Val-Oris se trouvait face à eux sans défense,
Sachant qu'il ne pourrait leur faire face avec sa faible puissance.
Les loups, lui sautèrent alors dessus, quand, sortis du néant,
Un trait argenté fendit l'air et pris la forme d'un énorme loup blanc.
Celui ci pris dans sa geule le tout premier de ses ennemis,
Qui s'apprêtait à mordre mortellement le seigneur du pays.
La stupeur immobila les loups noirs, voyant leurs frères mis à morts,
Perdant la vie dans un terrible et sanglant corps à corps,
Le temps pour que d'autre loups blancs puissent arriver,
Calme mais essouflé, davnt Val-Oris près à tout pour le sauver.

Le combat fit rage dans la clairière pendant plusieurs heures,
Les loups fournissant de leur vie, leur tribut à l'horreur
Qui se déroulait sous les yeux du tout jeune seigneur,
En qui, pour la première fois se gravait l'image de la peur.
Peu à peu disparaissaient les loups qu'ils soient noirs ou blancs,
Mais celui qui avait sauvé Val-Oris, le pelage maculé de sang,
Etait toujours là, prêt à vendre sa vie, mais chèrement.
Quand les hommes arrivèrent il ne restait que trois combattant,
Tous couvert de morsures et de blessures partout ruisselant.
A l'arrivée des humains, un loup noir s'effandra sur le sol,
L'autre retourna dans les fourrés voyant la bataille perdue,
Et le grand loup blanc, une fois qu'il eut remplit son r√īle;
S'effondra aux pieds de Val-Oris, sur une herbe rouge vermeille,
Le jeune homme pleura ses défenseurs tant qu'il le put,
Puis fut ramené au manoir alors que doucement se couchait le soleil.

Ce fut alors le démarrage d'une terribles sérue d'invasion,
Les kobolts et les gobelins pénétrèrent dans la région,
Tuant et br√Ľlant ferme et village, tous sur leur passage.
Val-Magus ne savait plus quoi faire, cherchant d'abord,
A protéger son fils d'une cruelle et trop précoce mort.
Mais celui-ci partait souvent pour de court voyages,
Malgré les interdictions formelles de son vieux père,
Qui n'était plus que l'ombre de se qu'il fut naguère.

Et puis, un jour, le jeune Val-Oris devait avoir quinze ans,
Il ne revint pas d'une de ses longues, trop longues expéditions.
Aujourd'hui je sait ce qu'il en est, mais à l'époque on maudit l'enfant,
Pour avoir quitté son père, son manoir sans aucune raison.
Val-Oris vit, ce jour là, une partie des puissances de la nature,
Réunie ici pour le retenir loin du manoir et préserver son futur.
Car au même moment, une terrible armée foulait le sol,
Euclidia accompagnée d'orques venaient de franchir le col.

L'armée ravagea tout sur son passage, ne faisant aucun prisonnier,
Et devant le manoir, c'est un viel homme revêtu de son armure rouillée,
Qui se présenta devant les nombreux orques et la belle sorcière,
R√©solut √† perdre la vie plut√īt que de laisser tomber cette terre.

Euclidia s'esclaffa alors d'un rire sombre et hystérique,
Le vieux seigneur lui remercier la nature d'avoir protégé son enfant.
Alors, elle claqua des doigts dans un sourir machiavélique,
Tout de suite un orc immense et fort se détacha du rang.
IL écarta l'épée du seigneur et d'une main le saisi au collet,
Puis, lui brisa la nuque d'un simple petit mouvement de poignet.

Ce fut une bien triste fin pour un si bon seigneur,
Mais un proverbe dit que la force na√ģt dans les pleurs,
Ainsi quand le vent du sud soufflait sur la forêt bien fort,
On pouvait entendre des cris emplis de tristesse et de remords.

Euclidia prit bien sur possession de tous le pays,
Elle fit rapidement pendre tous ses anciens ennemis,
Alors le joli val connue sa période la plus sombre
Seul l'impénétrable forêt résistait encore aux ombres.
Les habitants encore en vie, prirent rapidement la fuite,
Notre ami, lui fut fait prisonnier pour r√©parer les d√©g√Ęt,
C'est ainsi que nous avons réussi à apprendre la suite,
De cette histoire bien triste, qu'il me racontat.

Cela faisait des années que Val-Magus n'était plus,
Et son cadavre avait cessé d'empesté l'atmosphère,
Emmanché sur un pique, c'est ainsi qu'il disparut,
Disparut un des meilleurs hommes de cette terre.
Les orques, eux avait tous pillé, les réserves étaient vides,
Et peu à peu le val, se transformait en un désert aride.

Puis un beau jour ou une nuit, sortie tous droit de la forêt,
Arriva une immense, non, plus encore, une incommensurable armée.
Composée d'esprit de la nature et d'habitants de ces contrée,
Avec à leur tête, un jeune homme ressemblant fort à Val-Oris,
Bien qu'√©quip√©s d'armes plut√īt sommaire, ils √©taient d√©termin√©s,
Au paradis, Val-Magus devait vraiment être fier de son fils.

Euclidia rassembla ce qui lui restait comme troupes,
Fit appelle aux kobolts qui vinrent par petits groupes,
Et invoqua un démon pour soutenir sa pauvre armée,
Rien à voir avec celle qui envahit le val il y a maints années.

Le combat eu lieu sur un tout petite bout de plaine,
Mais le combat ne dura qu'un bref petit instant,
La nature gonflée par des années à accumulée la haine,
Fit un massacre et teinta l'herbe de la plaine de leur sang.

Euclidia s'enfuit sans demander quoi que ce soit,
Et le seigneur Val-Oris fit de nouveau reigner la loi,
Fit délivrer tous les hommes emprisonner dans le manoir,
Et organisa pour eux, ses amis, une fête ce beau soir.
Il était devenu un fier jeune homme, mais ses yeux,
Plus que le reste avait quelque chose d'irréels.
A la foid, chaud et froid, mélange d'un coeur malheureux,
Et du bonheur au près de ses amis, et de cet victoire contre la cruelle.

Mais Euclidia avait fait son oeuvre, le val était bien mort,
Et tous les habitants le quittèrent pour d'autres contrées.
On ne sait ce que devint après ce grand homme attristé.
Pourtant, j'ai entendu parler d'un grand seigneur des forêt,
Qui aurait menée de grandes campagnes dans les steppes du nord,
Contre des hordes de démons farouches et très puissants,
Ne laissant derrière lui, qu'un océan rouge de sang.

Et plus récemment, dans un royaume lointain nommé Althéa,
J'ai entendu parler d'un seigneur du Val qui serait là-bas.
On m'a m√™me dit qu'il serait devenu grand ma√ģtre de la nature,
Cela ne m'√©tonne point du tout et m√™me plut√īt me rassure.

Et je sais de qui il s'agit.

Par Lagh le 6/4/2002 à 13:21:06 (#1235894)

*Content de voir un texte écrit en prose si bein adapté en vers*

c'est magnifique.

Par Shary O'Donnell le 6/4/2002 à 13:30:04 (#1235938)

Et je répète ce que notre Barde Errant sait déjà : c'est tout bonnement magnifique :)

Par Ivanov Melkins le 6/4/2002 à 14:16:31 (#1236161)

Superbe je n'ai que ce mot à la bouche après avoir lu ces magnifiques lignes.

Par Alkan le 6/4/2002 à 14:25:35 (#1236203)

*CLAP...CLAP...CLAP*

Tout simplement magnifique

Alkan, Druide de Mirham


ps : A√ęrandis, va voir tes MP

Par King Nerkata le 6/4/2002 à 14:30:24 (#1236227)

Magnifique!

Par -Odin- Teclis rLh le 6/4/2002 à 15:00:56 (#1236348)

*veut avoir Aerandis contre professeur de poesie* *chuchotte a aerandis* si tu ose me dire que je suis aussi fort que toi je t'ettripe...

Par Taurus Drakonis le 6/4/2002 à 16:02:42 (#1236671)

Bravo messire l'Erudit,

Non seulement ce texte n'a pas pris une ride mais en plus il a pris des rimes :D

J'aurais tout de même aimé pouvoir lire ici une réaction de celui qui par ce texte est lié...

...mais il n'est sans doute pas encore temps...

pom pom pom , trois fois bravo.

Par Ombre clair-obscur le 6/4/2002 à 19:59:14 (#1238170)

*Regarde le travaille d'A√ęrandis, pense subitement : Houl√†, si je deviens apprenti, heu j'esp√®re que le ma√ģtre ne donnera pas des travaux aussi colossaux √† faire, arghhh*

Sinon... superbe !

Par Lagh le 6/4/2002 à 20:01:02 (#1238180)

moi j'en connais un qui a pris des rides et pas de rimes :D


pom pom pom :D



Par Khera Agaroth le 7/4/2002 à 3:14:24 (#1240084)

C'est magnifique comme toujours :)

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Par Mind