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Missives...

Par Cyran le 8/12/2001 à 17:37:53 (#515369)

La plume gratte doucement la surface du parchemin.

Mes sœurs et frères sélènites, si je vous écris, c’est pour vous prévenir du voyage que je vais entreprendre. Mais je dois d’abord vous conter une histoire. Mon histoire. Qu’est-ce qui peut pousser un homme à occulter son passé à ceux qu’il aime durant quinze années ? Je ne saurais vous répondre… peut-être voulais-je cacher ma folie… ou bien encore vous en préserver.

J’avais seize ans à l’époque mais j’avais déjà l’habitude de vagabonder, le ciel pour seul toit. Que d’insouciance à l’époque… mais je m’égare. Lors de cette escapade, j’avais quitté les frontières de mon pays natal pour une terre riche, peuplée de paisibles paysans.

Je me souviens encore du jour où je suis arrivé au village… comment l’oublier ? Les nuages, lourds de pluie, menaçaient à l’horizon mais j’avais le cœur léger et l’on m’avait renseigné un petit bourg non loin où je pourrais trouver refuge.

Sortant de la forêt, j’aperçus le lieu en question. Tout était inanimé, si ce n’est ces volutes de fumée, anormalement nombreuses. Comment n’y ai-je pas vu là un sombre présage ? Je m’aventurai dans les rues silencieuses ; plusieurs corbeaux prirent leur envol à mon approche. Je devais alors apprendre la raison du calme environnant.

Des dizaines de cadavres jonchaient la place. Diverses maisons n’étaient plus que ruines fumantes. Je continuai de m’approcher, comme mu par une force extérieure. La plupart des hommes avaient été exécutés sommairement… les vêtements déchirés des femmes et les traces de coups ne laissaient que peu de doutes quant à leur sort. Je sentais l’écoeurement et les nausées monter en moi. Pourtant je continuai à laisser mon regard parcourir les lieux.


L’écriture se fait plus hésitante, tremblante.

Je découvris ensuite le corps d’une jeune femme enceinte… éventrée, elle était morte avec le fœtus dans les bras. Hurlant ma folie, je tombai à genoux, impuissant face à tant d’horreur. Lorsque enfin je me tus, une douce mélopée me parvint aux oreilles, d’une tristesse infinie et envoûtante.

Péniblement je me relevai pour en trouver l’origine. J’aperçus une silhouette d’un blanc éclatant. Chancelant je m’en approchai, captivé par cette voix. Je la vis alors… tant de beauté… elle ne pouvait être humaine. D’apparence fragile, ses formes si féminines étaient à peine dissimulée sous une fine robe blanche et immaculée. Elle marchait doucement, de corps en corps, les effleurant du bout des doigts. Ses longs cheveux d’un noir de jais me masquaient ses traits. Paralysé, je la contemplais tandis qu’elle s’approchait inexorablement. Elle releva finalement la tête vers moi, dévoilant un visage au trait si doux mais si triste… jamais je ne pus lire autant de peine qu’au fond de ses yeux émeraudes. Elle tendit sa main vers moi.

Mes souvenirs sont ensuite plus confus… je me souviens d’avoir couru… encore et encore… pour mettre le plus de distance entre elle et moi. Je me souvenais de vieilles légendes décrivant la Mort comme une magnifique jeune femme tendant ses bras aux condamnés. Que pouvais-je faire d’autre que courir ?

C’est suite à cet événement que j’ai perdu mes illusions à propos du monde… j’ai commencé à mieux comprendre les valeurs de Sélène que mon vieil ami m’avait enseigné. J’aidais du mieux que je pouvais les miséreux… mais sans cesse, elle apparaissait devant moi. Les décès se multipliaient autour de moi. Et je fuyais à nouveau.

Cette paranoïa ne cessa de croître au fur et à mesure que le temps passait, jusqu’au deuxième tournant de ma vie. Après avoir couru des heures durant à travers bois, j’arrivai à une petite clairière. Ivre de fatigue, je finis par m’écrouler en son centre. A mon réveil, l’endroit était baigné de la lumière de la Lune. Je fixai l’astre, ne pouvant en détacher le regard. Le pendentif que je portais au cou, et que je n’ai jamais quitter depuis, brillait du même éclat argenté. Je me rendormis paisiblement. Le lendemain, en me désaltérant à un petit ruisseau, je devais me rendre compte que mes yeux avaient adopté une autre couleur… ils étaient désormais d’argent.


L’écriture se ressaisit.

Peu de temps après, j’embarquai sur un navire en partance pour Goldmoon. La suite, vous la connaissez.

Il est désormais tant pour moi de reprendre la route. Je dois retourner là-bas et découvrir ce qu’elle voulait de moi.

Vous savez comme j’ai toujours détesté demander de l’aide… mais aujourd’hui je vous demande de veiller sur ma famille… et sur Zelith.

Au revoir mes amis…

Cyran, vagabond dans le cœur et dans l’âme.



Je rassemble les trois parchemins que je viens d’écrire et m’en vais en direction de Windhowl. Arrivé près d’une maison d’apparence pauvre, je frappe doucement à la porte. Un jeune garçon vient m’ouvrir.

- « J’ai besoin de tes services, jeune Gabriel ».

Je lui tends deux des parchemins.

- « Tu remettras celui-ci aux sélènites tandis que celui-là est destiné à Dame Shaan. Voilà pour ta peine. »

Je dépose dans sa main libre une bourse chargée d’or. Il doit y en avoir suffisamment pour dispenser sa famille de la mendicité durant une année. Je m’éclipse prestement, sachant que les messages seront bien délivrés.

Muni du dernier rouleau, je me dirige vers la côte. Après une petite heure, je découvre enfin ce que je cherchais. Le panier de Zelith. Cette dernière pêche quelques nacres non loin de là. Restant à l’abri de sa vue, je relis les mots par lesquels j’ai conclu cette lettre.

Jamais les mots ne furent mon fort, je ne puis écrire les si beaux vers que tu mériterais. La mélancolie est souvent muse de la poésie mais, lorsque je pense à toi, mon être s’emplit d’une joie incommensurable, de la plus belle des ivresses. Je me dois de partir un moment, mais je pars sans mon cœur car à jamais il t’appartient. Pas de beaux vers, juste ces mots : Je t’aime Zelith.

Dénouant mes cheveux, je me sers du ruban argenté pour lier le parchemin. J’y glisse ensuite une de mes plumes grises qu’elle affectionne tant. Déposant le message dans le panier, je marque un instant d’hésitation.

Avec des gestes lents, je détache mon pendentif et le dépose lui aussi dans le panier.

- « Que Sélène veille sur toi, ma douce Zelith. »

Le pendentif se met à pulser doucement, attendant celle à qui il est à présent destiné.

Jetant un dernier regard mélancolique vers la mer, je m’en retourne chez moi terminer les préparatifs du départ.

Par Karlin Krieg le 8/12/2001 à 18:04:50 (#515488)

Du haut de la colline je l'observais faire ses préparatifs de ce qui semblait être de toute évidence un départ.
Un de plus qui nous quitte...le port n'avait pas connu une telle effervécence depuis bien des années.
J'hésitais un moment à lui faire mes adieux...à quoi bon finalement, nous nous connaissions si peu.
Mieux vaut partir que mourrir...oui, peut être...
Quoiqu'il en soit j'osais croire que le vent me rendrais un nouveau service en lui adressant ce murmure...


...Bonne chance Cyran...

Je fis alors rapidement faire demi-tour à ma monture, des affaires m'attendais. Je suis encore là.

Par Zelith le 8/12/2001 à 19:13:32 (#515810)

Je reviens vers mon panier grelottante et humide. Un lumiere attire mon regard. Je pose les quelques coquillages pechés sur le sol. J'essuie mes mains sur ma jupe puis approche de plus pres mes yeux du panier...

Je m'agenouille pour prendre le pendantif scintillant... Le gardant au creux de mes mains un instant.

Par Mekere LameLune le 8/12/2001 à 19:55:25 (#515995)

Un jeune homme me surprend alors que je suis au cercle.. dans sa main une lettre... Il me la tend en silence... je le remercie d'un hochement de tête.. je n'ai même pas le temps de sortir ma bourse qu'il est déjà partit...

Je regarde cette lettre indécise.. je reconnais l'ecriture de Cyran... les mots qui volent devant mes yeux me serrent le coeur...

je suis au bord des larmes la lecture achevée..


Cyran.. mon frère....

Je regarde la lune déjà haute dans le ciel... je prie Sélène de protéger son enfant....

Je te promet Cyran... je defendrai ceux a qui tu tiens au peril de ma vie...

*soupire*

Je le jure devant Sélène....

prend soin de toi mon frère....

Par Shaan le 8/12/2001 à 20:33:32 (#516178)

Assise, pensive, au fond d'une taverne, dans un coin d'ombre où ma silhouette se fait indistingue, j'aperçois un enfant entrer, et parcourir la taverne d'un regard hésitant. Intriguée, je me tourne légèrement, faisant juste assez de bruit pour attirer son attention, et me mettant de façon telle qu'il puisse me reconnaitre. je vois un instant son visage blêmir a ma vue, comme s'il avait vu un fantôme...ou sa propre mort.

Tant de gens ont cette réaction depuis quelques temps, je n'y prête que peu d'attention et retourne a mes pensées. Qu'elle n'est pas ma surprise lorsque je le vois s'approcher et, d'une main tremblante, déposé rapidement un parchemin sur la table. Je veux lui parler, mais l'enfant s'en est allé aussi prestement qu'il a posé le parchemin...

N'ayant rien de mieux a faire, j'ouvre le parchemin et le parcours rapidement des yeux. A la fin de ma lecture, mon regard se porte vers le ciel, que je peux apercevoir d'une fenêtre toute proche. Le ciel est clair, les étoiles nombreuses, la lune présente...quelques mots franchissent mais lèvres, qui ne semblent destinés a personne.

Bon voyage mon frère...puisses-tu trouver les réponses que tu cherches...

Je me lève ensuite, et sors rapidement sous les regards craintifs, voir haineux de certains clients. Je leur réponds par l'indifférence alors que bientôt, je sens sur mon visage l'air frais de l'extérieur. J'observe , Je scrute les environs... Il ne faut que quelques instants pour que je m'adresse a quelqu'un caché dans l'ombre...a moins que ce ne soit a l'ombre elle-même.

Suis-le, et si jamais il court un danger, défends-le...s'il ne revient pas, tu sais quelles conséquences cela entraînera...

Je m'éloigne ensuite en direction du cercle que je connais si bien...ou connaissais peut-être. Je ne pense pas l'y voir, mais qui sait...

Par Zelith le 8/12/2001 à 21:52:06 (#516499)

Tu veux donc partir Cyran... Je m'assieds sur mes talons envahie d'une immense tristesse. Le pendentif continue a scintiller.

Je vois le parchemin lié mais a quoi bon... Il m'a deja tout dit...Je repose mes yeux sur le pendentif.

Puis prise d'un affolement soudain, je me releve et me mets a courir en direction de chez toi.

Par Cyran le 8/12/2001 à 22:18:38 (#516647)

Je parcours une dernière fois ma maison. Chaque pièce évoque tant de souvenirs, des cris d'enfants, des rires d'amis, le parfum d'Alea. A chaque porte que je clos, un frisson me parcourt, comme si je craignais un côté définitif dans cet acte.

J'arrive finalement dans le petit salon où j'ai rassemblé quelques affaires pour le voyage ; quelques vêtements, de quoi écrire, mon vieil arc et mon carquois. A quoi bon prendre davantage ? Soit je reviendrai rapidement soit... Ma gorge se serre à cette pensée. Secouant la tête pour chasser ce sentiment, je vérifie que la lettre que j'ai laissé à mes enfants est bien en évidence.

Le soleil est encore haut dans le ciel... l'agitation du départ m'a causé un empressement dont je constate l'inutilité présente. Il me reste quelques heures avant le départ du navire. Presque inconsciemment, je me décide à flaner une dernière fois dans les environs.

J'ouvre doucement la porte d'entrée...

Elle est là... Zelith, mon aimée, est devant moi, le souffle court dû à sa longue course. Je sens mon coeur s'emballer... J'aimerais tant la prendre dans mes bras mais n'ose pas... Je reste sans voix, les mains trop tremblantes pour esquisser le moindre signe. Je lui souris maladroitement, sachant que mes yeux doivent briller de larmes naissantes.

Par Zelith le 8/12/2001 à 22:43:01 (#516775)

Ma vue troublée par mes pleurs te reconnait pourtant. Ton parfum, ton visage, tes ailes, au moins une derniere fois te voir.

Je seche d'un revers de main les larmes de mes joues. Je m'approche lentement de toi, mes yeux affolés plongés dans les tiens.
Mes mains paralysées, j'aimerai sortir de ma bouche ces doux mots. Je m'approche encore...
Mon regard plein de questions et de revolte ne souhaite plus te quitter. Je continue a m'approcher.
Ton souffle et mon souffle se melent a present, mes levres tremblantes trahissent mes emotions. Cyran...
Le coin de ta bouche me semble soudain si doux sous mes levres. Mon Amour...

Par Cyran le 8/12/2001 à 23:27:24 (#517028)

Les émotions m'assaillent comme je sens ses lèvres sur les miennes. J'ai l'impression de sentir mon coeur exploser... mais tel l'oiseau de feu de la légende, il renaît. Il renaît plus fort car empli d'un amour sans bornes, plus fort car se sachant aimé.

Une larme s'élance sur ma joue, sa course folle finissant sur le doux visage de mon Aimée. Ne pouvant détacher mes yeux des siens, j'essuie maladroitement la larme.

Doucement, je passe mes bras autour d'elle. Je remarque mes propres tremblements tandis que je l'enlace, témoins de l'intensité de mes émotions. Mais je me moque qu'elle me voit faible ou maladroit, seul mon amour occupe mon être. Je l'enveloppe de mes ailes, comme pour la protéger d'un monde extérieur dont je n'ai plus vraiment conscience.

A voix basse, je lui glisse ces mots à l'oreille :

- "Je t'aime Zelith... je ne veux jamais te quitter..."

Ô Sélène ma Déesse, puisses-tu entendre mon voeux.

Par Zelith le 8/12/2001 à 23:45:05 (#517100)

Un incroyable chaleur naissant de mon ventre envahit mon corps entier entouré par tant de trendresse. Je referme mes yeux, un court instant, puis les ouvres a nouveau. Tes levres et tes yeux accaparent mes sens.

Mes mains restent tendues, m'empechant de te repondre. Comment te dire...

Je me blottis alors contre toi dans un mouvement tres lent. ma tete se pose dans le creux de ton cou, mes yeux se ferment.

Par Cyran le 9/12/2001 à 0:08:51 (#517243)

Dans le silence qui nous entoure, je perçois nos deux coeurs qui battent à l'unisson. Jamais je n'ai connu plus douce musique.

Délicatement je passe ma main dans tes cheveux, avant d'y déposer une de mes plumes, en souvenir du jour de notre rencontre.

Dans un murmure, je te prononce une nouvelle fois ces mots si doux qui me sont si chers :

- "Je t'aime..."

Mais dans mon esprit, ce murmure est un cri que j'adresse au monde.

Par Zelith le 9/12/2001 à 15:57:04 (#519227)

J'esquisse un sourire gardant mes yeux fermés. Submergée par nos torrents d'amour qui se rejoignent aujourd'hui, j'entends un murmure, d'une voix inconnue, j'entends des mots tendres.

Par Cyran le 9/12/2001 à 16:16:44 (#519344)

Ces mots tendres me parviennent, tels la plus douce des caresses. Je me laisse un instant bercé par cette voix mélodieuse.

Je caresse doucement ta joue, prenant conscience du miracle qui vient d'avoir lieu.

- "Ta voix est si douce, mon Amour..."

Par Zelith le 9/12/2001 à 16:34:23 (#519440)

Un peu affolée, j'ai soudain une multitude de choses a te dire. Pourtant tout se bouscule et aucun ne se fraye une place.
Je releve la tete comme pour te demander de l'aide, mes yeux et mes levres tremblants.

Par Cyran le 9/12/2001 à 16:43:48 (#519502)

Je lis le désarroi sur ton visage et mon coeur se serre un peu.

Pour te rassurer, je dépose un tendre baiser sur ton front.

- "Laisse venir doucement les mots... Nous avons tout notre temps, je serai toujours auprès de toi."

Délicatement je prends ta main dans la mienne et je la serre doucement pour t'encourager.

Par Zelith le 9/12/2001 à 16:53:37 (#519568)

Je serre ta main, la leve pour la mener a mes levres. Un long baiser se pose.

" Ne me laisse pas, Cyran... Emmene moi avec toi..."

Mes larmes alors se souviennent de tes projets et s'echappent le long de mes joues.

Par Cyran le 9/12/2001 à 17:10:24 (#519677)

- "Jamais je ne te laisserai Zelith... je t'aime tellement."

Je pose quelques baisers sur tes joues pour sécher tes larmes.

- "Je ne veux pas t'emmener dans un voyage si périlleux..." Ma décision est prise. "Je ne partirai pas... Ton bonheur m'importe plus que tout... Je veux pouvoir te rendre heureuse... Je t'aime..."

Je te souris tendrement tandis que mon pouce caresse ta main si douce.

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