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Legende de la Maison de Karl Etoile

Par Ross le 30/12/2002 Ă  18:33:36 (#2910578)

Il y a de cela quelques jours, ma femme Vaeris et moi-même avons emménagé dans la demeure familiale. Comme chacun le sait, elle se situe en la belle et noble ville de Lighthaven. A lest de la célèbre fontaine, en plein cur de la ville et accolée à une vaste pommeraie.
Suite aux terribles évènements qui ont secoué le vieux Royaume de Goldmoon, et la situation dramatique qui sen est suivit, mon bien aimé Père, le Chevalier Karl, ainsi que sa femme Etoile se sont donnés la mort. Il était devenu difficile de trouver des fossoyeurs, il y avait tellement de gens à enterrer et trop peu de gens dans la force de lage souhaitant exercer ce métier, aussi fus-je obligé de les enterrer moi-même. Jai choisit de les ensevelir là où ils avaient choisit de mettre fin à leurs jours, tout près de la tombe dHarrek, lieu sacré de lancien culte Brehanite. Avec courage je les allongeais lun à coté de lautre dans un large trou que javais creusé avec une pelle trouvée chez Bertime. De leurs enfants, Golgotha, Cristale, Yhllinia, et Aube Céleste, tous avaient disparus. Jétais probablement le seul survivant de cette apocalypse.
Vaeris se tenait à mes cotés, elle aussi les avait connus. Au moment ou je lançais la terre sur leurs cadavres, japerçus une petite clé qui sortait dune poche du plastron de mon Père. Intrigué, je me penchais pour la saisir, je ne lavais jamais vu auparavant, une minuscule clé toute rouillée. Je la mis de coté et terminais mon sombre travail en récitant un vieux chant Brehanite entendu lors des rares réunions auxquelles javais assisté.
Une fois rentré dans la maison familiale, je me mis en quête dune serrure qui serait liée à cette clé que javais trouvé. Pendant plusieurs jours je la cherchais, mais sans résultat. Dépité, javais décidé dabandonner lorsquune phrase de mon Père me revient à lesprit. Lorsque jétais encore un jeune garçon, il mavait interdit de jouer à même le sol, prétextant que cela métait totalement interdit. Maintenant je me disais que peut être il y avait quelque chose de caché dans le sol de la maison, sous le bois. Un jour que je fus seul, je ressortis la pelle et jentrepris de retourner complètement le sol de la maison. Je détruisis les lattes de bois et commençais à creuser, partout. Je vociférais, agacé par ce mystère que je créais moi-même. Nimporte qui aurait jeté cette clé pourrie, mais je connaissais bien mon Père et je savais quil naurait pas conservé une clé en si mauvaise état pour le plaisir, il devait exister un coffre recelant un trésor, ou que sais je encore !
Enfin ma pelle tapa sèchement contre un objet métallique, et je ne fus même pas étonné de dégager une petite tablette de bois fermée par une serrure ancienne. Fébrilement, les mains tremblantes et le corps en sueur, je saisis triomphalement la tablette dans une main et la clé de lautre. Japprochais la clé de la serrure, elle pénétra parfaitement et en la tournant, jentendis un petit clic qui me fit crier de joie. Dans la petite boite, des feuilles jaunies par le temps étaient attachées ensemble par un cordon de lin. Une petite pierre ronde et verte partageait la tablette avec les feuillets. Je la fis tourner entre mes doigts puis la reposa, et couru minstaller au bureau de mon Père afin de lire ce que le Chevalier Karl avait pris grand soin de protéger des yeux du monde.

A première vue, il sagissait dun récit manuscrit. Je parcourus dun il les différentes feuilles, et je constatais que lécriture de lauteur se détériorait subitement vers le milieu pour devenir complètement illisible vers la fin. Aucune signature à la fin, juste des gribouillis presque indéchiffrablesdu moins pour le moment. Je comptais bien prendre le temps nécessaire pour tout lire. Je repris la première feuille et entamais la lecture.



Premiere feuille

Aujourdhui il fait si froid que je dois demander des bûches de bois à notre voisin. Mon stock est épuisé car je dois laisser le feu allumé toute la journée ou presque dans la cheminée pour ne pas que Trisha et moi gelions. Elle est couché au lit je crois quelle nest guère en forme. Elle a à peine touchée la soupe brûlante que je lui ai apporté ce soir. Je suis inquiet de devoir la laisser toute la journée demain, mais je suis contraint de partir vers Windhowl pour vendre mes couteaux.

Diable son état a empiré depuis hier soir, elle tousse si fort que jentendais tout juste le ventre rugir contre les fenêtres. Son front est brûlant, demain jirais quérir le soigneur du village, il va me prendre toute ma recette de la semaine mais peu importe, je mangerais moins ces jours ci. Et cette maudite tempête qui ne veut pas nous laisser en paix

Ce guérisseur de malheur ma conseillé de préparer les funérailles de ma femme ! Mon Dieu, je lai renvoyé à coup de bottes en lui jetant ses pièces dor ! La nuit venue, voyant que ma femme respirait de plus en plus difficilement, jai fait une prière et jai couru vers le temple de Lighthaven, enfin tout près du temple, chez un sorcier du nom dAraknor. Je lui ai expliqué brièvement létat préoccupant de ma femme, il est venu de suite et ma lui aussi prédit la mort de Trisha pour les jours à venir ! Je lai empoigné en lui demandant de faire quelque chose, que jétais prêt à tout pour la sauver. Il ma sourit et ma dit quil existait un moyen de la sauver, mais que je devais accomplir une petite tache pour lui. Si je revenais à temps avec ce quil me demandait, il pourrait la sauver.
Je connaissais les rumeurs sur cet homme quon prétendait malfaisant, mais je navais pas le choix, jacceptais précipitamment, ne sachant pas au-delà de quelles difficultés je courrais.

Hum, le talent est passé de père en fils, je vois...

Par Lady Guenievre le 30/12/2002 Ă  19:29:32 (#2910952)

Semble ressasser quelques idées noires et, grommelante, se marmonne a elle-même

GrHumpf.. tel père tel fils... Mouais... Grmmblbl... tout juste bon a tester les limites de la patience... Grmblbl...

Se prend un drake et avec des gestes brusques l'écaille, le vide, le prépare...
puis un autre... et encore un autre...

Ce jeune arrogant la faire patienter, elle!
Redouble d'ardeur à la préparation des drakes...

Par Lady Guenievre le 30/12/2002 Ă  19:33:16 (#2910977)


:lit: :amour: :lit:
Z'en veuxxxxxxx encoreeeeeeeeeeeeeeeee!!!!!!!!
Rahhhhhh, elle commence trop bien celle la! *fannnnnnnnnn*
Mais bouh ze l'aime pas Ross! :p

Par Schum Saax le 30/12/2002 Ă  19:53:28 (#2911097)

:lit:
très belle histoire, mais la tu nous fais patiente tout l'effet retombe envoie vite la suiteeeeeeeeeee!!!!
*attends impatiemment la suite de l'histoire*
:lit:

Par Rousseau Sol/ Guaboo le 30/12/2002 Ă  19:55:43 (#2911110)

Héhé, Bravo Jolie récit l'ami continuez donc à nous conter cette histoire


---------------
Rousseau homme de coeur et d'esprit
Ă©coute les odes de ces malheureux...
leurs histoires deviendront nĂ´tres

Par Sylftang --- le 30/12/2002 Ă  20:09:36 (#2911217)

Un récit fort bien écrit!
On distingue bien la partie "journal personnel" par son style..

Tres joli!:lit:

Par Brianos-Idole le 30/12/2002 Ă  20:09:41 (#2911220)

Joli récit. Un bémol cependant: ce bon Ross semble avoir hérité de son père la manie (car ce n'est pas la première fois que je le remarque), de ne jamais citer Etoile avant Karl. Quel manque de savoir-vivre...*soupire*

Par duracelle valygar le 30/12/2002 Ă  20:24:34 (#2911301)

Vraiment bien ecris, felicitation, et vite hein je crois que je ne suis pa seule du tout a ettendre la suite ;)

Par Horty-FCB le 30/12/2002 Ă  20:50:33 (#2911456)

*attend vivement la suite*

Excellent récit Ross, qui nous promet bien du plaisir par la suite.

:lit:

Par Ross le 30/12/2002 Ă  21:58:50 (#2911817)

Deuxième feuille

Il mexpliqua donc que je devais me rendre sur lîle voisine de Ravens Dust, et que je devais minfiltrer dans le camp Orc proche de notre capitale Silversky. Notre Royaume est actuellement en guerre contre les orcs, et il est donc presque impossible de se rendre chez eux. Araknor maffirma avoir besoin dun bracelet détenu par lun des shamans et il massura quune fois en sa possession, il aurait les facultés suffisantes pour guérir ma femme. Bien sur, je rétorquais que cétait pure folie, maventurer en territoire ennemi et revenir en vie avant que Trisha ne succombe était presque infaisable.
Cependant cétait sans doute mieux que dattendre en la regardant partir. Jemportais un couteau que javais taillé moi-même, une carte et ce carnet.

Je me rendis en Windhowl ou je donnais mes dernières économies à un magicien qui me téléporta sur Silversky. La ville semblait en ébullition, des soldats en arme circulaient au pas de course dans tous les sens. Jinterpellais lun dentre eux et il mexpliqua que les Orcs organisaient une contre offensive de grande ampleur, une armée puissante et nombreuse se massait à lentrée nord de la ville. Le Roy avait quitté la ville par précaution et un Chevalier Pereim organisait la défense de la cité. Le soldat ne men dit pas plus et se dépêcha de rejoindre sa garnison. Pour moi cétait loccasion rêvée, le camp Orc serait sans doute moins bien gardé et si toute leur attention se concentrait sur Silversky, jaurais peut être une chance datteindre mon but. Je me rendis donc à la sortie Ouest qui était bien entendu fermée.
Les lourdes portes mempêchaient de poursuivre ma route, il me fallait trouver un moyen de les franchir. Je rebroussais chemin et me promenais en ville, une idée en tête. Je dérobais à un vieux marchand une corde et la nuit tombée je me faufilais sur la muraille. Je pris bien soin de ne pas me faire remarquer des gardes qui patrouillaient et je fixais la corde à un créneau. Je lançais le reste le long de la muraille, du coté extérieur et descendis tranquillement. Hélas je navançais pas aussi vite que prévu, et un garde dû apercevoir ma corde car jentendis des cris provenir du haut des murailles. Je me hâtais et arrivé presque en bas, une flèche me frôla lépaule. Affolé, je sautais et mécrasais à terre tandis que dautres flèches tentaient de môter la vie. Je pris mes jambes à mon cou en fuyant à travers les plaines mais un archer sans doute meilleur que les autres ou tout simplement plus chanceux réussit à matteindre à la cuisse. Je continuais tant bien que mal et arrachais comme je pus le projectile de ma jambe qui se mit à saigner. Je bandais la blessure et repris ma route, en suivant la direction du nord.

Ma carte me fut bien utile et jarrivais tout près des grottes menant au camp des orcs. Comme je men doutais, seuls quelques guerriers surveillaient lentrée. Je touchais et retouchais le pommeau de mon précieux couteau en réfléchissant à la façon dont jallais pénétrer dans ces grottes. La pensée de ma femme memplit de courage et dun pas décidé javançais.

Par Lady Guenievre le 30/12/2002 Ă  22:11:07 (#2911919)



:lit:
*boude*
Je savais qu'il Ă©tais vilain Ross...
C'est trop courttttttttt! :o
Sniffouille :sanglote: *pleure* :sanglote: Ouinnnnn

Par Ross le 31/12/2002 Ă  16:28:56 (#2917218)

Troisieme feuille


Je ne pouvais me permettre dattendre des heures et des heures le moment opportun pour attaquer, la vie de ma chère femme était en jeu et je devais me dépêcher. Jétais caché derrière un gros rocher, à quelques mètres seulement de lentrée mais une dizaine de guerriers orcs montaient la garde. Mon brave couteau était certes bien affûté mais me défaire dune telle troupe semblait un brin délicat. Je décidais donc de ruser et commençais à faire brûler deux ou trois brindilles sèches. Jespérais attirer leur attention par ici et tandis quils seraient à flairer par-là, je rentrerais en passant dans leur dos. Plan bien fragile mais certainement plus avisé que foncer tel un Brehanite de base. Le feu prit très rapidement sur ce sol sec et aride et je contournais la grotte, me mit à plat ventre pour contempler la scène. Au bout de longues minutes, jenrageais en ne voyant aucune fumée puis enfin un petit filet fumeux se transforma en fumée grise derrière le rocher. Les Orcs, surpris, saisirent leurs armes, lâchèrent quelques cris, probablement des jurons, et avancèrent en masse vers le rocher. Malheur ! Il restait un orc devant lentrée de la grotte ! Plus le choix, accroupit je me dirigeais vers lui, et tel un loup je fondis sur lui le couteau au poing et légorgeais dun seul geste, avant quil nait eu le temps ou de crier, ou de se rendre compte quil venait de trépasser. Pas le temps de jubiler sur cette victoire facile, je me relevais et couru en direction de lobscure grotte orque.

Jaurais dû emporter une torche..impossible de morienter.jai erré longtemps sans croiser quiconque. Je ne connaissais pas du tout ces cavernes, et je tentais au hasard différents couloirs.sans grand résultat. Un moment un cri strident me fit relever la tête, et un monstre volant me percuta en plein visage. Je criais et portais mes mains à mes yeux, par pur réflexe. La créature ailée reprit son vol en le ponctuant de cris aigus qui séloignaient petit à petit. Mon front saignait et jessuyais dun revers de main la sueur mêlée au sol qui barbouillait mon visage. Je repris ma route, tournant ici à droite, ici à gauche, si bien que je terminais complètement perdu. Je massis et pris ma tête dans mes mains sales et pleines de terre. La tristesse menvahit, me submergea et je ne pus retenir des grosses larmes qui roulèrent sur mes joues. Jallais perdre ma femme, et mourir fou dans un labyrinthe !

Alors que mon esprit partait en rêveries cauchemardesques sur les récents évènements, jentendis nettement un grognement tout près de moi. Encore une créature malfaisante, cette fois ci je ne me laisserais pas faire. Je pris mon couteau et dun pas volontaire mengageais vers cette bête probablement hideuse et repoussante qui gémissait tel un sélénite ayant perdu son arc.

Par Ross le 31/12/2002 Ă  17:57:58 (#2918020)

Quatrième feuille



Ses plaintes se faisaient plus précises à mesure que javançais, pas à pas. La pénombre de la cave mempêchait de voir au-delà de trois ou quatre mètres. Jarrivais dans une petite salle sculptée à même la grotte, avec en son centre un minuscule lac. Une forme était recroquevillée dans un coin, sous des haillons puants. Je mapprochais, prêt a bondir. Je le frappais dun coup de botte pour voir sa réaction. Des pleurs dune tristesse infinie résonnèrent en écho dans la caverne. Intrigué, je me penchais et soulevait le tissus recouvert de poussière. A ma grande surprise, un humain, ma foi assez jeune, mais terriblement maigre et sale, était pelotonné et quémandait grâce.
« Allons lami, relève-toi.
-Mais.. »
Il leva la tête vers moi et me regarda de ses grands yeux bleus. Je massit à ses cotés et le questionna, il me répondit de sa voix tremblotante et entrecoupée de sanglots.
« Qui es tu ?
-Je mappelle Arkhaal, je suis de lArmée du Roy. Jai été fait prisonnier par les orcs, mais jai pu menfuir. Je me suis réfugié dans ses grottes..on ne peut pas sortir..ils sont partoutje suis sur quils mentendent.mépientet lorsque je serais faible ils mabattront comme un chien.
-Je dois absolument aller au camp des orcs. Cest vital, pourrais tu my conduire ?
-Ah ça non, jamais. Vous savez ce quils font aux humains ? Ils violent les femmes des jours durant avant dabréger leurs souffrances dun coup de hache sur le crane. Ils brûlent les enfants encore vivants et torturent nuit et jours les hommes. Regardez
Il releva sa cotte de maille en lambeaux et je grimaçais en découvrant des cicatrices énormes sur tout son corps. Plus que des blessures de guerre, des marques de souffrance qui le rendrait soit fou soit officier.
-Ecoute-moi, ma mission est de grande importance. Et tu vas maccompagner, je te promets que nous allons tous deux nous en sortir. Si tu ne viens pas, de toute manière tu mourras, sois en assuré. Suis-moi, aide-moi, et nous survivrons. »

Il mit un certain temps à geindre et maudire ma venue, puis accepta. Il savait ou se trouvait la sortie, je le suivais et en moins dune heure nous étions parvenus à quitter les grottes. Je fus étonné de constater quaucun garde ne surveillait cette sortie. Ils sous estimaient les hommes, mais leur sottise faisait mon affaire. Il était temps de trouver un shaman orc, je demandais à mon acolyte de mindiquer ou en trouver un. Il me montra une petite baraque en bois mais refuse davancer plus loin, aussi le fis je attendre tout près, tandis que jentrais tranquillement dans la maisonnette. Toujours aucun orc dans le village, ni dans la maison..étrange. Je me mis à fouiller partout en espérant trouver un bracelet, en vain. Jentendis alors un grand bruit à lextérieur, je mapprochais de la fenêtre et épiais dehors. Un orc de grande taille portant une robe noire suivi de deux orcs guerriers se dirigeaient vers moi. Lorsquils furent tout près, japerçus le bracelet que je cherchais, au poignet du grand orc en robe. Je me cachais derrière la porte, et mon cur se mit à battre très fort lorsque la porte grinça et que la mine patibulaire du premier orc fit son apparition.

Par Aden Voorhees le 31/12/2002 Ă  18:07:14 (#2918081)

:lit:

Pas mal du tout ! :)

Par Schum Saax le 31/12/2002 Ă  18:13:56 (#2918134)

:lit:
vraiment super continue
j'adore cet histoire, *attends la suite*

:lit:

*boude*

Par Lady Guenievre le 31/12/2002 Ă  20:06:13 (#2918831)

:enerve: :o :enerve:
C'est cruel de mettre une si bonne histoire et de faire attendre pour la suite!
Tu serais pas sadique par hasard? :doute:
:p

Par schum446 le 1/1/2003 Ă  4:10:36 (#2920323)

*a attendu toute la nuit la suite et espere qu elle arriverai bientot*

Par Ross le 1/1/2003 Ă  21:42:53 (#2923817)

Cinquième feuille


Un cri de rage sortit de ma gorge lorsque mon couteau trancha la gorge de lorc. Il seffondra en se tenant le cou dune main. Lautre guerrier saisit sa lourde épée et sans réfléchir se rua sur moi ! Par je ne sais quel hasard, je parvins à léviter et à lancer mon couteau, mais bien que très aiguisé, il ne put transpercer larmure de cuir cloutée. Lorc partit dun rire gras en faisant tournoyer son arme au-dessus de sa tête, sapprêtant à me réduire en morceaux.

Je crus ma dernière seconde arrivée et je fermais les yeux pour ne pas assister au terrible spectacle. Mais ce ne fut pas moi qui cria de douleur, mais lorc, en réouvrant les yeux, je le vis tomber à terre. Mon compagnon le brave Arkhaal lavait trucidé dun coup dépée ! Et il nétait pas seul, pendant mon absence il en avait profité pour libérer ses compagnons humains, et les armer. Le Mage orc fut également tué, et je mis son précieux bracelet dans ma poche en remerciant les soldats de ce bon Roy Théodore ! Une fois en route pour les cavernes orcs, une patrouille ennemie saperçue de notre présence et se lança à notre poursuite. Il nous fallut donc courir à travers les forets pour enfin goûter aux joies du labyrinthe. Bien évidemment, les orques nous suivaient sans relâche, et sans laide de Arkhaal, qui connaissait parfaitement les grottes, nous nous serions sûrement tous perdu.

Nous sommes donc arrivés sans encombre à la sortie, et par chance seuls quelques orcs surveillaientils subirent le courroux des anciens prisonniers.
Nous sommes rentrés triomphalement à Silversky, en croisant sur notre chemin les hordes orques, en pleine déroute, qui tentaient de se replier. Arkhaal fut accueilli en héros pour avoir sauvé ses compagnons darme. Quant à moi, je me rendit chez un magicien qui menvoya en quelques secondes sur Lighthaven. Sans prendre le temps de respirer, je courus en direction de ma demeure, jouvris la porte avec fracas et dans un souffle jappelais Araknor.

Le nécromancien se tenait au chevet de ma femme, qui ne respirait plus. Il me prit le bracelet hâtivement et mexpliqua quil devait réciter des formules magiques dans le but de faire revenir ma femme à la vie. Mon sang ne fit quun tour et je me penchais sur elle : son cur ne battait plus, jétais arrivé trop tard !
Araknor me rassura et commença ses récitations dans une langue qui métait inconnue. Apres plusieurs minutes de concentrations intenses, un voile noire se forma autour de ma Trisha, puis une ombre lentoura. Le magicien hurla et lombre pénétra toute entière dans le corps de ma femme ! Je frémis en me demandant quelle sorte de magie il utilisait, puis je chassais cette pensée, mieux valait ne pas le savoir. Le débit de parole dAraknor diminua pour finalement cesser. Il me sourit :
« Votre femme est en vie, Sir. Et elle vivra encore longtemps. Je vous laisse. »

Et sans rien demander, il quitta, et ma maison, et ma vie.

Par Ross le 1/1/2003 Ă  21:56:13 (#2923887)

Sixieme feuille

Aujourdhui je me décide à reprendre ce carnet. Il me faut terminer cette histoire. Comme lavait annoncé Araknor, ma femme a survécu, mais il y eut une conséquence fâcheuse. Chaque jour qui a passé, jai sentit mes forces mabandonner, tandis que ma femme se sentait de mieux en mieux. Je ne sais quel sortilège il nous a lancé, mais au cours des derniers mois, des dernières années, je me suis lentement mais sûrement affaiblit. Cela doit faire 4 ans maintenant et je parviens à peine à tenir ce crayon. Je profite dun rare moment de solitude pour écrire. Je ne peux tout de même mempêcher de remercier ce nécromancien qui a fait en sorte quelle vive, et que je puisse passer plus de temps avec elle. Aujourdhui jen paie le prix, mais je suis heureux. Ces quatre dernières années, jen ai profité, oh oui, chaque instant je les ai passées avec elle, jai eu si peur de la perdre.
Profiter oui..il ne faut pas oublierla vie.clé combattre..mort




Les derniers mots sont presque illisibles.
Jaimerais savoir ce quest devenue cette femme Trisha, je nen ai jamais entendu parler.
Je comprends ce que cherchais à dissimuler mon Père, vivre dans une maison ou a eu lieu ce drame, ou a eu lieu ce rituel de nécromancie, voilà qui était gênant. Cela dit je trouve étonnant quil ait choisit dy rester, comme si il était lié à cette demeure.
Je rangeais les feuilles dans la petite boite, et la jetais au feu.
Jétais bien décidé à suivre les conseils de lhomme du récit, jallais profiter de ma femme.

Par Etoile le 2/1/2003 Ă  1:20:19 (#2924784)

Il est des choses Ă  laisser dans l'ombre.....

*se dit que Ross à bien fait de tout brûler*

Par Lady Guenievre le 2/1/2003 Ă  8:05:18 (#2925740)

:lit::(:lit:
Pas bien de brûler de si beaux écrits! :(
M'enfin, c'Ă©tait merveilleux comme histoire! Merci! :merci:




Par Dahna Lyhrel le 2/1/2003 Ă  23:00:10 (#2930921)

Une belle histoire Ross ;)

Par Schum S... le 2/1/2003 Ă  23:14:32 (#2931000)

:lit: :lit: :lit:
vraiment une super histoire, toute mes félicitation ross!!
oui l'homme de l'histoire avait bien raison..
*réfléchi*

*se faufile auprès de sa femme*
:amour: :amour:

Par Alayan le 2/1/2003 Ă  23:39:24 (#2931182)

Magnifique histoire, j'ai adoré comment tu racontes le combat contre les orcs etc etc, ca m'a vraiment donné envie de lire, vraiment c'est magnifique. :)

Par Ines / Amédée le 3/1/2003 à 10:53:30 (#2933472)

Oui comme les autres l'ont dit tres belle histoire :)

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