Bienvenue sur JeuxOnLine - MMO, MMORPG et MOBA !
Les sites de JeuxOnLine...
 

Panneau de contr√īle

Recherche | Retour aux forums

JOL Archives

Retour à Trandling - 74ème partie

Par Tessa le 9/11/2002 à 15:08:41 (#2519789)

- Index -

Tessa, passé et avenir

A lécart, Dodgee observait les lourdes portes quil leur faudrait franchir. Là, quelque part sur les murailles, il pouvait ressentir une noire présence qui ne lui était pas inconnue. Lhomme au masque de démon était là, sans doute, à contempler cette marée humaine qui allait déferler sur ses dernières défenses. Le séraphin détourna le regard, se retournant juste à temps pour voir la guerrière sapprocher.

Tessa. La jeune fille √©tait devenue femme. Tant de temps s√©tait-il √©coul√© ? Il revoyait encore la jeune fille qui contemplait, choqu√©e, les cadavres de sa famille, ces corps sans vie qui quelques instants auparavant riaient encore avec elle. A pr√©sent il avait une fi√®re guerri√®re devant lui, portant cette √©p√©e quil lui avait offerte autrefois, une lame qui avait connu son lot de destruction. Il y avait toujours ce regard clair, ces yeux dun bleu gris troublant, mais celle qui se cachait derri√®re n√©tait plus la m√™me. Linnocence avait disparu, la petite fille n√©tait plus, seule restait cette √Ęme qui brillait toujours avec la m√™me force que lorsquil lavait connu

Il √©tait l√† √† contempler la bataille √† venir. Il ny aurait gu√®re de r√©pit, pas de place sans doute pour ces discussions qui semblaient si futiles quand on ne savait si lon serait encore debout dans quelques heures, quelques journ√©es. Elle avait h√©sit√© √† venir le trouver. Quelle folie Elle avait fait tout ce chemin avec lespoir fou de retrouver le s√©raphin, et maintenant quil n√©tait qu√† quelques m√®tres delle, elle h√©sitait ? En un instant, tout lui revint, les derniers √©v√®nements quelle avait v√©cus sur les terres de Goldmoon, ses doutes, ses questions, et finalement ce d√©part, cette ultime qu√™te quelle s√©tait impos√©e. Jadis, lhomme aux ailes blanches √©tait un garde royal, et elle une simple paysanne. A celle qui navait plus rien, il avait propos√© un choix tacite, celui daccepter l√©p√©e quil lui tendait ou de la refuser. Sa main s√©tait referm√©e, ferme, sur le poignet. Elle navait jamais faibli depuis. Il lui avait parl√© dun ami alors, et de la vengeance, des mots qui ne signifiaient rien pour celle qui avait tout perdu. Le jour o√Ļ elle aurait trouv√© le repos, elle serait digne de cette lame. Oui, tels √©taient ses mots alors. L√©tait-elle vraiment aujourdhui ?

Il sétait retourné, son visage sélargissant dans ce doux sourire. Lui navait guère changé pendant ces années. Il avait ce coté détaché qui lui conférait une aura différente, comme étrangère à toutes ces batailles alors quil était comme elle au cur des affrontements à présent. Que pouvait-il bien penser ? Elle qui avait tant de fois imaginé le retrouver, dune manière ou dune autre, ne savait plus comment réagir. Elle aurait voulu pouvoir laider, comme lui lavait aidé alors. Elle lavait cru mort. Elle aurait simplement voulu le voir sourire, devant tout le chemin accompli, ou lui parler de son choix dalors. Mais voilà quelle en perdait ses moyens, esquissant un sourire gêné pour seule réponse. Ce fut Dodgee qui savança pour se porter à sa hauteur, alors quelle rompit finalement le silence.


-Tu es blessé. Je Je tai cru mort, je ne pouvais traverser Jai cru que Incapable daligner ses mots, la guerrière se contenta de désigner les bandages, les blessures que portait encore le séraphin, même sil semblait ne plus y prêter attention
-Jai eu beaucoup de chance. Joublie parfois combien la vie est fragile, et je naurais cru devoir le constater moi-même. Je ne pensais pas te trouver alors, pouvoir appeler à laide. Pardon si je tai causé du souci. Tu as beaucoup changé depuis, tu es devenue une guerrière accomplie. Je suis heureux de te revoir, Tessa, même si jaurais aimé le faire en dautres circonstances.
-Je Je savais que je devais venir, quelque part. Que je ne conna√ģtrais sans doute pas cette paix avant den avoir parl√©, avant dachever cette boucle l√† o√Ļ elle avait commenc√©. Et maintenant que je suis l√†, je ne sais plus quoi dire. La femme baissa l√©g√®rement les yeux, comme pour chercher ses mots.
-Je sais les questions que tu te poses Tessa et je peux lire les réponses dans ton regard. Tu le peux sans doute aussi. Tu les connais, au fond, puisque tu nas fait ce chemin que dans lespoir de les recevoir, de les entendre Ce disant, il sétait retourné, marchant lentement. Les mots venaient un à un, calmement, de cette voix rassurante et posée. La même voix quautrefois.

Il avait raison. Elle le savait même si elle navait pas voulu le voir. Bien sur, elle aurait aimé quil approuve les choix quelle avait fait. Quelque part, elle aurait aimé avoir son avis sur tous ces combats toutes ces batailles quelle avait du mener. Mais tout lui semblait si vain à présent. Elle avait vécu par les armes, elle avait fait son choix. Malgré les doutes et les questions, elle avait toujours essayé de faire de son mieux, ce quelle estimait être son devoir. Non, la réponse ne pouvait venir du séraphin, ou dun quelconque autre. La réponse se trouvait en elle. Etait-elle en paix, avec toutes ses questions et ses inquiétudes ? Elle était Tessa, une guerrière de Brehan, avec ses qualités et ses défauts. Elle avait failli succomber à plus dune influence, devenir une autre. Là, perdue au milieu de contrées qui lui étaient étrangères, elle nétait plus quelle-même. Tessa, tout simplement. Oui, elle savait qui elle était, ce quelle avait fait. Elle avait fait ses choix, et elle les avait acceptés. Elle sétait sentie redevable, et elle avait une occasion de lui apporter son aide. Lhonneur. En paix avec elle-même.

-Je crois que je comprends. Sa voix était sereine à présent. En quelque sorte, elle avait enfin trouvé ce quelle cherchait depuis si longtemps.
-Tu as pris tes décisions Tessa, et je ne peux que me réjouir de te savoir en paix. Qui serais-je pour les juger ? Non, ta destinée tappartient, et cest à toi de la tracer, sans laisser ces autres timposer quoi que ce soit.
-Jai une dette envers toi. Non pas une dette, tu ne laccepterais pas. Mais je veux me battre ici et maintenant, gagner cette guerre pour toi, pour tous ceux qui ont donné leur vie pour que nous arrivions jusquici. Il nous reste ces bataille alors. Accepte que je toffre mon aide, comme jai jadis reçu la tienne. Cette épée saura bien servir à nouveau.
-Jaimerais pouvoir refuser que dautres viennent encore et encore donner de leur sang pour combattre ces l√©gions. Jaimerais pouvoir... Mais nous aurons besoin de toute la bravoure, et de toutes les bonnes volont√©s pour venir √† bout de ce qui nous attend sous la cit√©. La vrai bataille nous attend encore Je serais honor√©, et heureux de te savoir √† mes c√īt√©s pour la livrer.

Par Tessa le 9/11/2002 à 15:10:22 (#2519795)

Dans moins dune heure, lassaut sur la forteresse serait lancé. Comme la plupart des combattants encore en état de se battre, Tessa se préparait, mettant à profit ces derniers instants de calme pour prier Brehan. Alors que les mots se formaient, presque par habitude, pour rejoindre ce chant, cet hommage adressé au dieu de la guerre, ses pensées étaient pour eux, tous ses frères darmes quelle avait abandonnés pour venir ici. Les souvenirs des luttes quelle avait pu mener alors, à leurs cotés la rendirent quelque peu nostalgique. Comme elle aurait souhaité les voir ici, avec elle. Nul doute que ses fidèles compagnons nauraient pas hésité une seconde pour venir combattre les légions des relevés. Mais ils nétaient pas là, et seul le silence sembla répondre à ses prières.

Loin, bien loin des terres du nord et de la triste bataille à venir, un événement se produisit pourtant. Comme répondant à un appel, les pierres étoiles, ces pierres qui liaient certains membres du clergé de Brehan sétaient mises à luire. Le signe nétait que trop clair, pour tous ceux qui en portaient. Un de leur frère, un des leurs avait besoin daide. Tous pouvaient tenter de laider, mais répondre à lappel nétait pas sans danger, et seuls ceux qui nétaient pas déjà occupés et qui sauraient voyager dans le surmonde, délaissant leur enveloppe corporelle pourraient répondre à lappel. Quelques instants plus tard, quelques pierres étoiles se mirent à laisser éclater leur
lueur, alors que leurs possesseurs les utilisaient pour essayer de trouver do√Ļ pouvait provenir cet appel.

Lappel avait r√©sonn√© comme une temp√™te dans un verre deau , et pourtant sa source √©tait loin, cach√©e. Les t√©n√®bres semblaient avoir fait leur les lieux, simmis√ßant partout, se m√™lant aux couleurs pour les assombrir. Qui donc avait pu les appeler ? Tout autour, les g√©missements √©taient audibles, autant d√Ęmes rassembl√©es, tortur√©es ou prisonni√®res. Pour les br√©hanites qui avaient choisies de tenter le voyage, celui ci devenait toujours plus difficile. Les √©nergies du lieu semblaient essayer de les happer, de drainer les quelques forces quils employaient pour se mouvoir dans le surmonde. Le mal √™tre √©tait presque tangible, renfor√ßant ce sentiment doppression qui les gagnait lun apr√®s lautre. Ceux qui ne s√©taient pas pr√©par√©s, ou qui navaient plus de force furent contraints dabandonner, retournant √† leur corps avant de conna√ģtre un sort peu enviable, et seuls deux continu√®rent leur
route, co√Ľte que co√Ľte. Cest √† cet instant que Ghorghorbay reconnut son fr√®re darme Dagaorix, qui avait lui aussi re√ßut lappel.

-Ghorghorbay, ainsi toi aussi tu as entendu lappel ?
-Oui Quest ce donc ? Je ne connais ni le lieu ni ces gens Lequel de nos frères peut bien être ici et avoir tant besoin de nous ? En tout cas ce lieu ne minspire guère Il sen dégage une magie qui draine mes forces.
-Je ne le sais Mais quel quil soit, il nous faut le retrouver. Par Brehan il ne sera pas dit que nous laisserons lun des n√ītres dans le besoin, m√™me aussi loin quil puisse se trouver. Cherchons chacun de notre c√īt√© si nous pouvons le retrouver, ces terres semblent si vastes. Il faut nous h√Ęter.

Plus déterminés que jamais, malgré les énergies négatives qui semblaient saper leurs forces, les deux bréhanites se lancèrent à la recherche de celui ou celle qui avait pu les appeler. Quelque part, au milieu de la tourmente, leur sur de foi, Tessa achevait sa prière, et fourbissait ses armes.

Cela faisait déjà tant de temps quils navaient pas eu la moindre nouvelle de leur sur. Elle qui était partie en leur laissant un simple mot, ils la retrouvaient prête à mener une bataille, une de plus face à des forces quils avaient ressenties sans même les avoir vues. Il nétait pas difficile de deviner quelle avait plus que jamais besoin de leur soutien. Pourraient ils laider, pourtant, malgré la magie noire qui infestaient les lieux ? En auraient-ils la force, alors quils devraient mettre leur propre existence en péril ? Les questions ne se posaient même pas dans lesprit des deux bréhanites. Leur sur avait besoin deux, et cela seul leur importait sur linstant.

Concentrant leur force, les deux spectres essayèrent de prendre contact avec la guerrière. Une voix, puis deux. Leffort était bien plus difficile quils ne lauraient imaginé. Cétait comme si une énergie incroyable avait pris possession de ces terres maudites, et interférait avec leur tentative. Dans un premier temps, ils crurent avoir échoué, quand enfin la femme sembla troublée, avant de les chercher du regard.

-Ghorghorbay ? Dagaorix ? Est-ce bien vous ? Que Comment est-ce possible ?Tessa semblait ne pas pouvoir les voir, et pourtant, elle avait entendu des voix, des voix qui appartenaient à son passé, et quelle naurait cru pouvoir entendre. Etait-ce encore un miracle de Brehan ?
-Ne tinquiètes pas Tessa Nous Nous avons entendu ton appel, et nous allons taider comme nous le pourrons
-Mais
-Tu ne comptais tout de m√™me pas combattre sans nous en laisser ? Si nous ne pouvons agir physiquement, nous serons l√† pour te prot√©ger. Va maintenant, nous serons √† tes c√īt√©s.

Alors que résonnaient les cors sonnant lassaut, une guerrière se portait au combat, le sourire aux lèvres. Elle savait que ses prières avaient été entendues, et que ses frères étaient là, avec elle. Peu lui importait de ne pas pouvoir les voir, elle les savait présents. Cela était pour elle, la meilleure des bénédictions

Par Zeed Mithror le 9/11/2002 à 15:11:15 (#2519800)

Quand je vous disais que la suite viendrait vite...

Par Alith Anar le 9/11/2002 à 19:35:37 (#2521067)

Quand même, autant d'un seul coup c'est impressionant.

Et zut, j'ai pas remonté dans l'ordre... bah faut pas m'en vouloir, je suis mauvais en mathématiques.

JOL Archives 1.0.1
Par Mind