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Les guerriers de Brehan - Carnet II -

Par Calice Kerl le 17/9/2002 à 14:56:42 (#2173954)

Flynt Aes est un jeune homme au regard clair. Il a encore sur ses traits doux, une certaine candeur enfantine et dans son regard la passion enflammé des premiers jours.
C’est un guerrier accompli, un cavalier émérite.
C’est aussi ce matin, alors que l’aube n’est pas encore née, un homme qui se lève sur sa destinée.
Son écuyer l’habille, tout reste silencieux. L’armure est parfaitement polie, son épée, il l’a affûté une bonne partie de la nuit, et son fléau repose déjà avec le reste de son équipement.
Il sait que dehors l’attendent les cinq chevaliers. Il a entendu la voix métallique de son lieutenant.
Il sort.
Les nuages sont bas et il se souviendra toujours du craquement de la neige sous ses pieds, dans ce silence confortable, dans cette glaciale intimité.
Six chevaux piaffent et renâclent. Et alors que son écuyer lui amène sa monture, Alaëlle d’Hertrière fait s’avancer la sienne pour le saluer respectueusement.
Le souffle de la paladine est blanc :
« Nous sommes prêts Capitaine. »
Flynt acquiesce, a un regard complice pour son écuyer qui s’éloigne, et prend la tête du petit cortège en direction du poste avancé central.

Le Commandeur et ses quatre capitaines restant, regardent la suite disparaître dans l’obscurité encore latente de la journée hivernale.
« Je sais ce que vous pensez… » fait-il aux capitaines.
- Vous vous demandez pourquoi c’est lui qui part. »
- Il est jeune, Général… Mais n’a pas moins de valeur que nous autres » répond en souriant Garret Homleand.
- Vous savez que ce n’est pas lui que j’aurais choisi. Mais mes prières n’ont pas été vaines et Brehan guide son âme et sa lame. Il nous reviendra. » il hésite, puis continue :
- Ou nous mourrons tous. »

De l'autre coté de la frontière.

Par Warek SethDae le 17/9/2002 à 16:11:44 (#2174330)

Le soleil n’allait plus tarder à poindre. Toute la nuit, les troupes de l’empereur avaient été en ébullition, pendant que la plus part s’empressaient de mettre en place les pièges commandés la veille, un petit groupe de sorciers encapuchonnés s’était regroupé autour d’un maigre feu, là, ils avaient récité des incantations gutturales, toute la nuit, en jetant a période régulière d’étranges objets organiques dans la braise du feu rougeoyant. Une ombre observait tout cela, une jeune femme, son visage des plus mystérieux reflétait une beauté rare, et gênante, des yeux ébènes, une peau blanche, un faciès sans émotion. Elle se tenait debout revêtue d’une lourde couverture pour se protéger du froid.

La neige continuait a tomber sur l’avant post impérial, bientôt le jour allait se lever, l’air était encore pure, bientôt l’odeur du sang et de la mort recouvrirait la plaine blanche. Le rouge sanglant, les cadavres bleus transis par le froid, tout prendra les couleurs de l’empereur, pour sa plus grande gloire.
Le Lieutenant Grugar, couvert de fatigue, s’approcha de la tente du général Ombias. L’un des gardes en faction fit irruption dans la tente pour prévenir son maître. Celui-ci mit peu de temps à sortir.

-Tout est prêt Général.
-Bien Lieutenant, allez prendre du repos, et ordonnez aux plus fatigués de vos hommes de faire de même.
-Oui Sir.
Il s’inclina, et après quelques pas à reculons, il parti en direction de son campement.


Ils levèrent tous les bras, une grande gerbe de flamme fit de même, comme si deux bras de feu c’étaient formés pour aller rejoindre les étoiles. Puis plus rien, plus aucune flamme, pas une seule braise, même la fumée avait disparu. Le cercle de sorcier s’écarta doucement pour laisser pénétrer à l’intérieur la femme qui depuis le début observait la scène. Un des hommes retira sa capuche. Il s’agissait de Sir Ranarius, il s’approcha de la femme, entre eux, ce tenait les restes de ce qui avait une minute avant été un brassier puissant.

-Dame Clodide, Allongez vous, ici.

De ses mains Ranarius désigna la masse de suie et de charbon qui c’était formé. Sans mots dire, Clodide obtempéra et retira la couverture qui la protégeait du froid, elle découvrit un corps blanc, vallonné de magnifiques contrées, puis délicatement elle s’allongea sur la poussière noir qui recouvrait le sol, elle ferma les yeux pour ne pas ressentir de douleur, le charbon était encore brûlant, et la température glacial aurait fait trembler m’importe qui. Mais elle, elle ne ressentait rien. Sur un geste de Ranarius, le cercle de capuche se dirigea dans une procession silencieuse vers le corps de Clodide. Tous s’agenouillèrent et étalèrent leurs doigts agiles les poussières noires sur l’ensemble du corps blanc de la femme.

Bien plus loin, des ombres se dessinaient à l’horizon.

-Des cavaliers approchent !

La même phrase se répéta sur tout le campement.

Par Calice Kerl le 18/9/2002 à 15:18:30 (#2180678)

L’aube est là.
Et derrière ce rocher, là, se trouve le campement des Impériaux.
Flynt et Alaëlle le sentent. Ils perçoivent l’aura maléfique qui s’en dégage, comme une brume nauséabonde qui s’étend jusqu’aux sabots de leur monture.
L’étendard du Royaume flotte au dessus de la tête d’un des cinq soldats. Le lion et le cerf se font face, une couronne d’or les surplombe et le tissu bordeaux claque au vent.

Les cavaliers avancent au pas dans la neige et finissent par s’arrêter à une distance respectable de leurs ennemis.
Ils observent la disposition quelque peu chaotique de ce camp. Des groupements de tentes sont dispersés sur presque une lieu et au centre de cet amas non régulier, une grande tente domine. Un drapeau au couleur de l’empire est la seule note de couleur dans ce sombre tableau…

Les chevaliers se tiennent bien droit dans le vent glacial qui se lève mais nul ne pourrait savoir quel sentiment se reflète sur leur visage protégé par leur heaume, alors qu’ils attendent qu’on viennent leur permettre d’approcher plus avant.

« Les abords de leur camp ne m’inspirent guère… »
Flynt se retourne pour écouter Alaëlle.
« Il faudra suivre les pas de ceux qui viendront nous chercher. »
Le jeune capitaine acquiesce.
La paladine est réputée pour sa sagesse et on dit que ses intuitions se sont toujours révélées vraies.

Par Warek SethDae le 18/9/2002 à 15:43:43 (#2180942)

Maître Granstel et Sir Algrius s’approchèrent des arrivants. Leurs pas résonnaient dans la neige compacte. Sur la plaine le vent soufflait fort, et les étendards claquaient. Une petite troupe d’une dizaine de soldats, armes aux fourreaux, se dirigea vers les cavaliers.
Arrivés au niveau de l’ambassade ennemie, les soldats se mirent sur deux lignes pour entourer les cavaliers. Maître Granstel leva les bras pour bien signaler aux hommes du Roy qu’ils n’avaient pas à avoir peur.

-Bonjour et bienvenue a vous, nobles combattants, si vous vous donnez la peine de nous suivre, nous pourrons parlez au chaud autour d’une collation. Laissez donc vos chevaux ici, ils seront nourris avec soin. N’ayez crainte, nous ne sommes pas des barbares.

Il sourit, en indiquant la plus grande des tentes. Algrius, sous le couvert de son heaume, salua les convives d’un signe de tête et fit route en direction de la tente montrer le chemin.
Granstel s’empressa d’aller proposer son aide à la paladine pour descendre de sa monture.

Par Calice Kerl le 18/9/2002 à 16:27:53 (#2181421)

Les cavaliers laissent approcher les Impériaux sans bouger.
Au salut quelque peu trop chaleureux pour être honnête de Maitre Granstel, Flynt répond d'une voix ferme mais polie, après avoir enlevé son heaume :
« Ce jour n'a pour l'instant rien de bon.
Je suis ici au nom du Commandeur Hryn, pour Sa majesté le Prince Erlouan, fils de Dagouan notre Seigneur. Je sollicite auprés de vos chefs une entrevue. »

Alors que les sodats de l'Empire se déploient autours d'eux, il continue :
« Nous vous suivrons avec nos montures ou nous ne viendrons pas. Les réputations font les hommes. Peut-être nous démontrerez vous que les gens de l'Empire ont de l'honneur... »
Il n'a pas cherché la provocation, mais il tient à poser les choses dès le debut.
Cacher, tromper, mentir... Ce ne sont pas là preceptes de Brehan.
Flynt averti ainsi son interlocuteur.

De son coté, Alaëlle D'Hestrière regarde Granstel s'empresser auprès d'elle et de son cheval. Elle a un vague signe de tête pour le saluer mais reste immobile et raide.

Par Warek SethDae le 18/9/2002 à 17:04:44 (#2181743)

Tout en souriant, Maître Granstel s’adresse à messire Flynt,

-Et bien à votre guise, allons donc ainsi. Excusez ma tenue peu protocolaire, mais c’est ainsi que les membres du conseil impérial sont vêtus. Je me nome Maître Granstel, je suis le premier conseiller de l’Empereur, pour tout ce qui est des relations diplomatiques avec l’extérieur. Sachez que vous n’avez aucune peur à avoir, je suis un homme de parole, et je viens vous accueillir sans arme. Et je souhaite bien que nous trouvions une issue pacifique à ce conflit qui nous oppose.

Il marque une longue pause pour regarder le campement, et faire signe à Algrius de revenir sur ses pas, puis, il se dirige vers la grande tente.

-Je vous présente Sir Algrius, le plus vieux des Grands chevaliers de l’Empire.

Il se retourne légèrement vers les cavaliers pour regarder s’ils suivent bien. Les soldats se mettent aussi en route tous exécutant les mêmes pas en prenant soin de bien entourer les hôtes.

Par Calice Kerl le 19/9/2002 à 15:39:15 (#2188889)

Le capitaine incline la tête mais lorsque leurs regards se croisent, tous deux savent bien qu’un tout autre feu que celui de la bienséance y couve…

Alors ils se mettent en route et le pas cadencé des soldats de l’Empire empli le silence qui s’est installé. Au bout de quelques longues minutes, ils passent tous à l’intérieur du camp.
Flynt garde pour lui son étonnement quant au peu de défense visible et, se rappelant les avertissements de son lieutenant, il jette un vague coup d’œil sur le coté droit.
La neige a tout recouvert et il est impossible d’y déceler quoique ce soit.
Il ramène son regard sur l’allée dégagée qui mène à la grande tente.
Il ne dira rien et se concentre déjà pour fermer son esprit… Tout intrusion n’y serait pas la bienvenue et il croit les Impériaux capables d’une telle fourberie.

Mais les voilà qui stoppent et mettent pied à terre.
Les voilà tous les septs en pleine terre ennemie.
Les voilà seuls sans possibilités de marche arrière.

Par Warek SethDae le 20/9/2002 à 15:19:40 (#2195454)

-Nous y voici, dis Maître Granstel en souriant.
Les deux soldats qui montaient la garde devant la tente levèrent la lourde toile qui obstruait l’entrée, laissant ainsi a chacun la possibilité de voir que seule une lourde table de chêne et quelques collations se trouvaient a l’intérieur. L’endroit n’était que peu éclairé, les quelques lanternes disposées sur des petites tablettes à trois pieds donnaient à ce lieu un aspect de confidentiel. Algrius sans soucis de politesse avança le premier, et prit place dans un des dix fauteuils. Granstel, d’un geste ample, invita la troupe royaliste à rentrer.

Par Calice Kerl le 21/9/2002 à 20:01:43 (#2203374)

Les cinq soldats du Roi, droit et fiers, dans leurs armures brillantes comme un reflet ensoleillé sur une onde sombre, restent auprès de leur chevaux, à deux pas de la grande tente ou disparaissent Flynt et Alaëlle.

Il y ferait un peu plus chaud, dans cette tente, si l'atmosphère n'était pas aussi sêche...
Le capitaine, s'arrêtant devant la table, attend comme l'éxige l'étiquette, que ses hôtes lui indiquent la place qu'ils lui ont choisi.

Alaëlle fixe Algrius.
Elle détaille le personnage. Il est la fierté hautaine et dédaigneuse, la force brutale et aveugle. Elle sent pourtant qu'il ferait un adversaire honnorable.
Mais tout ce qu'elle pourrait sentir est amenui. Comme si ce camp en entier etait sous une sphère qui dimuerait toutes ses intuitions.
Elle n'aime pas ça. Il va se passer quelquechose.
Le premier des soldats du Roi Dagouan aurait pu lui aussi le prédire, connaissant les manières Impériales.
Mais Alaëlle se sent nerveuse. Quelquechose va se passer...

Par Warek SethDae le 21/9/2002 à 20:59:09 (#2203800)

Le mouvement des ombres cessent.
Sous la coupole de verres les flammes des lanternes se figent. Même le vent à l'extérieur se calme pour ne laisser aucun soufle perturber l'important consiliabulle qui ce prépare sous la toile épaisse où déjà perlent les goutellettes d'eau concentré là par les expirations soutenus des 4 notables.
Le silence se fait pesant.

Les regards se croisent et s'arretent.
Algrius soutient longuement les deux yeux clairs de la Paladine. Dans le calme le plus serein, il déposse ses mains à plat sur la table et hoche la tête pour lui indiquer de s'assoir sur la chaise la plus proche.
Granstel se retourne sur l'entré de la tente, d'un signe élégant de la main, il demande aux deux gardes d'abaisser la lourde toile. Toujours souriant, de ses deux mains, il tire délicatement un fauteil pour que le capitaine puisse s'installer. Puis, doucement, il passe derrière Flyint pour ouvrir une lourde malle en chêne tapie dans l'ombre. Un son étrange envahi l'enceinte, discorde mélodieuse, le long grincement d'une serrure rouillée que l'on reveille après des années de sommeil.
Granstel, ne laissant guere de repos a son sourire, plonge une main habile dans le large coffre...
Deux yeux sombres se posent sur l'épaisse amure d'Alaëlle.

Par Calice Kerl le 21/9/2002 à 21:28:24 (#2204084)

Le jeune paladin s'approche donc de la chaise aimablement tirée pour lui et repousse de son bras sa lourde cape pour s'assoire.

Alaëlle reste immobile. Elle voit son capitaine de dos et il bouge comme au ralenti, alors qu'une scène bien plus vivante se déroule près d'elle.
Elle crie déjà de rage mais seul son coeur est témoin de son sentiment d'impuissance... et sa voix reste muette.

Par Warek SethDae le 21/9/2002 à 23:14:13 (#2204918)

Tout s'accelere.
Brusquement granstel se retourne face au capitaine Flynt, il lui sourit en lui présentant la bouteille qu'il vient de tirer du coffre.
Ce dernier dans un grand fracas se referme. Profitant de cette diversion, attendu depuis longtemps le lourd poing ganté du Grand Chevalier Algrius vient heurter le visage de la paladine, elle se retrouve projetée en arriere inconsciente.
Sa chaise tombe, alertant les sens de Flynt, par reflexe, le soufle court, coeur battant, il se retourne, pour veiller sur Alaëlle.
Elle se tient là, debout, sa chaise à terre, pas encore remise de son sursaut. Soulagé de voir le visage de la belle paladine, Flynt s'instale sur son fauteil, granstel lui sourit, et passe un main délicate sur la bouteille pour présenter le millisime de se cru à son invité.

Dans un coin de la pièce git le corps inerte de d'Alaëlle, un mince filet d'air parcour encore ses levres, mais le violent coup recu au visage l'a sonnée pour longtemps.
Algruis croise ses bras lentement et laisse son regard se promener sur les verres vides qui siegent sur la table. Granstel finit par s'assoir a coté de Flynt, et sert le précieux contenu de la bouteille dans quatres verres au millieu de la table.

- Bien, comme je vous l'avais annoncé, je souhaite trouver une issue pacifique à ce petit différent qui nous oppose..., Nous en avons longuement discuté avec Sa Majesté, et voila nos conditions. Si votre roi retire ses armées de la province de Nméroesh alors le sang ne coulera point, dans le cas contraire, ou si les armées de votre seigneurie font oeuvre de fourberie, alors les armées de Sa Majesté l'Empereur marchont aux sons des tambours sur tout ceux qui oseront ce dresser contre elles. Voyez vous, la finalité est la même, les couleurs de Son Emminence l'Empereur seront issées sur les terres de Nméroesh. Sa Majesté ne souhaite que mettre de l'ordre dans cette province qui depuis longtemps est rongée par les criminels qui y vivent. Vous savez comme moi, que les mécréants qui habitent Nméroesh ne feraient rien si votre suzerain était attaqué, depuis des années, que dis-je, des siecles, nos peuples vivent sans aggressions, il serai fort dommage que cela commence aujourd'hui. Vous ne croiez pas ?

Sans laisser le moindre temps de réponse au capitaine, Granstel poursuit :

- Allons ne laissons pas les rancoeurs envahir nos pensées. Tout comme moi vous êtes bien conscient que Nméroesh, bien que faisant partie du royaume de votre seigneurie n'ai en rien un lieu prospère et respectable. Ce n'est rien d'autre qu'une terre a l'abandon, et les crapules qui peuplent cette contrée, ont depuis longtemps arreté de défendre votre roi.
Si nous marchons depuis 2 semaines ce n'est que dans l'unique but de sauver Nméroesh ! Nous voulons à tous prix éviter que le chaos, sombre fruit d'Ogrimar, ne se répende plus encore sur Nméroesh. Et pour cela, il faut mettre un terme à ce qui ce trame là bas et seul l'Empire de Son Emminence en à la puissance !

Arretant son discours, il attrape d'une main svelte le verre de cristal emplie d'un vin pourpre et l'apporte à ses levres.

Par Calice Kerl le 22/9/2002 à 13:04:18 (#2208717)

Alors que le capitaine jettait un oeil sur son lieutenant, guettant ce qui avait valu ce sursaut, assez crispé, Granstel commence son diatribe et le termine en prenant son verre mais Flynt ne l'immite pas et sans même un froncement de sourcil, lui rétorque lentement :
« Pour ce vin que vous portez à votre bouche avec plaisir, combien de raisin abimé a été mélangé au jus avant de le mettre en fût ? Le propriétaire n'en aime-t-il pas moins le vin qu'il obtient ?
Cette province est éloignée de la capitale, et sa position frontalière favorise la propagation des brigands. Je note combien il importe à l'Empereur d'aider notre Roi. Mais je suis là pour vous signifier combien il importe à notre Roi que vous retiriez votre armée de ces terres limitrophes.
Je vous prie donc de noter que Nméroesh est province royale... et le restera. »

Le paladin garde son visage impassible mais laisse son regard exprimer sa fureur quant aux détestables insinuations que comportaient le discours du Maitre Conseiller.

Il se lève sans brusquerie. Reprend son heaume pour le tenir sous son bras. Laisse retomber sa cape et lance un regard entendu à Alaëlle.
Il la trouve étrangement détendue et se doute qu'elle doit feindre elle aussi cet état.
Si le moment n'était pas si tendu et si solennel, il se serait peut-être demander pourquoi elle, si fière et si honnête, avait choisi aujourd'hui de feindre un sentiment.
S'il ne pensait pas à la guerre qui aurait desormais inévitablement lieu, il aurait peut-être remarqué un autre éclat dans ses yeux.

Mais il ne s'attarda pas sur son lieutenant. Pourquoi aurai-il penser qu'elle ne puisse plus être elle...

Par Warek SethDae le 22/9/2002 à 14:35:51 (#2209546)

- Il ne peut malheureusement en etre ainsi, Sa Majesté l'Empereur tient tout particulierement à régler le sort de Nméroesh, et les armées ne feront pas demi tour.
Si vous tenez à rester sur notre chemin, alors le sang recoucrira les plaines. Vous etes en nombre inférieur, vos soldats sont fatigué, vous n'avez pas l'ombre d'une chance d'empecher quoique ce soit. Mais malgré notre offre, vous refusez de coopérer, alors retournez voir votre général et dites lui que la fin de ses hommes est proche.

Il tend alors la main, pour indiquer la sortie de la tente, en regadant severement le capitaine, puis il tourne son regard vers c'elle qui a prit la place de la paladine.

- Je pensais votre sagesse égal a votre beauté. Mais apparement vous ne souhaitez même pas parlementer. Qu'il en soit ainsi ! Adieu brave guerriere.

Par Calice Kerl le 22/9/2002 à 19:05:13 (#2211808)

La guerrière n'a qu'un vague signe de tête et suit son capitaine qui a salué très froidement en sortant de la tente qui n'a jamais été accueillante.
Le soleil tente de percer de sombres nuages qui promettent une pluie de flocons pour l'après-midi.

Les cinqs soldats n'ont pas bouger d'une once et l'un d'eux s'avance silencieusement pour tendre les rênes des montures de ses officiers.

Agilement, Flynt monte sur son cheval et s'apprete à remettre son heaume quand Alaëlle manque de tomber en arrière lorsque son destrier fait un puissant écart. Il renâcle et hénnit sourdement. La paladine, ayant mis le pied à l'étrier, a été projeté contre l'encolure du cheval de Flynt, ce qui lui évita la chute.
Ce dernier n'a pas le temps de se baisser pour aider son lieutenant que déjà elle s'approche de l'oreille baissée de sa monture et lui murmure quelques mots inaudibles, tout en maintenant l'animal enervé.
Celui-ci se calme aussitôt et l'incident est clos aussi vite qu'il a debuté.

Le sang froid et le flegme de la jeune femme empêche Flynt de s'interroger sur l'étrange réaction du cheval. Les Impériaux annoncent déjà leur départ à travers le camp.
Le capitaine a un dernier regard pour Granstel, ne prête pas attention à Algrius et fait trotter sa monture vers la sortie, suivi de ses hommes.
Le vent s'est levé et siffle dans les cordes qui tendent les tentes. Faisant résonner comme une étrange mélopée...
Flynt sert instinctivement les dents.
Un mauvais préssentiment lui étreint le ventre dès qu'ils franchissent les limites du campement Impérial.
Peut être ce préssentiment était déjà présent.
Peut être que cette mascarade cache quelquechose qu'il n'a pas réussi à voir.
Peut être a-t-il failli...

Il lève son visage vers le ciel nuageux et aspire l'air glacial qui s'engouffre un peu à travers les interstices de son heaume.
Son murmure n'est audible que de lui même et de celui à qui la prière est adressée :
« Guide ma main, guide mon âme. Brehan.
Détruit le doute, détruit la peur. Brehan.
Garde mon souffle, garde mon honneur. Brehan.
Etre le coeur et être l'arme. Brehan.
Brehan... »

Ils aperçoivent l'avant poste.
Ils sont de retour chez eux.
Ils apportent de sombres nouvelles.

Par Warek SethDae le 24/9/2002 à 16:17:18 (#2223647)

La troupe vient de disparaitre dans le brouillard, les pas de leur chevaux s'effacent peu à peu, les flocons tombent toujours sur le sol blanc de la plaine.
Maitre Granstel se retourne en souriant vers Algrius,
- Très joli coup Chevalier.
Le même sourire se répend sur le visage du guerrier. Puis après un instant de silence, il repond dans un murmure.
- Espérons qu'elle ne faillira pas !
- Cela n'etonnerai fortement de ne pas la voir nous revenir. Elle sera là, prete a frapper au bon moment pour éliminer leur général, elle sera là pour voir les soldats léver leurs épées en criant victoire.
- Maitre Granstel que dois je faire du corps de la paladine ?
- Apportez la au cercle des sorciers. Et préparez vous, nous devrions pas tarder à faire route vers Nméroesh.

D'un nouveau rapide Algrius se retourne et se dirige vers la tente d'un pas décidé.

Non loin, un attroupement de soldats arrivent pour renforcer les forces déjà présentes.

- Bientot ...
Ombias cheveux au vent regarde ses hommes, dès ce soir il envera une premiere offensive.

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