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Les neiges sombres.

Par Dame Belladona le 13/8/2002 Ă  0:38:17 (#1953895)

Plongée dans son grimoire de magie, Bella est accaparée par sa lecture jusqu’au moment où un bruit persistant la tire de sa concentration.
Petit bruit de grattement sans plus, mais tellement persistant qu’elle fini par en être dérangée et qu’elle lève la tête pour regarder d’où peut provenir ce son.
-Ah non ! Pourquoi venir grignoter mes grimoires alors que je te mets des bouts de pain et des dés de pommes sur une soucoupe pour toi dans la cuisine ?
La souris relève la tête et de ses yeux brillants fixe la jeune prêtresse d’un air innocent.
-Allez, files petite bestiole avant que je ne me fâche !

Poursuivant la sourit et la chassant du bout d’un parchemin, elle avance vers le coin de la pièce. D’un seul coup son pied passe au travers du plancher avec un bruit sinistre de bois fendu. Le souriceau en profite pour prendre la poudre d’escampette alors que Bella se relève en riant de voir la petite souris filer à toutes pattes vers la cuisine.

Regardant le plancher, elle pense déjà qu’il va falloir demander au menuisier de passer réparer ce trou quand son regard est attiré par une sorte de boîte.
Se penchant un peu plus, elle tend la main et tire hors de ce trou un coffret en bois recouvert de gemmes bleues.

Etonnée par sa découverte, elle pose le coffret sur la table et l’ouvre avec précaution. A l’intérieur, dans un nid de soie, elle y découvre un rouleau serré de parchemins attachés par un ruban qui tombe en poussière dés qu’elle tente de le délier. Déroulant les feuilles unes à unes, Bella commence sa lecture …




http://membres.lycos.fr/bellannelie/image11.jpg

Mon nom est Draxana, je suis guérisseuse malgré l’interdiction du Seigneur de notre pays d’user de magie. Même mes deux fils l’ignorent, ils pensent que je suis servante au château du Maître. Ce qui est vrai, mais la magie est ma vraie vie, celle que j’aime, celle qui me permet de survivre à ces temps de barbarie et de violence. Cette magie me permet d’aider mon prochain.
Je prie Artdh, notre Dieu des Sortilèges, afin que nul ne découvre jamais mon secret … ma vie et celle de mes fils en dépendent.

Notre Seigneur s’appelle Zolgar, mais le peuple le nomme Zolgar le Noir … comme la couleur supposée de son âme ténébreuse.
C’est un guerrier assoiffé de conquêtes et de batailles, il aime le pouvoir et la domination. Zolgar est un monstre de fureur et de sang, il est une brute sanguinaire à qui rien ne peut et ne doit résister …
Cette violence lui vient peut être de ses origines … il n’est pas humain, mais à moitié seulement. Sa mère, qui est morte en enfantant, avait subit les assauts d’un orc qui la garda prisonnière dans une grotte afin qu’elle garde cet enfant.

Zolgar est moitié humain, moitié orc … la vigueur animale mêlée à l’intelligence humaine. Un mélange de puissances jamais égalées.

Depuis qu’il règne sur Marillion, notre pays, nous ne vivons plus que dans la crainte et la souffrance. La disette est coutumière aussi, ses troupes de soldats doivent être forts et résistants, donc toutes les nourritures sont pour son armée en priorité. Alors qu’il y en a si peu déjà …
Les enfants de Marillion sont chétifs et faibles, prompts à être malades. Mais de cela Zolgar ne s’en préoccupe pas le moins du monde … ses armées sont composées exclusivement d’orcs barbares et puissants. Les faibles humains que nous sommes ne tiendrions pas sous les coups répétés et les attaquent incessantes des autres peuples voisins qui tentent de reprendre leurs biens.

Il paraît que les caves du château sont pleines de coffres débordant d’or et de pierres précieuses. Les bijoux qui composent ce trésor sont, paraît il, les plus beaux qu’il puisse être donné de voir.
En tout les cas, c’est ce que disait Turtiainen, un domestique du Maître avant que ce dernier ne le fasse brûler en place publique pour avoir osé parlé de ces fameux coffres …


./..

Par Dame Belladona le 13/8/2002 Ă  0:45:33 (#1953913)



Cette nuit la neige a recouvert nos campagnes, comme d’habitude … des mages d’un autre pays ont jetés un sort sur les terres de Zolgar afin que le froid y règne et que le soleil ne fasse plus pousser aucune culture. Même les animaux de ferme meurent à cause de froid.
Malgré les feux énormes que nous faisons brûler en permanence dans les maisons et étables, ce gel permanent tue tout et tout le monde … même les plus résistant osent à peine quitter le coin de l’âtre. Nous allons commencer à manquer de bois bientôt, nous tentons de ne pas y penser.

Cela fait dix huit lunes maintenant que nos terres sont couvertes de cette cape de glace et de neige. Dix huit lunes où les habitants se battent contre cet hiver permanent. Dix huit très longues lunes … mais Zolgar le Noir ne semble pas s’en apercevoir.
Pourquoi s’en soucierait-il après tout ? Ses armées ont remportées une belle bataille hier encore, le château est en fête ce soir et l’on peut entendre le vacarme des soldats ivres morts …

En me levant ce matin, j’ai vu des traces de pas dans la neige. Des traces inhabituelles qui ont attiré mon attention. On aurait dit des pas d’enfant …
Pourtant les jeunes sont tenus dans les maisons à cause du froid, surtout la nuit, personne ne laisserait sa progéniture s’écarter des cheminées brûlantes. D’où viennent ces traces ?

Alors que je me rendais au château afin de remplir mon office, je ne pouvais penser à autre chose que ces traces de pas. Cela m’a obnubilé au point que j’ai été distraite toute la journée, lorsque les autres domestiques m’adressaient la parole, je ne répondais pas, au point que certains me pensaient malade. Par sécurité, je n’ai parlé à personne de ces pas dans la neige.
Je ne sais pas pourquoi, mais je pense qu’il vaut mieux garder cela pour moi, pour l’instant du moins. Par sécurité j’ai mesuré une empreinte de pas à l’aide d’une lanière de cuir que j’ai rangé dans mon coffret à couture avant de piétiner les traces pour les cacher.

Une fois la nuit tombée, en rentrant dans ma chaumière, mes pensées étaient encore attachées à ces traces … il faut que je me reprenne, que je cesse d’y penser, mes enfants ont besoin de moi.

Une fois ma cape ôtée et secouée, mon fils aîné s’est jeté dans mes bras en riant. Il a l’air si heureux, lui qui est si chétif à cause de la faim, il a des couleurs d’un enfant en bonne santé. Ce doit être la chaleur des flammes qui ont rosis des joues de la sorte.
Il n’a que quatre ans, mais il est grand pour son âge, malgré cela, je le prends dans mes bras et le porte vers la cheminée où son petit frère dort à poing fermé sur une paillasse posée près du feu.

Sur la table … un jambon entamé. Je n’e crois pas mes yeux !
Seuls dans mes souvenirs lointains, ce genre de victuaille existait encore. Depuis la mort de mon époux il y a plus de dix lunes, je n’ai plus vu de la viande mais juste du vieux pain rassis et des légumes fanés que je vole au château en secret. Le goût me revient en pensée rien qu’a m’imaginer la mangeant. Voilà donc la bonne humeur et les joues roses de mon fils qui s’expliquent. Un bon repas fait des miracles après tant de lunes de disette …

DÂ’oĂą vient cette viande ? Mon fils est trop jeune que pour arriver Ă  mÂ’expliquer son origine. Je ne capte que quelques mots de son histoire Â… homme Â… cape rouge Â… cadeau Â…

Je ne suis pas plus avancée, je ne comprends toujours pas. Quelle journée bizarre …


./..



*arrive et Ă©coute*

Par Othello le 13/8/2002 Ă  9:57:57 (#1955001)

*entre chez Bella après avoir frappé à la porte Quatre fois. Elle a l'air si absorbée qu'elle ne l'a pas entendu arriver.
Il pose un baiser sur sa joue, elle sursaute et elle lui conte l'histoire.

Othello ouvre de grands yeux émerveillés et décide de s'assoir pour écouter la suite*

Par -Aurore- le 13/8/2002 Ă  10:49:17 (#1955147)

:lit: :lit: :lit:

Par Elliryon Le mort le 13/8/2002 Ă  22:23:54 (#1958472)

:)

Par Dame Belladona le 17/8/2002 Ă  1:02:31 (#1972943)




Ce matin au réveil, je me suis précipitée vers la porte, et les mêmes traces dans la neige. Ses petites empreintes qui pourraient être celles d’un de mes fils. S’ils n’avaient dormit dans mes bras devant l’âtre et que je suis certaine qu’ils ne sont pas sortis, je penserais qu’ils ont posés les pieds là ... juste devant moi.
Je me réveille au moindre souffle de vent depuis que je suis veuve, j’entends le moindre bruit, le moindre pas dehors qui fait crisser la neige, mais là … mon ouïe m’a trahie, je n’ai rien entendu.
Ces pas dans la neige sont profonds pourtant, le poids de celui à qui appartiennent ces empreintes doit être pesant malgré la petitesse des traces. Ou lourdement chargé peut être …

Je me prends à sourire … j’aurais été déçue de ne pas voir ces marques. Etonnant, alors que je ne sais pas de quoi ou qui il s’agit, ces pas me rassurent, ils me réconfortent. Je dois perdre l’esprit à cause de la famine et du froid.

Je suis restée pétrifiée à regarder la neige sans me rendre compte de la brûlure du froid sur ma peau. Sans la troupe de soldats qui s’avançait vers la sortie de la ville dans un brouhaha incroyable, j’aurais pu rester à cet endroit sans voir passer le temps tant j’étais absorbée par ses pas …

Comme chaque matin, je me suis rendue au château. Une fois aux cuisines, comme à mon habitude, j’ai commencé mon labeur sous l’œil du cuisinier du Maître.
Après quelques heures, on bruit venant du couloir nous a annoncé une visite. Inhabituel dans les cuisine du château …
Nardileal, l’intendant de Zolgar, est entré dans l’immense pièce surchauffée comme un ouragan. Il a l’air en colère ce matin, comme toujours d’ailleurs. Un sourire ou même un visage non en furie doit lui être inconnu.
Sa seule présence suffit à terroriser le peuple. L’image même de son Seigneur …

Il s’est tourné vers moi et m’a dit de le suivre. Chose que j’ai faite … Ais-je le choix ?
Je me suis retrouvée dans une immense bibliothèque à l’étage du château. Il m’a aboyé quelques ordres que dans ma terreur je n’ai pas entendus, mais c’est sans importance, je sais ce que je dois faire de toute manière. Nettoyer, ranger et prendre soin des volumes et autres parchemins.

Alors que le soleil commence à baisser pour laisser la place à la nuit, signe de mon retour vers mes fils, un domestique est entré. Je ne le connais pas, mais son visage est avenant malgré la dureté du travail que nous avons à accomplir ici chaque jour. Avenant, mais … terrorisé comme nous tous.

Il m’a regardé puis s’est approché lentement en surveillant la porte. Il m’a chuchote des drôles de choses …
-Connaissais-tu Leliona ?
-Non, ce nom mÂ’est inconnu, je le regrette, qui Ă©tait elle ?
-Elle s’occupait de cette bibliothèque avant toi, elle était mon amie … presque ma femme.
-Pourquoi dis tu « était » ? ?
-Elle est Â… morte ce matin Â… ce doit ĂŞtre la raison de ta venue ici Â… il fallait la remplacer Â…
Les mots venaient hachés, à peine audibles. Je voyais la souffrance dans les yeux de cet homme. Quelle douleur dans ses paroles, quelle amertume dans ses larmes … la perte d’un être cher est tellement difficile. Je connais cette souffrance, l’image de mon époux adoré s’impose à moi en un éclair …
-Tu sais, elle était bonne et se tuait à la tâche mais elle a voulu ouvrir le coffre alors que c’est interdit
-Mais quel coffre ? Interdit pourquoi ?

Je ne comprends pas tout à fait où veux en venir cet homme, le chagrin le rend hésitant sur ses mots, il bafouille plus qu’il ne parle.
-Suit moi ! je vais te montrer de quoi je parle Â…
Au bout du couloir, il est entré dans une pièce qui ressemble à un salon de lecture. Il m’a montré un paravent en disant juste :
-Regarde derrière …


Un superbe coffre en bois précieux s’y trouve. Il est recouvert de gemmes plus brillantes et plus rares les unes que les autres. Il pourrait être un coffre de toute beauté sauf que … un nuage noirâtre et magique l’entoure comme une gangrène abominable… on dirait que ce coffre transpire la haine et la fureur.
C’est incroyable, mais je le sens vivant et palpitant comme une âme d’une noirceur inégalée.

Me tournant vers le domestique, je ne peux prononcer un seul mot. Je suis terrifiée ! Le Maître qui interdit toute magie protège ses biens avec des sorts de ténèbres …

-Leliona a voulu ouvrir ce coffre. L’intendant est entré juste à ce moment, et l’a surprise …
-Ils … ils … l’ont jeté par la fenêtre dans les douves gelées. Elle est morte sur le coup … ne pose jamais la main sur ce coffre, ne fini pas ta vie comme ma belle Leliona !

Le pauvre homme effondré est parti en larmes. Je n’ai même pas eu l’idée d’essayer de le réconforter. Je suis restée debout devant ce coffre, tétanisée, sans plus aucune réaction …

Artdh, Dieu des Sortilèges, protège moi comme tu l’as toujours fait.

JÂ’ai si peur Â…



./..


Par Seleno Love le 17/8/2002 Ă  1:50:35 (#1973108)

Quesque c'est long..mais très bien ecrit..et très prenant.. je vous félicite dame..!:lit:

Par Dame Belladona le 18/8/2002 Ă  19:09:17 (#1980101)



Comme l’homme qui m’a montré le coffre, j’ai pris mes jambes à mon cou et je me suis précipitée dehors, vers ma maison, vers mes enfants. Même étant magicienne, j’ai senti un pouvoir incroyable dans ce nuage protégeant le coffre. Mais une magie que je ne connais pas, une magie nuisible et mortelle. La magie de la mort …

Je connais certains sortilèges de ténèbres, je ne les aime pas, mais c’est sans importance, je ne les utilise pas tout simplement. Mais la magie qui protège ce coffre est tout autre … elle est trop vivante. On la sent respirer, c’est effroyable.

Je n’ai pas réussi à fermer l’œil de la nuit. Mes fils reposent comme des anges tout contre moi, bien au chaud. Je pense à eux. A la menace que représente ce coffre pour eux, pour toute la ville.
Si une telle puissance magique existe en notre monde, alors nous sommes encore plus menacés que nous ne l’imaginions.
L’on peut se battre contre des hommes, contre le froid aussi, même contre des orcs puissants, mais contre cette puissance des ténèbres, nous n’avons aucune chance.
Nous sommes perdus Â…
Qui osera combattre des mages qui usent de tels sortilèges ? Qui sera assez fort pour se mesurer à eux ?

Je repense Ă  Leliona Â…
Que pensais elle trouver dans ce coffre ? D’ailleurs, question que je ne me suis même pas posée sous l’effet de ma panique, que peut bien contenir ce coffre pour qu’il soit protégé de cette façon ? Et s’il contient un objet de valeur, pourquoi n’est il pas simplement dans la partie du château où réside Zolgar le Noir ou même son intendant ?

Tant de question qui m’empêche de dormir, mais aucune réponse alors que l’aurore se lève et apporte un autre jour de peur, de famine et de doutes …

Quand je sort de ma maison après avoir avalé un morceau du jambon qui vient de je ne sais où, je remarque qu’il a neigé. Encore …
Protégeant de ma cape un bout de parchemin que je dois glisser sous la porte du bûcheron, je ne fais pas trop attention à mes pas et glisse lourdement dans la neige fraîche. Résultat d’une nuit sans sommeil. Il vaudrait mieux pour ma vie, sinon pour celle de mes enfants, que je sois plus prudente une fois au château.
LÂ’erreur nÂ’est pas permise, le travail doit ĂŞtre fait parfaitement.

En posant mes mains sur le sol pour me relever, je vois des traces de pas. Les mĂŞmes que les autres jours, mais cette fois, ils sont plus nombreux. Notre visiteur nocturne nÂ’Ă©tait pas seul cette fois. Ils devaient ĂŞtre au moins trois ou quatre aux vues des empreintes.
Une chose est pourtant la mĂŞme : la taille des traces.
Partant en me pressant afin de ne pas être en retard, je me perds dans mes pensées.

Marmonnant pour moi-même, je me répète inlassablement les mêmes mots …
-DÂ’oĂą vient cette viande ?
-A qui sont ces pas ?
-Que contient ce coffre ?

En arrivant dans le couloir du château, j’entends des cris, des pas de course. Même l’intendant, plus sombre que jamais, passe en courant … On dirait que le château est en ébullition.
Montant l’escalier, je me rends dans la bibliothèque, les yeux posés sur la porte au fond du couloir, ce salon de lecture où la haine protège un coffre.
En frissonnant, j’entre dans la bibliothèque pour me mettre au travail. La porte une fois ouverte, je me retrouve face à Zolgar, d’un de ses conseiller et d’un autre homme en armes, inconnu pour moi. Juste au moment d’entrer j’entends ces quelques mots gémissants …

-Leliona était ici pour vous espionner Seigneur, elle n’était pas une domestique comme une autre, elle venait de Lorestan, les terres voisines que vous avez tentés de conquérir il y a peu.
-Le Seigneur de ces terres a promit de se venger Â… aujourdÂ’hui mĂŞme !

M’apercevant, ils m’ont chassés de la pièce et fermé la porte dans un grand bruit de claquement.
Je n’ai pas entendu la suite, les portes sont épaisses et massives, mais ces seules paroles ont suffit à m’effrayer encore un peu plus. Je suis rentrée chez moi en courant comme si j’avais une malédiction aux trousses.
Mais, nÂ’est-ce pas le cas quand on songe Ă  nos vies dans ce pays ?

Arrivée sur le pas de ma porte, j’ai entendu un fracas épouvantable et ensuite … la nuit.
L’obscurité est tombée d’un seul coup. Pas comme lorsque le crépuscule arrive, mais comme une pomme tombée d’un arbre. Pire, comme une torche qui s’éteint sous le coup d’un courant d’air.
La nuit en plein jour !

Regardant autour de moi, je ne vois qu’une chose qui me donne la chair de poule … les Neiges sont sombres en pleine journée. Les mages de Lorestan se sont vengés. Mais sur nous, le pauvre peuple qui n’en fini plus d’agoniser, et non sur Zolgar le Noir qui est responsable de toutes ces malédictions qui nous frappent.

Notre pays, Marillion, est devenu Les Terres des Neiges Sombres Â…


./..


Par Seleno Love le 18/8/2002 Ă  21:43:55 (#1980872)

Un récit exeptionnel, vraiment beaucoup de plaisir à le lire, Merci Bella ! :)

Par Anatase Romanus le 18/8/2002 Ă  21:50:14 (#1980911)

Très bien écrit mamie !
*repart la tĂŞte pleine de rĂŞves*
Bravo.

Par Dame Belladona le 20/8/2002 Ă  0:18:10 (#1988134)



Nous n’avions pas besoin de ces ténèbres persistantes, la vie était bien asse difficile sans cela. Personne ne voit plus la différence entre le jour et la nuit … même les rares animaux de ferme qu’il nous reste, sont déroutés. Les trois dernières vaches du village, puisque après tant de morts on ne peut plus nommer cela une ville, donnent tellement peu de lait. Les enfants, une fois de plus, sont les premières victimes de cet enchantement supplémentaire qu’est cette nuit perpétuelle.

L’huile pour les lampes commence à manquer aussi, le rationnement a commencé déjà. Qui sait jusqu’à quand pourra durer ce sortilège. Autant prévoir une longue durée, comme les dix huit lunes que nous vivons dans la neige. A cela non plus nous n’étions pas préparés.
Après la nourriture et le bois, nous voilà en quête de lumière …

Zolgar n’a rien fait pour son peuple. Nous le savions mais cela n’empêche que la colère gronde de plus en plus. Les quelques hommes vaillants qui restent parlent d’attaquer le château, de tuer Zolgar et ses troupes et de restaurer la paix avec les autres pays. Ils deviennent fou … ils n’auraient aucune chance. Mais qui ne deviendrait pas dément dans ces circonstances atroces ?
Un des leurs a tenté de pénétrer le château il y a deux nuits. Il voulait en terminer avec le Maître des lieux et le tuer dans son sommeil. Bien mal lui en a prit ! En plus d’être brûlé vif sur un bûcher érigé devant le manoir, par représailles, deux autres personnes ont péri avec lui dans les flammes … ses deux filles qui n’étaient encore que des enfants.
La maman est presque folle de chagrin. Il me reste si peu dÂ’herbes pour lui faire des potions calmantes et narcotiques.

Puisse Artdh veillez sur elle Â… et sur nous.


Ce matin, dans le froid et l’obscurité, les derniers habitants de Marillion tentent de continuer leurs vies normalement. Normalement … quel drôle de mot dans ces circonstances, il faudrait dire qu’ils tentent de survivre contre le sort, contre le destin mais contre Zolgar lui-même en premier lieu.

Notre bon Seigneur a sans doute pensé que notre quotidien manquait de piquant, voire d’animation, et il nous a distrait à sa façon aujourd’hui …
Après avoir ordonné d’allumer de grands brasiers sur la place devant le château, il a fait installer un énorme billot. Rien que sa vue nous fait frissonner d’effroi.
Quelle idée démoniaque a bien pu germer dans son cerveau malade cette fois ?




./..


Par Ines Elros le 20/8/2002 Ă  17:49:46 (#1992233)

:lit: :lit: :lit:

Par Rhakim Solari le 23/8/2002 Ă  23:49:57 (#2016032)

ehlp

Par Santos le 24/8/2002 Ă  0:38:35 (#2016300)

Provient du message de Rhakim Solari
ehlp


Qui a t'il ? :p

Par Rhakim Solari le 24/8/2002 Ă  6:44:30 (#2017324)

Provient du message de Santos


Qui a t'il ? :p


et hop le post ;)

Erc, ces nb :ange:

PS: je repondrais à ton private demain ou apres demain, je ne t'ai pas oublié :)

Par William Wallace le 24/8/2002 Ă  18:16:04 (#2019528)

:lit:
c'est vrai que c'est tres beau et tres impressionnant!!
Mais comment vous faite vous, Bella et les autres pour ecrire des oeuvres pareilles?
Vous avez raté votre vocation on dirait :)
Bon va falloir peut etre que je m'y mette aussi. Pas bien d'etre trop fainiant :ange:

Par Dame Belladona le 11/9/2002 Ă  19:23:05 (#2140579)




Sur la petite place devant le château près de la fontaine, cette estrade nous fait frémir de peur, d’horreur aussi. Ce billot nous nargue comme s’il était là pour nous. Chaque personne présente frissonne de peur d’être la victime. Zolgar frappe n’importe qui, sans qu’il y ait une raison, juste parce qu’il s’en est prit le droit, juste parce qu’il est … le Maître absolu.

Tous les habitants sont présents, hommes, femmes et enfants. Nous n’avons pas le choix de toute manière, les absents s’en repentiraient très vite. Quand le Seigneur nous dit de nous réunir devant le château, nous devons exécuter cet ordre sur le champ, faute de quoi la sanction tombe instantanément …
Enroulés dans d’épaisses capes, les enfants commencent à défaillir à cause du froid. La peur, elle, ils ne la ressentent pas encore. En tout cas, pas les plus jeunes, mais l’on grandit vite à Marillion … l’enfance s’envole sous la dureté de la vie que nous avons à affronter chaque jour.

Au bout d’une heure d’attente, les pieds ankylosés par le gel, nous avons vu arriver Zolgar. Entouré pas son intendant et quelques gardes en armes, il s’est avancé vers l’estrade et à posé sa hache sur son épaule, comme s’il s’apprêtait au combat. Triste combat que voilà, lâche aussi … les seuls êtres qui lui font faces, sont des ombres sans plus aucune force ni énergie.
Il a juste tourné la tête vers son intendant qui a claqué des doigts. Comme par magie, deux gardes sont arrivés en traînant un prisonnier.

Un homme, un mage apparemment aux vues de ses habits, ou ce qu’il en reste de reconnaissable dans ces pauvres haillons, sans aucune force, même plus assez que pour se tenir debout, est traîné vers l’estrade.
Il est maculé de sang, son visage n’est qu’une plaie. Il serait mon ami que j’aurais peine à reconnaître cet home tellement la torture l’a défiguré.
Au moment où les gardes l’ont étendu près du billot, l’intendant de Zolgar a dit juste ces quelques mots …

-La nuit dernière, cet homme a tenté de tuer notre bien aimé Maître, Zolgar. Après l’avoir questionné, il a refusé de nous dire qui l’a envoyé commettre cet acte ignoble. Notre Seigneur dans sa grande bonté, va mettre un terme à cette existence inutile puisque portée vers la magie …
-Peuple ! RĂ©jouis-toi, ton Seigneur tÂ’offre un divertissement de choix !

Nous nous sommes tous regardés, nous demandant si notre cauchemar allait prendre fin un jour …
Autant de cruauté et d’horreur ne peuvent être de ce monde. En tout les cas, nous l’avions pensé avant … Zolgar.

Un grognement du Maître nous a sorti de nos pensées, le pauvre homme avait la tête posée sur le billot, visage tourné vers nous … son regard a croisé le mien durant quelques secondes. Ce regard me poursuivra jusqu’à la fin de mes jours …
Un regard sans peur ni doute, juste des yeux qui m’ont fixés. J’ai ressenti un encouragement, comme s’il voulait me passer un message … La magie nous a réuni durant ces quelques instants. Je n’ai pas compris ce qu’il voulait me faire comprendre, mais cela viendra.
J’ai cherché son regard une fois de plus, mais j’ai juste eu le temps de voir qu’il baissait les paupières quand Zolgar dans un cri guttural de rage, a laissé retomber sa hache sur sa victime …

Un enfant s’est mit à geindre au moment où la tête du pauvre homme a roulé à ses pieds … Il était terrorisé. Sa pauvre mère, de peur qu’il ne subisse le même sort, l’a prestement prit dans ses bras et a posé la tête du bambin sur son épaule pour étouffer ses cris.

LÂ’intendant nous a dit de rentrer chez nous et de remercier Zolgar pour ses bienfaits.
Nous avons fuit … tant que nous le pouvions encore, et seulement un fois rentré dans nos maisons glaciales, nous avons réalisé ce que nous venions de voir …

Une image comme un Ă©clair me traverse lÂ’esprit Â… le regard de cet homme mit Ă  mort.



Artdh, Dieu des Sortilèges, prends soin de son âme …


. /..


Par Benisseur Earth le 11/9/2002 Ă  22:12:01 (#2141777)

*entend le doux murmure du récit de la belle*

*songe*

*sourit*

Quel merveilleux récit.... *songe à reprendre la suite de ses mémoires*

*lance un message Ă  Bella*

Reviens-nous vite... tu me manques et Ă  beaucoup d'autres aussi...

*repart dans les clairières de son enfance*

JOL Archives 1.0.1
Par Mind