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Le destin d'une Rose

Par Merry le 14/2/2002 à 11:21:06 (#927392)

(Je me permets de vous faire part de mes inspirations :D)

Vie! On lui avait donnée vie! Et à présent elle voletait, portée par les vents ... au gré des brises et des courants. Le sol se dessinait sous ses yeux, défilait au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de son destin. Elle était émerveillée par tout ceci, par ce monde qu'elle découvrait, par ces terres qui à présent allaient devenir sa nouvelle demeure. Pourtant, comme tout, ce voyage prît fin, en effet elle entama une longue descente du Royaume des Cieux jusque celui de ses aïeux. Ce qu'elle redoutait cette couleur brunâtre qui se rapprochait à vive allure, elle qui jusqu'à présent n'avait vécu que grâce aux Dieux, qu'allait-elle devenir ? Survivrait-t-elle à cette nouvelle étape qui s'annonçait d'ores et déjà comme éphémère ?

C'est dans cet état de perplexité qu'elle percuta le sol de son unique membre, toutefois étrangement, elle ne ressentit aucune douleur tout comme elle n'avait pas senti les vents qui la caressait quelques instants plus tôt. Penaude et dubitative, elle essaya de comprendre ce manque de sensations, ce qui lui empêchait d'appréhender le monde qui l'entourait. Ce monde éclatant, baigné par les doux rayons du soleil qui peu à peu faiblissaient. En effet, tout autour d'elle l'obscurité prenait le pas, ces terres qui jadis semblaient si accueillantes n'étaient plus; même le sol autrefois chaud et douillet était devenu froid et acéré, il en allait de même pour le gazouillis des oiseaux remplacé par d'étranges sons venus du plus profond de la nuit naissante. Elle tenta de fuir, de rejoindre les tréfonds afin de ne plus voir les alentours. Heureusement pour elle, le sol où elle avait atterri était meuble, suffisamment pour qu'elle s'y enfonce sans grandes difficultés, et c'est ainsi qu'elle passa sa première nuit, à l'abri de l'extérieur protégée par ce qui l'avait gêné par le passé. Combien de temps elle passa dans cet état ? Elle ne le savait pas. Tout ce qu'elle remarquait, c'est que, lentement, son corps entrait en symbiose avec la terre environnante par un processus qui lui était totalement incompréhensible. Ce qui la protégeait avait également disparu, à présent elle était donc seule et abandonnée face à ce monde toujours aussi mystérieux, mais elle ressentait cette douce fraîcheur, la rosée du matin, tout comme le vent qui parfois s'infiltrait, ou même la lumière qui venait la fortifier. A son rythme, elle grandit ... lentement, très lentement ... au grand dam de sa curiosité qui restait encore et toujours intarissable. La terre, quant à elle, demeurait récalcitrante face à son désir de découverte, face à sa frêle car naissante stature. Pourtant, elle y parvînt ...

Après maints efforts en effet, l'aveuglante lumière à nouveau la réchauffa. Elle pu dès lors redécouvrir ce qu'elle avait entraperçu auparavant, timidement bien sûr car elle avait peur, elle savait qu'elle ne pourrait plus réchapper au danger en partie à cause de ce pied qui la maintenait en vie. Elle tenta tant bien que mal d'observer les alentours. Oh! Que ce monde était beau! Beau et intriguant! Le ciel bleu, pur avec ses délicieux nuages à la queue leu leu; Cette herbe verte, brillante qui par endroits, par l'intermédiaire de menues gouttelettes, reflétait le ciel. Toute ces couleurs, chaleureuses, chatoyantes, attirantes qu'elle avait envie de toucher à chaque instant. Et enfin, cet étrange objet fait de la même couleur que la terre, duquel s'échappait des formes vaporeuses qui s'empressaient de rejoindre les cieux. Par moments, faisant suite à un bruit sourd, des tremblements et deux piliers se rapprochaient d'elle sans la remarquer. Tout cela la rendait dubitative, elle ne comprenait pas ces évènements si fréquents, si troublants qui à chaque fois, la faisait frémir de peur; peur d'être écrasée, peur d'être remarquée par cette forme diffuse qui faisait tant de bruit. Or, un beau matin, après avoir étanchée sa soif, le géant s'approcha d'elle; c'est à ce moment précis qu'elle pesta contre ce soleil qui l'avait fortifié, contre ces vents qui l'avait guidé, contre ce destin qui lui semblait à présent si funeste. Qu'allait donc lui faire cet être nanti de deux appendices ? Ce qu'elle regrettait sa jeunesse passée quelques centimètres plus bas ...

Cependant, la forme se releva pour s'éloigner rapidement dans un fracas digne des plus grandes tempêtes. Elle était sauve! Mais pourquoi ? Pour combien de temps ? Était-ce donc elle qui l'avait faite fuir ? Elle croulait sous ce genre de questions auxquelles elle ne pouvait répondre, toutefois même assaillie de la sorte elle préférait rester intriguée. Pourtant, bien vite, la situation changea. La forme revînt, munie d'un étrange objet qui reflétait l'astre lumineux. A son grand regret, elle allait donc pouvoir mettre fin à son questionnement. Elle tenta alors de se recroqueviller, de se rapprocher de la terre, elle essaya même de sectionner son pied mais bien entendu, toutes ses tentatives furent vaines. Tremblante, elle se mît à observer la forme étrange qui tenait l'objet, son extrémité pointée vers le sol. Et ce qui devait arriver arriva ... en effet l'objet se rapprocha à grande vitesse vers la terre, bouleversant au passage l'air environnant. Tout ceci fut trop pour elle, sans parler de l'aveuglant reflet que lui faisait subit cet engin de mort, elle sombra alors dans les ténèbres ...

A sa grande surprise, elle se réveilla. Elle se sentait bien, aucune douleur, elle était toujours bercée par la lumière du soleil, toujours dans la terre, son pied fermement accroché. Pourtant, un détail la choqua; en effet la terre avait beaucoup rétréci ... à un tel point que si elle venait à se pencher elle tomberait. Tomber ? Elle ne comprenait pas. Pourquoi était-elle donc si loin du sol ? Que lui avait donc fait cet être ? Cependant, elle rejeta le pessimisme au loin, et se considéra comme élue. Oui! Elle était toujours vivante! Elle préférait se réjouir de cela plutôt que s'apitoyer sur son triste sort., bien qu'elle ne soit pas réellement plus malheureuse qu'avant. Elle était plutôt submergée par l'amertume et l'incompréhension. C'est alors que son bourreau vînt à elle mais cette fois elle remarquait qu'il n'y avait plus de tremblements. Enfin! Elle trouva un avantage à sa nouvelle condition. Ainsi, elle pu observer l'être sans toutefois être gênée. Elle vit les deux piliers, qui tout compte fait n'étaient pas si horrible que cela, elle vit également deux autres piliers en pensant que c'était sans doute l'un d'eux qui tenait cet objet qui lui avait fait si peur, elle observa longuement les deux appendices, qui se trouvaient être faits de la même matière que le pelage des êtres du ciel, et enfin elle fut émerveillée par l'étrange aura blanchâtre qui entourait la totalité du corps de l'être qui l'avait recueilli. Elle resta longuement à observer les moindres parties de cet forme de lumière, jusqu'au moment où celui-ci se mit à lui parler, voix qu'elle trouva étonnamment douce et bienveillante, langage dont elle ne compris aucun mot, pourtant elle se sentait rassurée. C'est alors qu'après une douce mélodie, une pluie fine lui tomba délicatement sur la tête. Elle ne douta pas un instant que c'était l'être qui était l'instigateur de cette douce attention. Dès lors, elle compris qu'elle avait été recueillie dans l'unique but d'être choyée et admirée.

Pour le remercier, elle rassembla toutes ses forces pour lui offrir son plus beau sourire ...

http://www.ifrance.com/celestin/rose.jpg

Rose que je t'offre à présent ma Pomme adorée.

Amin mele ile.

PS: Aucune rose n'aura été torturée durant l'écriture de cette petite histoire

Par Ezechiel GR le 14/2/2002 à 11:24:52 (#927417)

(change la couleur pitié!)

Par Merry le 14/2/2002 à 11:26:59 (#927430)

:chut:
Erreur réparée

Par Ezechiel GR le 14/2/2002 à 11:28:09 (#927437)

a la limite met-le en rouge :)

[I]Entend un souffle au pas de sa porte[/I]

Par Pomme le 14/2/2002 à 11:55:17 (#927653)

Se dirige au seuil de sa porte d'un pas pressé

D'un grand soupir, pense à l'inespéré

Voit le velin, émerveillée

Se précipite sur le velin comme une affamée

Commence sa lecture

Puis mumure

Ou que tu sois mon amoureux

Proche est le jour ou nous serons deux

Réunis pour l'étenité

Tel est mon plus cher souhait

Rentre en sa demeure

L'âme plein de bonheur

Avec plus de ardeur

La lettre contre son coeur

Entend un souffle au pas de sa porte

Par Pomme le 14/2/2002 à 11:56:40 (#927665)

Se dirige au seuil de sa porte d'un pas pressé

D'un grand soupir, pense à l'inespéré

Voit le velin, émerveillée

Se précipite sur le velin comme une affamée

Commence sa lecture

Puis mumure

Ou que tu sois mon amoureux

Proche est le jour ou nous serons deux

Réunis pour l'étenité

Tel est mon plus cher souhait

Rentre en sa demeure

L'âme plein de bonheur

Avec plus de ardeur

La lettre contre son coeur

Par La petite Anda le 14/2/2002 à 12:10:25 (#927769)

C'est un très jolie histoire

Par Yodavid le 14/2/2002 à 17:29:20 (#930327)

Oui, bien jolie histoire.
Qui jouait la rose?
J'ai trouvé son interprétation très juste.
Préparant pour les enfants de l'orphelinat un spectacle, je...
*paf*

P.S. : au moins un abruti a été maltraité dans cette intervention qui s'est avérée musclée. Le reste du commando apprécie le récit, surtout récidivez monsieur le hobbit ailé, aucune amande ne vous sera donnée (sauf dans le cadre de vos six repas quotidiens -mais une fois séraphin, ce nombre augmente encore si cela se trouve-).
Bien amicalement.
Vindiou, chef du commando Skeusséj Oli

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