Bienvenue sur JeuxOnLine - MMO, MMORPG et MOBA !
Les sites de JeuxOnLine...
 

Panneau de contrôle

Recherche | Retour aux forums

JOL Archives

Résultats du Concours d'écriture et Nomination

Par Belles de Baazul le 4/11/2002 à 21:37:40 (#2481518)

Une affiche...

Voici les résultats du Concours d'écriture sur le thème d'Annabelle et de William...

Chaque texte a été un délice de lecture... Mais il y a bien fallu les départager afin de nommer, si elle l'accepte

Thalie

au titre de Barde Royale, Lady Rowena ayant décliné ce titre, laissant sa place à sa non-moins talentueuse Dauphine.

Tous les textes seront publiés dans notre bibliothèques afin que vous puissiez tous vous délecter de leur lecture.

Merci à félicitations à tous les Participants qui ont fait preuve d'un immense talent.

Excusez-nous encore du retard occasionné par un funeste événement au sein des Belles...

Lady Rowena

Par Belles de Baazul le 4/11/2002 à 21:38:58 (#2481535)

Vous abordez un énigmatique voyageur à la taverne et lui racontez vos exploits de la journée, voyant le sourire énigmatique de celui-ci, et en fin de compte un peu vexé, vous lui demandez de cous dire ce qu'il a fait lui-même, après avoir bu une gorgée de bière, il prend une grande inspiration et vous répond :

"Laissez-moi vous raconter la belle histoire d'Annabelle et William, les amants d'Althéa... C'est une histoire qui commence il y a longtemps, très longtemps, il y a plusieurs siècles, un temps où les royaumes étaient encore puissants et en paix, un temps où Artherk régnait seul sur le monde et où nul n'avait connaissance de l'Haruspice, un temps où l'ignorance et l'innocence allaient de paire avec le bonheur de tous.

L'actuelle île d'Angélus était alors partagée entre deux grands royaumes, le royaume de Karna et celui d'Alvasir, ces deux royaumes étaient issus du même état, partagé des siècles plus tôt entre les deux fils du plus grand roi de cette ère, Alcibius Ier, roi d'Irlanor, car tel était alors le nom de l'île d'Angélus. A l'époque dont nous parlons, le royaume de Karna était dirigé par le roi Alcibius XXIII tandis que sur le royaume d'Alvasir régnait Epoctème XII, les deux rois étaient eux-mêmes cousins au second degré et de vieux amis d'enfance, aussi les deux royaumes étaient-ils encore plus proches qu'ils ne l'avaient été pendant des siècles, et le grand projet de ces deux rois, projet soutenu par toute la population de l'île d'Irlanor, était de réunir les deux royaumes et de redonner naissance au grand état d'Irlanor. Cette union était soutenue par le peuple, chaque famille ayant des connaissances et des cousins dans l'autre état, mais également nécessaire à la survie même de ces peuples, car Irlanor était de nouveau menacée par l'île voisine de Marlan, dirigée par un mystérieux chef qui avait su rendre à cet ennemi ancestral du peuple d'Irlanor sa puissance d'antan.

Alcibius XXIII avait un fils jeune et fort, chevalier accompli et poète à ses heures, bien que sa belle figure et sa prestance aient fait rêver plus d'une princesse, il n'avait pas encore trouvé la femme à qui offrir son amour et désespérait de la trouver jamais, ce chevalier s'appelait William.
Epoctème XII avait une fille, belle et terrible comme le début d'une bataille, son air et son allure étaient aussi superbes qu'inquiétants, et plus d'un jeune homme s'était donné la mort sur l'ordre tacite de ses beaux yeux noirs, elle croyait mépriser les hommes qu'elle battait régulièrement au tir à l'arc et à la course, avait gagné de plus le grade de capitaine dans l'armée de son père, auquel elle était entièrement dévouée, cette jeune fille était, bien entendu, Annabelle.

Le projet d'Alcibius et Epoctème était simple, marier les deux jeunes gens et ainsi unir les deux royaumes sous leur double couronne, eux-mêmes se retireraient du pouvoir et tiendraient le rang de simples conseillers dans la cour de leurs enfants, que l'on médite aujourd'hui sur un tel exemple de dévouement. Hélas ce beau projet était contrarié par les vux des principaux intéressés, William ne voulait pas entendre parler de mariage car il ne voulait pas prendre la place de son père sur le trône, préférant la chasse et la bataille au pouvoir politique, Annabelle méprisait William, qu'elle n'avait jamais vu, d'abord en tant qu'homme et ensuite parce qu'il était son cousin, et qu'elle n'aimait guère la branche de sa famille issue de l'once de son père. Aucun des deux rois n'eut le cur d'aller contre les souhaits de son enfant et la situation en resta là, les deux royaumes continuèrent d'entraîner des soldats et des équipages, William et Annabelle prenant une part active à l'organisation de la défense.

C'est par un hasard providentiel que le destin des deux jeunes gens s'accomplit malgré eux, on a dit plus tard que c'étaient les dieux eux-mêmes qui avaient été à l'origine de leur bonheur. En un jour d'octobre, le prince William, comme tous les premiers jours de la semaine, était parti à la chasse pour se délasser de ses soucis princiers, seul, comme à son habitude, avec pour seuls compagnons son cheval et son chien, courant à ses côtés. Ce jour était véritablement radieux, la lumière du jour se décomposait à travers les feuilles déjà rouges de l'automne en une infinité de tons pourpres et délicats, William fut si impressionné par la beauté de la forêt qu'il n'eut pas le cur de continuer à chasser et s'arrêta sous un grand chêne pour contempler la beauté de la nature, composant en lui-même un de ces nombreux poèmes qui lui assuraient auprès des dames un si grand succès à la cour, d'ailleurs à son indifférence la plus totale. Sa méditation fut soudainement troublée par un bruit de grognements et de lutte, pensant que quelqu'un était peut-être en danger, il se remit en selle et se dirigea prestement dans la direction d'où venaient les cris, jusqu'à enfin apercevoir une scène aussi belle que terrible : un ours gigantesque, plusieurs flèches plantées dans le dos, luttait au corps à corps avec une femme aux longs cheveux et aux habits à moitié déchirés, armée seulement d'une longue dague. N'écoutant que son cur, le prince William se précipita à la rencontre de la bête et l'abattit d'un coup d'épée en travers de la poitrine, puis aida la femme à se relever.

Il vit que la femme était extrêmement belle et pensa avoir sauvé quelque nymphe ou quelque esprit des bois, voire la déesse des forêts elle-même, puis enleva précipitamment sa cape afin d'en couvrir le corps à moitié dénudé de la jeune femme, se maudissant pour sa maladresse. La femme ne le remercia pas et lui demanda simplement pourquoi il avait tué cet ours, le jeune homme, interloqué et ne sachant que répondre resta silencieux et la jeune femme poursuivit, "peut-être pensiez-vous sauver une pauvre paysanne et profiter de sa faiblesse ou de sa reconnaissance, sans doute croyez-vous que j'étais incapable de vaincre seule cette bête, vous les hommes êtes si sûrs de vous..." Pendant qu'elle parlait avec une grande agitation, elle ne put s'empêcher de remarquer que son sauveur avait cependant une fort belle figure, et continua de parler avec une rage mêlée de sa honte d'avoir été vaincue par un ours et de ne pas mépriser le chasseur qui l'avait sauvée. Le pauvre William ne pouvait balbutier que quelques excuses maladroites et sentait son bonheur lui échapper quand la jeune femme le provoqua en duel, "Tenez, battons-nous, et vous verrez bien que je n'aurais pas eu besoin de votre aide", elle lui lança une rapière, en prit une seconde, et attaqua aussitôt. William, ne comprenant pas ce qu'il se passait, ne se défendit que par réflexe et n'avait aucune envie d'attaquer tandis que la femme attaquait avec rage, finalement elle le désarma et s'approcha de lui, l'air ravi et dédaigneux, la pointe de sa lame fixée sur sa gorge puis s'abaissant peu à peu. "Jamais vous ne pourrez vous vanter de m'avoir vaincue, car nul n'y est jamais parvenu si ce n'est mon père, même ce pouilleux de prince William ne pourrait rivaliser avec moi, son escrime est à peine suffisante pour impressionner ses paysannes, qui êtes-vous, vaincu?" William, encore tout étourdi, n'osa pas révéler son identité et répondit qu'il n'était qu'un garde du château de Karna. Leurs lèvres se rapprochèrent lentement et finalement ils s'embrassèrent pour la première fois, un long baiser doux et passionné, puis tous deux reprirent conscience de qui ils étaient et de leurs devoirs envers leurs nations et prirent congé l'un de l'autre avec précipitation, pourtant, sans s'être concertés, ils se retrouvèrent au même endroit le lendemain et le jour suivant, puis enfin un prêtre d'Artherk bénit leur union en secret, mais ils n'eurent guère le temps de célébrer leur mariage car le soir-même se tenait un dîner au château de Karna où le roi Alcibius XXIII devait annoncer au prince son futur mariage avec la princesse du royaume voisin d'Alvasir.

Ce soir-là, quelques minutes avant le dîner, William se jeta aux pieds de son père et lui raconta toute son aventure, sans rien omettre, lui demandant son pardon, car il était bien conscient d'avoir peut-être fortement compromis l'avenir de son pays et le sien propre. Mais Alcibius XXIII était, plus qu'un roi sage, un père aimant, et s'était lui aussi marié par amour avec la mère de William, avant que celle-ci ne meure jeune dans des circonstances obscures. Alcibius promit sa clémence à son fils et lui demanda en retour de ne rien révéler pendant le dîner et de faire bonne mine à la princesse afin de ne pas la décevoir, il s'arrangerait ensuite avec le roi d'Alvasir. Bien entendu, les deux jeunes époux se reconnurent immédiatement pendant le dîner et, après avoir poussé maints cris de joie et après de longues embrassades fort peu princières, chacun d'eux expliqua à son père quel était son mystérieux époux. Les deux rois furent tellement ravis qu'ils organisèrent impromptus une grande fête pour célébrer le mariage princier, tous burent beaucoup et, afin d'officialiser le mariage, chacun des pères posa sa couronne sur la tête de son enfant, comme il était d'usage dans ces pays. La fête se poursuivit, tellement intense que tous finirent par s'endormir, comme atteints par un charme, dans le salon royal.

Hélas, bien amer fut le réveil des deux époux! Ils se retrouvèrent tous deux allongés dans le même salon où ils s'étaient endormis, la pièce entière baignant dans le sang de leurs propres pères et de leurs meilleurs amis, croyant s'être échappés d'un terrible cauchemar, ils restèrent là, hébétés, ne bougeant pas, tandis que des fidèles du roi vinrent les arrêter, dirigés par le seigneur Arkham, chef des lanciers du roi. Annabelle et William furent jugés de manière expéditive par un tribunal militaire, présidé par Arkham, et condamnés à mort pour le meurtre de leurs royaux parents, les partisans des deux époux, ainsi que tous ceux qui avaient protesté de l'injustice du procès, furent soigneusement écartés ou évincés par les gardes d'Arkham, toujours est-il que William devait être décapité le lendemain au matin et sa femme pendue, ils obtinrent cependant d'un geôlier ému par leur destin de passer leur dernière nuit dans la même cellule, et c'est ainsi qu'ils passèrent leur nuit de noce, entre les fureurs de l'amour et l'attente de la mort.

Peu avant que le coq ne chante, l'inespéré se produisit, des hommes armés rentrèrent dans leur cellule par une porte dérobée et emmenèrent les deux époux éperdus dans un dédale de couloir, puis bien vite hors de la ville. Comprenant ce qu'il venait de se passer, William se crut sauvé par un de ses partisans et s'apprêta à le remercier pour sa libération, pensant déjà à la revanche et à la formation d'une armée en vue de reprendre le pouvoir qui lui revenait de droit, escamoté par Arkham, vraisemblablement au service du royaume ennemi de Marlan. Cependant, le chef de leurs sauveurs, loin de répondre à ses remerciements, sortit son épée et lui expliqua qu'il était le chef de la garde personnel d'Arkham et que, ce dernier redoutant l'effet sur le peuple de leur exécution, préférait faire croire à leur fuite.

Résolus à vendre chèrement leurs vies, Annabelle et William saisirent chacun une branche sur le bord de la route et tentèrent de se défendre contre leurs assaillants, combattants aguerris, ils réussirent à leur tenir tête et à désarmer deux adversaires dont ils prirent les armes, mais ils allaient succomber sous le nombre lorsque des fourrés bordant la route surgirent un groupe de paysans armés de courtes épées qui mirent en fuite les assassins. Le couple princier se répandit en remerciements, puis l'un des paysans prit la parole et leur expliqua qu'ils devaient fuir la contrée au plus vite, et gagner par la mer l'île d'Althéa d'où ils pourraient rassembler leurs fidèles et, avec l'aide du roi de Goldmoon, reprendre l'île des mains d'Arkham; les paysans étaient eux-mêmes des pêcheurs et des marins accomplis, et offraient leurs services aux époux. Ceux-ci, après une brève concertation, acceptèrent la proposition du marin, pensant qu'il leur était impossible de rester sur une île dont on avait convaincu la population qu'ils étaient les assassins de leurs pères et de leurs souverains, jugeant que les méfaits d'Arkham prouverait assez vite à ses sujets sa félonie.

Hélas, poursuivis par la malchance, Annabelle et William subirent un nouveau coup du sort qui ne devait pas être le dernier. En effet, leurs sauveurs, bien qu'excellents marins, ne purent sauver leur bateau d'une des plus terribles tempêtes qu'ait connu l'île d'Angélus, et dont on dit qu'elle trouve son origine dans les noires tours des sorciers de Marlan. Les marins, après avoir d'abord essayé d'échapper à la tempête, en vain car un terrible et inexplicable courant les entraînait droit sur celle-ci, décidèrent de mettre à la cape puis finalement abandonnèrent le pont, voyant tous leurs efforts vains, après avoir scié le mat et fixé la barre, puis renforcèrent autant qu'ils purent avec des pièces en bois les parties fragiles du bateau, enfin ils se réfugièrent à l'intérieur du navire et recommandèrent leurs âmes à Artherk. Annabelle et William, rompus de fatigue, dormaient à ce moment-là mais furent réveillés par le contact de l'eau glacée. Les marins avaient disparu et ils se trouvaient toujours à l'intérieur du navire, déjà à moitié plein d'eau, et eurent juste le temps de sortir et d'arracher un large panneau de bois avant que le bateau ne soit englouti par les flots. La tempête faisait toujours rage et, après être restés accrochés au morceau de bois pendant des heures, ils lâchèrent prise et furent ensemble avalés par la mer sauvage et inflexible.

Ils se réveillèrent comme d'un mauvais rêve dans une chambre délicatement décorée, mais étrange, comme évanescente, et furent encore plus surpris de voir à leur chevet une étrange créature d'un bleu clair et lumineux. Les voyant réveillés, la créature sortit précipitamment de la chambre, les laissant à leur commune perplexité, qui s'accrut encore lorsqu'ils virent rentrer une grande et belle créature aux allures en même temps féminine et marine, du même bleu délicat que la précédente, Annabelle eut la sensation d'un grand danger imminent, bien que rien ne portait à croire que l'étrange créature ne fût pas amicale. Avec un beau sourire puis une voix mélodieuse, celle-ci leur tint les propos suivants :

"Bienvenue en ma demeure, étrangers d'un pays lointain. Je suis Réva, nymphe des eaux du Nord. Je suis la gardienne de cette mer et de ses marins, et vous êtes ici dans mon palais. J'ai pu vous sauver tous deux de l'eau tourbillonnante, jugeant que vous étiez deux êtres de grande valeur, quant aux marins qui vous accompagnaient, hélas, ils étaient trop nombreux pour être tous sauvés, et j'ai dû les laisser à leur sort. Sachez de plus qu'en vous sauvant, j'ai changé le cours du temps, ce que je n'ai droit de faire que deux fois par millénaire, et je dois maintenant fournir au dieu du temps un esclave pour les cinq cents prochaines années, ce ne peut être qu'un, et un seul de vous deux. Ne vous y trompez pas, esclave du temps signifie simplement que vous resterez dans ce palais comme hôte pendant le prochain siècle, sans qu'aucun de vous deux ne vieillisse. Celui qui choisira de partir sera téléporté sur l'île voisine d'Arakas, et ne vieillira pas non plus pour les cinq cents prochaines années. Le portail de téléportation ne pourra servir qu'à un seul d'entre vous, il est dans la pièce d'à côté, le premier qui se décidera à l'emprunter rejoindra Arakas, l'autre restera ici avec moi pour le prochain demi-siècle."

La nymphe avait dit cette dernière phrase d'un ton si équivoque, et en regardant William si fixement et intensément, qu'Annabelle en frissonna jusqu'au plus profond de son être, plus que jamais consciente qu'ici encore tout son destin se jouait. Après que la nymphe les eut laissés seuls, les deux époux se firent des serments de fidélité éternelle et jurèrent qu'aucun d'eux ne franchirait ce portail, qu'ils passeraient ensemble ce demi-millénaire, dans le bonheur de la servitude du temps. Annabelle ne pouvait cependant oublier le terrible regard de la nymphe et craignait toujours le pire lorsque, après un grand dîner, tous deux s'endormirent.

Prise d'un affreux sentiment, Annabelle s'éveilla au milieu de la nuit, et ses craintes se confirmèrent lorsqu'elle vit qu'elle se trouvait seule dans le lit conjugal. Elle sortit précipitamment de la chambre et vit, dans le couloir, son mari et la nymphe, qui la regardait d'un air de malice et de mépris, tendrement enlacés. Profondément déçue et humiliée, Annabelle retint fièrement ses larmes et alla vers le portail sur lequel donnait le couloir, elle-même ne sut jamais si en faisant cela elle voulait punir William en le condamnant à rester emprisonne un demi-millénaire, ou bien si elle renonçait à son amour et le laissait à son bonheur avec la nymphe qu'il avait choisie. Au moment où Annabelle entre dans le portail, elle voit la nymphe et William disparaître du couloir, puis un autre William courir vers elle. Comprenant qu'elle a été victime de quelque démoniaque illusion, Annabelle cherche à sortir du portail et à retrouver son amant, mais n'y parvient pas, retenue par des forces magiques et surhumaines, puis enfin William la rejoint et, voyant son incapacité à l'aider, entre à moitié dans le portail, suffisamment pour embrasser Annabelle une dernière fois, à ce moment précis le portail s'activa.

Annabelle se retrouva instantanément, seule, devant une bâtisse en pierre, au bord de la mer, auprès d'une vaste plaine herbeuse où ne gambadaient alors que les animaux des champs. Elle ne fit que pleurer pendant un jour et une nuit la perte présumée de son époux puis vit, avec un espoir immense, le portail se rouvrir là où il s'était fermé, et se précipita vers lui lorsqu'elle vit en sortir une hideuse créature verte, un troll. Elle chercha une arme pour se défendre, mais alors qu'elle saisissait une branche tombée à terre, le troll prit la parole, maladroitement et d'une voix rauque, lui expliquant qu'elle n'avait rien à craindre et qu'il avait un message pour elle. Annabelle, déçue mais encore animée d'un vague espoir, saisit en tremblant le message des mains de l'horrible créature et le lut. Le message, comme elle le craignait, n'était pas de William mais de la nymphe, qui se disait touchée par leur histoire, et lui expliquait que William avait bien été téléporté aussi en passant dans le portail mais que, n'y étant qu'à moitié, cette téléportation ne s'était pas effectuée normalement et que William était probablement à l'heure actuelle dans un plan d'existence parallèle, mais vivant, et que, n'étant pas affecté par le temps pour cinq cents ans, il était possible qu'il trouve un moyen de revenir et de la rejoindre. Pour qu'elle-même puisse l'attendre, elle devait rester dans cette maison placée hors du temps, et elle lui donnait pour garde le troll qui devait empêcher tout aventurier de pénétrer dans la maison.

Annabelle se résolut à attendre, cinq cents ans s'il le fallait, le retour de son époux bien-aimé. Chaque minute était pour elle une épreuve insurmontable, ne sachant pas si son époux reviendrait dans la minute suivant, ou dans le siècle suivant, ou bien jamais. La nymphe avait fait de son mieux pour la contenter en lui envoyant toute une bibliothèque, qui fut entièrement rongée par les rats au bout de quelque siècle, de même que la maison tomba en ruine, du moins les temporels eurent-ils cette impression, car pour Annabelle et le troll celle-ci était comme au premier jour de leur exil. Annabelle attendit ainsi en vain pendant plusieurs siècles, demandant à tous les voyageurs qui passaient aux alentours si ils avaient vu un jeune aventurier du nom de William, et leur donnant sa description. Ceux qui n'étaient pas terrifiés par la présence du troll et la voix de cette femme dont on disait qu'elle avait plus de cent ans malgré son apparente jeunesse lui répondaient toujours par la négative, mais Annabelle espérait toujours.

La semaine dernière tout changea. Le corps exsangue et mutilé de William a été retrouvé, mort, devant le lieu où s'était tenu le portail des années auparavant. William avait pu, à force de luttes et de recherches, revenir à son lieu de départ mais il avait visiblement succombé à de graves blessures pendant qu'il était dans le portail de retour. La nymphe, émue aux larmes, se maudit d'avoir causé le malheur de cet homme qu'elle avait aimé et envoya un autre messager sur l'île d'Arakas avec pour mission de raconter à Annabelle la terrible fin de William.

Comment puis-je connaître cette histoire, vous demandez-vous? Eh bien, ce messager c'est moi, j'ai été envoyé ici il y a deux jours et, ne sachant que faire, je me suis réfugié dans cette taverne, franchement, auriez-vous le cur, vous, de lui donner la lettre?"

Thalie - Dauphine

Par Belles de Baazul le 4/11/2002 à 21:42:27 (#2481566)

Annabelle pleurait encore et encore son départ,
Seules les larmes habitaient son regard.
Son abscence comme la pire des tortures
Blessait son coeur de remords bien trop durs.

Il était au loin depuis de nombreuses années,
Simplement disparut dans la forêt, ou mort et enterré.
Il l'avait laissé se noyer dans de douloureux pleurs,
Désormais ses seuls compagnons étaient doutes et peurs.

Elle ne connaissait rien de son histoire,
Et pleurait son absence chaque soir.
Pourtant son âme n'était pas si loin,
Seulement caché aux yeux des humains.

Il était parti seul un matin ensoleillé,
Flâner dans la forêt recouvrant la contrée.
Sous le ciel bleu il sentait battre son coeur,
Et son doux visage contait le bonheur.

Sous le voile de l'automne, la nature s'endormant,
Laissait les arbres s'habiller de feuillages flamboyants,
Et les feuilles d'or et de sang, dansaient au gré du vent.
Autour de William la forêt s'animait de rires et chants.

Une jeune déesse apparut soudainement,
Nymphe chantante de ces bois charmants.
Le sang et l'or en ses cheveux se mêlaient
Et le ciel bleu, dans son regard se reflètait.

Les dieux lui avaient offert une beautée éthérée,
Des traits fins, doux, et un charme ensorceleur.
En ses yeux s'alluma une étrange lueur,
Le désir de posseder et la timidité mêlés.

Pourtant elle s'approcha de l'homme en souriant,
Et lui proposa de tendres étreintes, de doux baisers.
Aussitôt il recula de quelques pas en rougissant
Et expliqua qu'à une autre, son coeur était lié.

Sur le visage de la nymphe, la colère se peignit
Et pour se venger de ce refus, elle usa de magie.
Le ciel s'assombrit et l'homme s'abattit à terre,
Comme un guerrier victime de la guerre.

La nuit étendit son voile noir et scintillant,
Et une étrange créature attendait près d'une maison.
La femme épleurée croyant au retour de son amant,
Se précipita dehors et cria d'effroi et de déception.

Un troll, immonde créature, fléau de dieux,
Attendait en reniflant sous les cieux.
Finalement, la jeune femme eut pitié
Et dans sa maison, le fit entrer.

William pleurt encore auprès de son aimée,
De sa douce qu'il ne pourra plus enlacer.
La jalousie a punit son honnorable fidélité
Et sous une autre forme, il restera emprisonné.

Camelias - Seconde Dauphine

Par Belles de Baazul le 4/11/2002 à 21:44:33 (#2481586)

La lune se dressait hautement dans le ciel, effleurant de sa douceur argentée le visage de la jeune fille.. elle ses yeux d'un violet intense se perdait sur le visage de son aimé.. les fermants, ses lèvres effleurèrent les siennes dans un baiser des plus passionnés.

Un cri effrayant se fit entendre au dessus d'eux, un cri de corbeau, un cri de son corbeau.. Eleca.

Eleca n'avait jamais supporté que William lui préfère Annabelle, non elle ne lui laisserait pas, leur amour n'aurait plus lieu, il devait l'aimer, il le devait.
Eleca n'était pas une personne à ignorer et son corbeau était des plus sombres présages, elle possédait un des plus anciens grimoires de la lignée des elfes noires.. les maudits.. et elle avait déjà su démontrer qu'elle savait s'en servir.

Annabelle, au cri du corbeau, laissa les lèvres de son aimé à regrets, sur son visage pouvait se lire la peur.. tout ce qu'Eleca lui inspirait, elle l'a craignait, quand ses yeux se rabattirent sur ceux de William, et que la douceur argentée de la lune se mêlait au reflet dorées des yeux de son aimé, elle pouvait y voir du courage, de la fierté et de l'amour mêlé à cela.

Non lui n'en avait pas peur. Il protégerait Annabelle d'Eleca, il l'a protégerait d'elle et de sa sombre magie.

Ils restèrent un instant à se contempler sous cette douce lune, le regard couleur sang du corbeau pesant sur eux.. l'oiseau repartit dans le ciel non sans laisser quelques cris qui glacèrent le sang de la jeune fille, William la saisit doucement contre lui.

Ces moments près de lui étaient des plus merveilleux pour la jeune elfe, ils s'aimaient tendrement depuis leurs enfances, se cachant mutuellement leurs sentiments, nourrissant un amour secret l'un envers l'autre, ils devaient à Eleca le fait de les avoir rapprochés dans le déchirement quand elle eu voulut mettre main basse sur William.

Leur douce rêverie s'arrêta en cet instant.. un bruit lourd provenait de la forêt et semblait venir sur eux, un bruit lourd.. des pas, lourds, rapides, non des sabots.. un cheval au galop..

Ils se regardèrent un instant, tout deux affolés, puis leurs regards se reposèrent sur cette forêt qui semblait bougée vers eux.. le cheval en sortit, sombre comme la nuit et les yeux couleurs sang.. il fonçait sur eux..

Saisissant la main d'Annabelle, il commença à courir le plus vite possible vers l'entrée d'une autre forêt, ou il pensait s'y cacher du destrier, mais c'était peine perdue, plus agile qu'une biche il se frayait un chemin derrière eux entre les arbres.

Se retournant de temps en temps pour voir ou était l'animal et tirant de plus en plus fort sur la main d'Annabelle, il courrait aussi vite qu'il le pouvait, cherchant toujours dans sa course du regard un lieu pour fuir l'étalon.

Sa course s'arrêta sur une clairière, mais déjà il ne sentait plus dans sa main celle d'Annabelle.. elle était tombé à la lisière de la forêt, quand il se retourna il pu voir que le cheval s'était arrêtait à son tour, haletant sur le visage de la jeune fille son souffle chaud qu'avait enivré cette course folle..

William commençait à faire chemin inverse pour rejoindre Annabelle, mais c'était déjà trop tard, l'animal se cabrait sur elle, son sabot allait s'abattre sur son visage quand elle eu juste le temps d'invoquer une sphère de protection autour d'elle, le sabot du cheval, entrechoqua la sphère puis se rabattit sur le pied de la jeune fille qu'il écrasât avec violence, sa sphère n'avait hélas, pas était assez longuement préparé pour que tout son corps soit en sécurité..

Un cri des plus affreux emplit alors la lisière de la forêt, se noyant dans la nuit et dans les yeux de son aimé, qui ne pouvait bouger de terreur devant telle atrocité..

Le cheval souffla une dernière fois sur elle puis rebroussa chemin, william la dague au poing commençait à courir vers lui..

Il était déjà bien loin quand il arriva à hauteur de son aimée.. le pied en sang, elle s'était évanouit.. William, si sûr de lui.. qu'en était-il à présent.. il pleurait s'approchant du corps d'Annabelle, essayant de la soigner avec le peu d'art de la magie qu'il avait, il lui banda le pied et la porta.. il ne sait où il la portait sous cette nuit.. qui en un éclair c'était transformé en cauchemar, cette lune qui semblait leur amie, portait a présent le lourd fardeau de leur amour.

Il marchait, marchait, ses larmes ne cessèrent pas de couler, non elles ne cessèrent pas.. pourquoi en serait-il autrement, il savait qu'Eleca était cause de malheur.. cause de ce malheur.. sur elle, celle qu'il aimait.. il était la cause de son malheur..

Une demeure se tenait devant lui.. elle ressemblait à un château.. peu importait, il posa le corps de sa tendre sur un des lits, pourquoi ce château était il vide.. ?

Il la veillait.. toute la nuit, toute la matinée, elle reprit connaissance en début d'après midi.. il n'avait pas quitté son chevet.

Il la couvrait de baiser, mêlant ses larmes aux siennes, elle souffrait encore.. il n'avait pas su la soigner.. ils restèrent ainsi tout deux, un jour.. puis deux, puis une semaine ou elle ne sortait pas du lit que pour être porté dans les bras de son aimé et admirer le lieu qui s'offrait à eux.. dans leur malheur ils étaient réunis et c'était tout ce qui comptait à leurs yeux.. ensemble, ils s'aimaient, ils surmonteraient cela.. oui ils le surmonteraient.

Les jours se succédèrent, où désormais la joie régnait en roi dans leurs coeurs, elle ne pouvait toujours pas marcher comme avant mais elle était heureuse.

A l'aube d'une matinée des plus embrumées, William partit tôt dans la forêt, un chant de rossignol l'avait réveillé et comme appelait à lui, il voulait l'offrir en réveil a son aimée, revenant avec l'oiseau qui chantait sur le bout de son doigt, sa douce se levait par ce doux chant et là genoux à terre, William se tenait devant elle..

Veux tu m'épouser ?
L'oiseau continuant son chant se posa à la fenêtre quand elle se jeta à son cou..
J'irais annoncer la nouvelle au village et en revenant je te ramènerais pour que tu sois la plus belle une robe blanche en soie.. Tu seras merveilleuse mon aimée..
A regret elle le laissait partir, mais le bonheur était leur, l'oiseau lui tiendrait compagnie et elle attendrait.. heureuse.. comblée..

William quand à lui commença à partir sans savoir qu'un regard ensanglantée était posé sur lui.. Eleca.. elle s'approcha de lui alors qu'il se désaltérait dans l'eau cristalline d'une rivière.. elle, son grimoire lui permettait de transférer son esprit dans chaque créature qui ne manifesterait aucune résistance.. celui d'une biche ne fut aucunement difficile à prendre.. contrairement à celui de l'étalon.

La jeune biche approchant de l'eau précieuse incanta une formule des plus sombres.. à peine ses mots furent-ils prononcés que la dernière gorgée que William bu le transforma en un affreux Troll.. Alors qu'il se rendait peu à peu compte de son état, la biche leva ses yeux ensanglantés sur lui.. il n'eu le temps que de prendre sa dague en main et de lui transpercer le coeur l'ayant reconnu.. et de s'effondrer au sol en hurlant sa douleur sous cette transformation.

A son reveil le corps d'Eleca se trouvait à ses côtés, morte, d'une dague en plein coeur, lui qu'était il devenu.. un Troll affreux.. Annabelle.. non comment pourrait-elle poser ses yeux sur lui.. et cette rivière, cette rivière transformerait quiconque qui la boirait dans le même état que lui.. il l'en empêcherait tant qu'il le pourrait.. par la force même s'il le devait..

Regagnant le château d'Orkanis, il enfonça sa dague dans sa jambe en poussant des hurlements de peines et de douleurs, sachant qu'Annabelle ne pouvait être mauvaise, même avec un être tel que lui.. il souffrirait de sa peine en restant à coté d'elle.. il l'a protégerait, fier et fort comme il se l'était voulut.. personne ne la toucherait non personne, il resterait là à l'observer, à l'aimer et peut être qui sait.. pourquoi ce sortilège ne se lèverait-il pas.. un jour..
Elle s'en rendrait-elle compte.. ? Peu lui importait s'ils étaient unis..

Par Kavadias Drake le 4/11/2002 à 21:44:57 (#2481593)

Toutes mes félicitations Lady Rowena !

Apres lecture de vos écrits, je sait désormais que vous méritez amplement votre titre de Barde Royal. *Sourit*

Anonyme

Par Belles de Baazul le 4/11/2002 à 21:45:45 (#2481608)

poeme d'Annabelle....

Il est parti, me laissant seule avec mon désespoir,
Il est parti, me laissant seule broyer du noir...
Mon William s'est enfui, que vais-je devenir ?
J'ai perdu mon inspiration, que me réserve l'avenir ?
Je suis seul avec ma plume, penché sur un parchemin,
Cherchant à écrire quelque chose, mais n'y arrivant point,
Trois jours et trois nuits, sans pouvoir écrire un vers,
Ni même inventer une histoire, d'amour ou de guerre...

J'ai passé tant de temps, à écrire contes et chansons,
Mais hélas maintenant je n'ai plus aucune inspiration,
Le parchemin reste vierge et l'encre sur ma plume durcit,
Et moi, intérieurement, je vocifère et peste sans bruit...

Le monde m'aurait-il déjà tout montré ?
Aurais-je déjà tout écrit, tout chanté ?
Cela ne peut être ! Je suis trop jeune et n'ai point assez vécu,
Mais le doute en moi pénètre, aurais-je déjà tout vu ?

Cette attente d'inspiration me ronge et me fait souffrir,
Y'a-t-il plus grand malheur que de ne pas savoir quoi écrire ?
Le Seigneur de la Plume ne sait plus quoi chanter !
Je sens que sur moi, on va encore jaser...

Et soudain une flèche me transperce la coeur,
Serait-ce ma faute s'il m'arrive ce malheur ?
N'y a-t-il donc plus rien qui me fasse rêver ?
Mon coeur est-il redevenu de glace à jamais ?

Mais non, la glace il y a fort longtemps a cédé,
Libérant mon coeur qui était enfermé...
Une nouvelle journée va encore s'achever,
Sansque je n'ai pu écrire un quelconque sonnet...

La Lune se lève, de mille et une étoile elle est entourée,
Je la contemple comme chaque soir, émerveillé,
Tant de beauté et de grâce dans cet astre divin,
Que je sens mon inspiration qui revient enfin...

Ormenelle Skaya - Pour l'amour d'une Ombre

Par Belles de Baazul le 4/11/2002 à 21:46:59 (#2481619)


Je me tenais a cote des murs du chateau, sous la pluie, pleurant
Et je te voyais partir en guerre tandis que je luttais contre ma douleur
Tu t'es retourné vers mois lorsque j'ai crié ton nom, mon âme, mon coeur
À ce moment, j'ai su que ma vie ne serait plus jamais comme avant.

La robe de mariée que tu m'avais offerte n'a jamais vu la lumière
Son armure de plate n'a su proteger ce coeur qui t'aimais tant
Une fleche a termine son vol mortel dans le coeur de mon amant
Et mon amour s'est brisé au moment ou je t'ai vu tomber a terre.

Qui pourrait nettoyer toutes ces traces, le sang de tous les mourants?
Les larmes et la douleur de celles restées derriere , et pleurant leur amour ?
J'ai vecu ma vie sans toi mon aimé et je t'ai cherché la nuit et le jour.
Je cherche encore a te retrouver mon aimé parti depuis si longtemps.

Depuis le jour de ce fatidique affrontement, j'ai dormi a la belle etoile.
Je t'ai cherché derriere chaque muraille, sur toute les terres.
Je vois ton image, et j'avance, comme je sais que je dois le faire.
Les ombres m'encerclent et les fleurs se craquelent et se couvrent de toiles.

Ta voix me viens portee par la brise, ton rire resonne dans l'air ;
Tes doigts dans mes cheveux, Ton souffle viens me caresser...
Je veux ton amour pour moi seule et je chercherai jusqu'a le trouver...
Je vois ton image et je la suis, je le sais, c'est là ce que je doit faire.

Mon seul amour, mon coeur, toi qui vis a jamais dans mon âme.

Anonyme

Par Belles de Baazul le 4/11/2002 à 21:47:54 (#2481629)


William se tenait debout, au bord de l'océan, contemplant les eaux
infinies s'étalant devant lui. Beaucoup de choses avaient changé
dernièrement, trop de choses...un doux vent frais lui caresse le visage,
lui rappelant les différences entre le désert et cette contrée de verdure où
il s'est installé.
Il se penche, ramasse un caillou et le lance à la surface de l'eau, tentant
de faire des ricochets. Loupé...
La nuit commence à tomber mais il ne s'en soucie pas, et continue à
contempler ce paysage qui s'offre à lui. Il longe la plage, marchant
doucement, le crissement du sable à peine couvert par le ressac de la mer le
berce et lui font rapidement perdre le fil de ses pensées... Il se revoit
tout jeune, des années plus tôt, alors q'il ne connaissait pas même
l'existence d'Arrakas. Il se revoit dans une forêt, un peu comme celle-ci,
aux côtés de son père, celui-ci lui enseignant les règles de la chasse.
Des larmes ? oui, mais il ne peut les éviter, tout ceci est si loin... Comme
ses parents seraient fiers s'ils savaient ce que leur fils est devenu. Mais
il trop tard maintenant, ses parents ne sont plus...
Il revoit des combats, sur ce monde où il est apparu tandis qu'il était
plongé dans le plus profond désespoir. Enfin il revoit les combattants de
lumière qui l'ont recueilli alors qu'il sombrait dans le chaos, ces
combattants qui l'ont nourri, logé et accepté parmi eux. Et maintenant il
était l'un de ses guerriers.
Ca y est, la nuit est tombé et déjà la lune est haute dans le ciel. Sortant
de sa torpeur, William se retourne et s'engage sur le petit sentier menant
à Lighthaven.
Ils s'étaient installé là, lui et sa ravissante nouvelle femme, car elle voulait
être proche des vastes forêts d'Arrakas et les montagnes n'étaient pas très loin
Il arriva en vu de la ville pourtant il sortit du chemin et s'engagea à
travers bois, pour déboucher sur une clairière, après quelques heures de
marche. Au centre de la clairière, près d'un petit lac, se trouvait leur
maison, qui ne leur servait que lorsqu'ils n'étaient pas en voyage à l'autre
bout du monde...
Il ouvrit la porte en bois et savoura la chaleur qui l'enveloppa,
contrastant avec le froid de dehors. Le feu dans l'âtre crépitait
bruyamment.
Sa femme, la tête posée sur un épais manuscrit, dormait paisiblement. Niché
au creux de son cou, le petit chien, offert par une amie durant le mariage,
dormait lui aussi d'un sommeil tranquille. Pourtant, lorsque William
déposa ses deux épées près de la porte, le chien ouvrit un oeil, puis se
rendormit.
Elle s'était encore endormi en lisant.
Il la contempla, admirant ses longs cheveux blonds cascadant sur son dos et
ses courbes délicieuses.
En faisant un minimum de bruit et de mouvements, il se saisit d'un parchemin
sur la table, d'une plume et d'un peu d'encre, puis s'asseyant dans un
fauteuil près du feu, se mit à écrire.
"Ma douce,
Si tu savais comme il m'est difficile d'écrire cela, pourtant cela est
nécessaire. Beaucoup de faits récents se sont présentés à moi et je ne sais
plus bien où j'en suis... Des faits préoccupants, angoissants. J'ai besoin
de méditer à toutes ces choses, seul. La méditation me permettra de trouver
les réponses à certaines questions qui me préoccupent.
Ne crois en rien que notre amour est l'un de ces sujets, notre amour est
aussi fort que jamais et si je t'écris ceci aujourd'hui, c'est justement par
amour.
Je m'en vais dans le désert, méditer à toutes ces choses et reviendrai une
fois mon esprit éclairci. Je ne puis revenir avant d'avoir assimilé ces
événements préoccupants. Ne cherche pas à me retrouver, le désert est
immense.
Je t'aime.

Puis, posant doucement la lettre près de la tête de la belle Annabelle, il
récupéra ses armes et sortit sans bruit de la maison.
A ce moment là, seule la lune contempla les larmes ruisselant de ses joues.

Par MayLing le 4/11/2002 à 23:17:47 (#2482382)

:lit:

Toutes mes félicitations, Dame Rowena. Et bravo aux autres.

Par Satch / Doriane le 4/11/2002 à 23:20:22 (#2482397)

Félicitation à tous les participants.
Ces textes sont magnifiques !


http://www.ifrance.com/mesk/signatures/dododo.jpg

Par Muabdib Serra le 4/11/2002 à 23:25:02 (#2482434)

Que de tres beaux textes à garder precieusement

Par Fanelia Tory le 4/11/2002 à 23:34:01 (#2482495)

:lit: :chut:

Toutes mes félicitations à l'heureuse gagnante ainsi qu'aux autres participantes !!

Par Tann Skaya le 4/11/2002 à 23:36:53 (#2482515)

Bravo à la gagnante...

Bon, n'ayant pas eu le temps d'écrire, je prendrai le temps de lire tout ça ! Met un signet sur le sujet

Par Thalie le 5/11/2002 à 6:33:58 (#2483456)

Félicitation à la gagnante...

Par Averan Shin le 5/11/2002 à 6:46:02 (#2483463)

Bravo ma Maman cherie, ton poème est merveilleux

*La serre dans ses bras*

Par Lady Rowena le 5/11/2002 à 17:43:47 (#2487764)

Merci grandement, je suis très flattée d'avoir reçu le premier prix et extrêmement honorée de me voir proposer le titre de barde royal qui allait avec, ce que j'ignorais, sans quoi je n'aurais vraisemblablement pas participé. D'une part ce texte, bien que de ma composition, n'aurait jamais vu le jour sans un vague brouillon retrouvé parmi les papiers de mon défunt mentor dont je n'évoquerai pas ici le nom, aussi cette oeuvre, bien que personnelle, ne me semble pas propre à me qualifier pour le titre de barde royale que je serais, et c'est là une difficulté plus grande, bien en peine d'assumer car je vis désormais hors d'Althéa et ne peux guère ni ne souhaite y revenir, bien que les Althéens soient encore et à jamais chers à mon coeur. Aussi décliné-je ce titre qui m'est proposé et le cédé-je bien volontiers à Thalie dont le fort beau poème me laisse à penser qu'elle fera une barde royale émérite, bien qu'un ancien poète de ma connaissance y aurait volontiers vu un encore plus grand respect des formes;) (avis que pour ma part je ne partage pas).
Enfin je dis un grand bravo à tous les participants dont les textes en prose ou en vers me semblent tous également admirables et je remercie les Belles de Baazul pour l'organisation de ce concours qui a permis de produire tous ces textes.

Par Belles de Baazul le 5/11/2002 à 18:46:20 (#2488475)

Votre décision sera respectée Lady Rowena, et ce titre revient en conséquent à la non-moins talentueuse Thalie...

La première affiche fut retirée de la place publique pour faire place à un nouvelle...

Par Gandalf SIGL le 5/11/2002 à 22:52:33 (#2491053)

Ah ah bavo a toi mon amie!

Bravo a toi lady rowena oui je te reconnais bien la et ça me fait tellement de plaisir que tu sois enfin reconnue!

Ton poeme est tres beau (j'ai mes favoris bien sur) quoique parfaitement illisible une petite mise en page s'impose mais c'est le résultat qui s'impose...

Il t'aura fallu travailler dans l'ombre seul face a ta plume pendant tant de temps...

Je remercie également les organisatrices de ce concours de leur beau travail.

Bravo a toi Jeck mon ami ainsi...(je sais que je dois pas le dire mais c'est plus fort que moi).

Par Thalie le 6/11/2002 à 6:57:55 (#2492596)

Contrairement à Lady Rowena, j'accèpte ce titre avec joie. Bien que je ne le mérite pas vraiment, n'ayant pas gagné le concours.
En tout cas je remercie la gagnante...

Par Averan Shin le 6/11/2002 à 7:26:56 (#2492661)

Regarde sa mère avev fierté

Par Jeck Delvar SIGL le 6/11/2002 à 10:52:19 (#2493580)

Rhalala Gandalf tu pourrais pas laisser les morts ecrire dans le pseudonymat et l'obscurité qui leur siéent (kiffant ce verbe)?

Par Gandalf SIGL le 6/11/2002 à 13:41:23 (#2494978)

Non mon cher 'grand duc' c'était plus fort que moi et je voulais qu'on le sache...

*reregarde le titre de son ami et dit sur un ton quelque peu ironique* :pas tres en accord avec ton poeme Je ne veux pas etre noble que je me permets de citer...souviens toi, la poesie et le peuple avant tout!

Vive protestation de Jeck alors qu'il avait été nommé baron (sur le forum seulement), restons fidèles au peuple et à la Poésie avant tout!

Je ne veux pas être banneret
Je ne demande pas de vassaux ni de serfs,
Des Muses je ne veux pas être l'adversaire.
Mes vers sont mes bannières et décrets.

Non je ne veux pas être vidame,
Je ne veux pas être un officier guerroyant,
Je serai en prose plus qu'en guerre vaillant,
Je préfère les épithalames.

Et jamais je ne serai baron,
Les marches du pays je ne peux protéger,
Des bastions de mots seuls je veux assiéger
Des douleurs je serai le clairon.

Je ne veux pas devenir vicomte,
Ne veux ni de château, ni vassaux ni terrains,
Je veux posséder seuls l'inspiration, l'entrain,
La poésie seule pour moi compte.

Je ne veux pas être un beau marquis,
De votre noblesse je renie l'élégance,
Que mes yeux ne voient que du peuple la souffrance,
Que son soutien me soit acquis.

Je ne veux pas non plus d'un duché,
Du pouvoir sur les mots seuls je possèderai,
Des sonnets et des lais seront mes seuls arrêts,
Ma nature je ne peux cacher.

Et de qui serai-je donc le prince?
Je n'ai guère l'envie d'être un héritier,
Préférant versifier et noircir le papier
Et que sans cesse ma plume grince.

Non je ne veux point être noble
Ne veux ni commander, régner ni ordonner,
Je veux juste obéir et tout mon cur donner
Donner son cur est beau, le contraindre est ignoble.

Je veux poète pour seul titre,
Être la voix des hommes et le cri des souffrants
Oui poète est le plus enviable des rangs
Il guide les hommes, il est l'arbitre.

Par Cynthea VahlenKendel le 6/11/2002 à 18:35:57 (#2498140)

*se régale avec parcimonie*:merci:

Par Shelak le 6/11/2002 à 19:12:24 (#2498507)

Le texte de Rowena est excessivement redondant... et l'effort de forme, même si le fond est assez consistant (quel pavé...), est faible, voire même inexistant...
Thalie méritait cent fois de l'emporter, et haut-la-main...
N'y voyez pas là les remarques de quelqu'un de partial, car, même si je le suis, je pense avoir jugé objectivement tous les textes, et le plus long n'est pas forcément le meilleur...
Bref, anonyme1, Camelias, ou Ormenelle méritaient même d'être devant Rowena...
Enfin, vous avez jugé comme bon vous semblait, ce n'est là que mon avis.
Félicitations à tous, pour vos merveilleux textes.

Par Lady Rowena le 6/11/2002 à 21:27:25 (#2499817)

:merci:

Par Jasminya le 6/11/2002 à 21:37:11 (#2499913)

Je ne comprend pas pourquoi une requête si enflammée...
Enfin... Je vais donner mon avis sur la question...

Même si le fond et la forme ont été jugés, avouons que le fond succeptible de faire naitre des émotions l'emporte sur nos impressions concernant un texte.

J'ai bien sûr lu ces textes mais n'ai pas participé à leur Jugement, premièrement parceque je ne devais le faire à la base, recueuillant les textes et les faisant Juger par les belles de façon anonyme, peut-être aussi parceque je suis morte...

Bref, après cet intermède, je voulais simplement tenter de justifier le choix du classement, pouvant paraître radical, mais qui, j'en ai la nette impression, a été dur à établir.

La morte et bienveillante, Jasminya.

PS: Mes félicitations personelles Thalie :merci:

Par Jeck Delvar SIGL le 6/11/2002 à 23:20:41 (#2500738)

Une ombre se lève dans le cimetière de Lighthaven, se dirige vers la taverne et s'adresse à la foule tremblante
Triste époque où les mortes comme Jasminya doivent justifier les choix d'un jury impartial, les candidats étant anonymes, et où les morts comme moi doivent revenir hanter la terre d'Althéa pour prendre la défense de tous jeunes textes qui, fraîchement éclos, sont déjà souillés par le triste aveuglement du vulgum pecus! Malheur à ceux qui me forcent à sortir de mon linceul douillet et de mon suaire profond!

Tout d'abord Shelak, tu me permettras le tutoiement car nous autres morts ne connaissons que l'égalité démocratique du "tu", ta remarque me semble disproportionnellement impolie et radicale par rapport à l'injustice mineure qui a été faite à d'autres que toi, sans parler de la notoire injustice de cette remarque, qui est peut-être plus excusable.

La poésie et la littérature en général s'efforcent généralement d'exprimer beauté, sentiments ou réalité, et n'ont pas vocation à engendrer des débats de charretiers ni de marchands de graines de pigeons florentins mais bon, que reproches-tu donc à ce malheureux texte de cette jeune personne? Son "absence d'effort de forme"? Ne confondrais-tu pas forme et mise en page? En effet il me semble assez clair que ce texte est de caractère narratif et non poétique, ce qu'autorisaient les règles du concours, et s'apparente donc plus à une très courte nouvelle qu'à un poème quelconque, partant de là la forme n'y est nullement une obligation, même pour ceux qui considèrent que c'en est une en poésie, ayant moi-même de mon vivant composé une soixantaine de poèmes presque tous de formes régulières et contraignantes ainsi qu'un drame de quelques 2000 vers j'ose m'affirmer comme bien placé pour savoir ce que c'est que la forme, et ce sans me vanter car la vanité, déjà ridicule et inutile aux vivants, n'existe tout simplement plus chez les morts.


Bien sûr du point de vue de la mise en page c'est un "pavé", mais bon ça reste quand même assez courant dans la plupart des narrations et il me semble qu'assez peu de grands auteurs reconnus se permettent le luxe de sauter une ligne et de mettre un alinéa après chacune de leur phrase, à compter que cela ait une importance, et il me semble que Lady Rowena ne peut que s'enorgueillir de partager ce défaut avec la quasi totalité des auteurs. Bien sûr lorsqu'on n'est guère habitué à lire c'est sûr que quelques pages avec seulement des lettres et pas une seule image c'est un peu lourd mais on s'y fait vite, ou sinon on renonce et c'est tout.


Plus grave que ces insignifiantes balivernes, tu nous dis qu'un texte plus long n'est pas forcément meilleur, serait-ce pour cela qu'un texte plus court est meilleur qu'un long? Et si tu ne le penses pas cela veut alors dire que tu soupçonnes le jury de n'avoir privilégié ce texte que pour sa longueur et elle seule, mais pourquoi alors t'intéresses-tu à ce concours?
De plus, mais ce n'est qu'un avis personnel, des textes ne peuvent à mon avis être meilleurs que d'autres pour la bonne raison que chaque texte est une catégorie à part entière et qu'on ne saurait juger deux textes à la même aune, je sais ce qu'est un mauvais texte mais je serais bien ennuyé d'avoir à dire ce qu'est un meilleur texte, aussi un concours ne reflète-t-il pas à mon sens une supériorité littéraire mais simplement l'air et les goûts du temps qui l'a vu naître, choses qu'il est intéressant pour un auteur de connaître, et cela suppose donc que le jury, même s'il n'est pas objectif, encore qu'objectif soit un vain mot dans un art qui par définition fait appel aux sentiments, n'a pas vocation à "avoir raison" mais à donner son avis, en tant que représentation de la masse, aussi faut-il avoir en un jury la foi la plus aveugle, de celles qui transportent les montagnes, même si, comme l'a dit judicieusement le plus grand des marins-philosophes barbus de ce siècle, elle ferait parfois mieux de les aplanir. Enfin de compte c'est d'ailleurs ta protégée Thalie qui l'a emporté grâce au sportif retrait de Rowena donc l'injustice dont tu te plains me semble pleinement réparée, aussi n'y a t il pas de raison pour toi de se plaindre.

Bon voilà mon petit râlage inutile et ma monopolémique que je me suis créé tout seul se termine, je concluerai en disant que c'est vraiment le bins ici et qu'entre les smilers et les râleurs comme moi cet endroit commence à perdre de son intérêt, aussi me trouvé-je bien de ma mort, je vous remercie de votre attention et vous souhaite de joyeuses Pâques.

L'ombre, qui en prononçant son discours a réussi à subtiliser une bonne dizaine de chopines aux clients de l'auberge et bahis par tant d'éloquence et/ou endormis, sort en titubant mais en laissant poliment son adresse avec le mot suivant

Jeck Delvar SIGL, autrefois bon vivant et poète, aujourd'hui bon mort mais mauvais esprit, pour toutes réclamations lui écrire, Crypte de Lighthaven, caveau n°6 au fond à gauche, poste restante

PS: Rien de personnel Shelak, d'ailleurs je te connais pas, mais j'aime bien sortir un ptit truc comme ça de temps en temps ça défoule et chacun son truc

PPS: Mouahah avec un texte aussi long j'aurais pu être barde royal si je m'étais présenté

Par Kash le 7/11/2002 à 1:12:28 (#2501369)

:lit:

Moi je dit que y a pas mieux que Alazais(dsl si j'ecorche le nom)
mais c 'est une bombe cette fille !:amour: :amour:

Par Gandalf SIGL le 8/11/2002 à 10:20:06 (#2511058)

Jeck le titre n'a aucune importance d'ailleur j'ai cru comprendre que la monarchie n'était pas ton type de gouvernement et que le roi ne t'attirai que peu de sympathie...

Tant mieux puisque nous avons une reine maintenant...encore faut il qu'elle soit reconnue...

Bref pas de politique ici j'avia juste a dire: pour nous qui te connaissons c'est toi le 'barde royal'...


Dépose son cachet à l'addresse indiquée...on ne sait jamais

Par xerxces/jason dess le 8/11/2002 à 10:52:32 (#2511288)

Bravo et les textes sont merveilleusement bien ecrit

Par EvangeL le 8/11/2002 à 13:04:41 (#2512260)

De très jolie texte ... bravo

Par Jeck Delvar SIGL le 9/11/2002 à 22:17:01 (#2521791)

Jeck finit les restes du facteur passé distribuer le courrier l'avant-veille et trouve dans une des poches de sa veste une lettre toute pliée et à l'écriture déplorable, lettre qui suscite cette remarque constructive et réfléchie, non sans une larme d'émotion digne d'un caïman enrhumé : Ah ouais, merci Gandalf, t'es un pote ça rmonte le moral sgnirf, c'est dur d'être mort quand même on se fait grave ***

Par Un Solitaire le 11/11/2002 à 9:43:02 (#2532213)

:lit:

Par thibaut gaïa horm le 11/11/2002 à 9:51:07 (#2532238)

félicitation a la gagnante vraiment s'est très joli

Par Zelubia/Graoden le 11/11/2002 à 23:35:51 (#2539894)

Le texte de Rowena est excessivement redondant... et l'effort de forme, même si le fond est assez consistant (quel pavé...), est faible, voire même inexistant...
Thalie méritait cent fois de l'emporter, et haut-la-main...
N'y voyez pas là les remarques de quelqu'un de partial, car, même si je le suis, je pense avoir jugé objectivement tous les textes, et le plus long n'est pas forcément le meilleur...
Bref, anonyme1, Camelias, ou Ormenelle méritaient même d'être devant Rowena...
Enfin, vous avez jugé comme bon vous semblait, ce n'est là que mon avis.
Félicitations à tous, pour vos merveilleux textes.


hum mouais, tu dirais pareil si ct pas ta petite amie irl ? oO pas sur... hors c un post rp

JOL Archives 1.0.1
@ JOL / JeuxOnLine