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Pour le Roy..

Par Helori le 18/7/2002 Ă  14:32:33 (#1823019)

J- 12 : La Vie, la Mort

L’aube, sur toute la région de GoldenField, venait de se lever dans une explosion de rouges et de jaunes orangés, annonçant une journée chaude et d’apparence agréable. Parfaite, elle aurait pu l’être si cela avait été une journée ordinaire. Mais chez les Arey’s une ombre mortelle plainait au-dessus du lit conjugal.


Les contractions avaient commencé depuis la veille au soir, ne laissant aucun répit à Margaux, autrement dit la Vieille Arey. Vieille, il est certain, elle l’était, depuis déjà quelques années. C’était son troisième accouchement, mais cependant son deuxième enfant, le premier n’ayant pas survêcu à la Grippe Noire qui s’était abattue sur tout le pays il y a de cela une bonne vingtaine d’années.

La souffrance se lisait sur son visage en sueur, bouffi par les efforts et déformé par la douleur de la mise au monde. Helori et le Vieil Arey n’avaient pas dormit de la nuit non plus, leurs traits étaient tirés et l’ambience était marquée par la peur. A genoux au pied du lit de sa mère, Helori lui tenait la main et sentait de moins en moins la pression qu’elle excerçait à chaque contraction.

- Elle tiendra pas l’coup, l’Pere… on va p’t’être réussir à sauver l’ptit mais pas la Mère.. Pauvre Vieille, on a encor’ b’soin d’elle ..

Puis se retournant vers sa mère et haussant le ton, il dit :

- T’as comprit la Mère !!? On a encor’ b’soin d’toi à la maison pis dans les champs ! Aller pousse, fais encor’ un effort, l’ptit est proche tu vas y arriver !

Sur ces paroles et dans un dernier effort, Margaux rassembla tout ce qui lui restait d’énergie et expulsa le pauvre petit corps de son ventre, puis ferma les yeux pour ne plus jamais les ouvrir à nouveau. L’enfant ainsi libéré se mit à geindre puis à pleurer, et fût immédiatement prit en charge par son grand frère. Le prêtre d’Artherk, qui dormait dans la chambre d’à côté, fût appellé par le Vieil Arey pour les derniers sacrements puis ils enveloppèrent le corps de la femme dans un drap de coton blanc pour l’emmener derrière la cours, dans le tombeau famillial.

Par Helori le 18/7/2002 Ă  14:37:31 (#1823061)

J- 10 : dit « Jour de la Dîme »

Il soufflait sur les terres de GoldenField ce jour-là un vent frais et soutenu. Les arbres faisaient chanter leur feuillage et claquer leurs branches aux feuilles rouges et grosses des fruits de la saison: c’était l’Automne, et une tempête se préparait au loin derrière les collines du village voisin.

La maison des Arey’s était encore en deuil lorsque le Collecteur d’Impôt Royal fit irruption sur la véranda familliale. Toquant à la porte, celle-ci s’ouvrit d’elle-même en même temps que le vent s’engoufrait dans la demeure. Toutes les fenêtres et les portes étaient ouvertes, laissant libre cours aux courants d’air qui jouaient à « chat » entre les différentes pièces laissées ainsi ouvertes à tout vent.

L’homme, vêtu d’une cotte de maille noire, d’un heaume doré et d’une cape aux couleurs de la royauté s’avança dans le séjour et fit sonner légèrement son cor afin de marquer sa présence en ces lieux apparement vides de ses occupants. Le son du cor parvint jusqu’aux fins fonds du jardin, et Helori accourrut du tombeau famillial pour accueillir le visiteur.

- Halte là !! Jeune homme, ne pourrais-tu pas dire à ton père qu’un messager de son Seigneur l’attend avec impatience à sa porte ?

-Oui M’Sieur, ‘tendez j’vais chercher l’vieux, l’est derrière la maison avec la Mère. Mais j’vous préviens M’Sieur, l’Vieux y’est triste, la Mère vient d’rendr’ l’âme y’a pas d’ça deux nuits…

-Ce ne sont pas là mes affaires, petit. Court et va le chercher immédiatement pour moi. Le Roy n’attend pas.


Sur ce, Helori, au pas de course, sorti par la porte de derrière pour aller chercher son pauvre père qui passait ses jours et ses nuits auprès de la tombe de sa défunte femme, cela seulement lorsque la petite Margarette lui laissait un peu de répis. D’un pas las et affligé, le vieil homme, les traits plus tirés de jour en jour, se présenta à sa propre porte et leva sur l’homme en armure un regard suspicieux. Celui-ci déroula alors lentement un parchemin contenant les sceaux royaux.

- Qu’est-ce qu’vous m’voulez encor’ vous ? Ah.. oui.. c’est l’temps des récoltes pis l’Roy demande sa part !! L’vieux bougre il oublie jamais quand on lui doit que’qu’chose !!

-Sur Ordre du Roy Théodore le Treizième, Suzerain d’Arakas, de Raven’s Dust et des terres qui y sont rattachées, donc de GoldenField, je vous demande d’acheminer au plus vite le quart de vos récoltes de cette année, ainsi qu’un animal sur deux résidant sur cette ferme à la Ferme Royale dont vous connaissez l’emplacement je n’en doute pas..

-Ben sûr que j’sais ou que ça s’trouve, bon sang d’bœuf ! J’y vais chaque année porter tout l’travail qu’j’ai fait d’mes mains pis d’ma sueur ! Z’avez rien d’plus a dire tant qu’on y est ?

-Oui, jÂ’ai aussi ordre de vous remettre ce parchemin ou de vous le lire si vous ne savez pas lire.

-Helori y sait lire, donnez-le-moi on va s’débrouiller. Et maint’nant, partez !! Oiseau d’mauvais augures !!


Sur ce, il mit l’envoyé royal au pas de sa porte, qu’il referma d’un grand coup de pied, injuriant le Ciel et la Terre pour tous les malheurs qui s’abattaient sur lui depuis quelques jours. Peu après, le Ciel s’alourdit lentement, se gonflant des vapeurs des champs et de la Terans qui coulait non loin de là. Vers les 5 heures de l’après-midi, un violent orage éclata, qui dura plus de deux jours sans laisser de répit aux hommes et aux animaux.

Par Helori le 18/7/2002 Ă  14:52:13 (#1823171)

J- 5 : LÂ’Annonce

La pluie s’était arrêtée depuis quelques jours déjà, et la terre avait tout absorbé, laissant sortir pour l’occasion de petite fleurs blanches très odorantes sur la plaine environnante : on aurait dit un second Printemps. L’oiseau sortant le bec dehors cherchait de quoi se nourrir et réparer son nid, maltraité par les vents violents qui venaient de passer les jours derniers sur GoldenField.

Le jeune Helori s’était levé de bonne heure pour aller voir comment allaient les bêtes, traire les vaches et préparer les outils du Vieil Arey pour une nouvelle journée de récoltes. Vers les 10 heures, il allât trouver son père dans la cuisine qui préparait le déjeuner avant de partir aux champs. Helori s’asseya à la table, ayant prit soin de la mettre avant, comme d’habitude. Le repas servit, le Vieil Arey donna le parchemin à lire à son fils. Voici ce qui y était inscrit :

Avis Ă  tout le Peuple de GoldMoon,

les Terres du Roy étant envahies par de nombreuses et hideuses créatures, le Roy engage toute jeune personne voulant participer à la décimation de la vermine entourant les villes de LightHaven, WindHowl, SilverSky et StoneCrest dans les plus brefs délais. Pour récompense, la famille de la jeune personne ne sera redevable que de la moitié des impôts sur la récolte dont elle est assujettie au Souverin.

Pour tout interessé, un héraut sera mandé à chaque demeure pour venir y chercher les candidats dans les semaines à venir.

Vive GoldMoon et Vive le Roy !!



Le jeune Helori prit immédiatement la parole, voyant le visage déconfit de son père.

- LÂ’PereÂ… jÂ’pense quÂ’y sÂ’rait mieux que jÂ’parte lĂ -bas, mieux pour toi pis pour la ptite MargÂ’rette. Vous aurez plus de quoi survivre cÂ’tÂ’hiver..

- T’es sage ptit gars pour ton âge tu sais. J’suis content qu’tu m’forces pas à t’demander d’aller là-bas aider c’sacripant de Roy. Ca s’ra une bonne expérience pour toi mon gars. Crois-moi, l’épée, ca forge autant les bras qu’le caractère !! J’suis déjà fier de toi. Aller, pas d’champs pour toi aujourd’hui, tu vas t’occuper d’la p’tite pis de faire tes valises. T’as pas grand chose à emmener, mais j’connais une Dame qui habite sur les autres îles qui pourra t’aider si t’es dans l’besoin.

- Merci l’Père, j’suis fier d’pouvoir aider la famille comm’ ça. J’me dépêche pis après j’viens t’rejoindre dans les champs pour ranger l’matériaux !!

Par Helori le 18/7/2002 Ă  14:57:34 (#1823217)

J : Le départ

Helori savait que ce jour là serait celui de ses adieux à sa terre natale. Il le voyait dans le ciel, il le sentait dans l’air, c’était celui du changement, de l’aventure. La ferme brillait de la rosée déposée au matin sur les herbes hautes qui entouraient la demeure familliale dans l’aube fraîche. Cette matinée aurait pu paraître normale si le jour qu’elle annonçait l’avait été pour Helori et sa petite famille. Mais elle s’était drappée, aux yeux du jeune homme, de l’un de ses habits de grandes occasions : celle de lui dire Aurevoir.

L’envoyé du Roy vint vers l’heure du midi, à peine après la fin du repas des Arey’s. Sur son destrier, tenant en sa main gauche la bride d’un autre canasson qui lui était attelé à une charrette, l’homme fit signe aux deux fermiers de s’approcher, ce qu’ils firent. Puis il leur demanda s’ils avaient eût vent de la grande prospection royale pour recruter de jeunes aventuriers afin de défendre les villes des autres îles. Helori s’avança et lui dit qu’il s’était justement préparé pour cela, lui montrant son sac de toile contenant un vêtement de rechange ainsi qu’une bourse contenant quelques piecettes d’or et un bout de papier sur lequel il était inscrit le nom d’une jeune femme : voilà ce qu’était son seul trésor.

L’homme à cheval fit signe a Helori d’aller voir dans la charrette et de prendre une dague, une potion rougeâtre et une autre verdâtre, ainsi que quelques torches, sûrement pour le voyage pensa-t-il. Il mit le tout dans son sac en toile et fit un pas vers son père, le prenant dans ses bras avec sa petite sœur.

- V’la qu’c’est l’temps d’se dire aur’voir.. prend bien soin d’la p’tite pendant qu’j’suis loin l’Père, pis aussi d’la ferme, que j’regrette pas d’êtr’ parti pis d’vous avoir laissé tout seuls.

- T’en fais donc pas pour nous mon gars, la maison est solide. Tant qu’on a un toit, on va pouvoir s’débrouiller t’inquiètes donc pas pour ca !! R ‘viens nous fort pis plein d’belles images pis d’histoires a nous raconter. Pis surtout, oublie pas ta mère là où tu vas, elle aussi s’rait fière de voir son ptit gars partir comm’ ca comm’ un grand !

- Aur’voir l’Père ! Aur’voir Marg’rette !! J’vous enverrai des sous pour qu’vous puissiez vivr’ correct’ment ! Et j’vous donnerai des nouvelles. J’vous aime, pr’nez soin d’vous..



C’est donc le cœur plein de tristesse mais aussi d’excitation qu’Helori s’en alla de la ferme familliale pour servir son Roy, mais surtout pour acquitter son père des dettes qu’il avait accumulé au fil des mauvaises années. Et par bateau, il arriva a LightHaven, la première ville qu’il n’avait jamais vu, étant resté toute son enfance dans les champs. Ainsi démarra sa nouvelle vie…

Braves fermiers...

Par Shandril Crey le 21/7/2002 Ă  22:15:21 (#1838981)

Elle l'avait rencontré il y a de cela quelques années... Un brave fermier, se tuant à sa tâche pour faire vivre sa famille de façon décente.

Faisant une halte pour se restaurer sur le bord de la route, elle avait observé le père Arey, labourant ses champs en pestant après celui qu'elle avait identifié comme étant le Roi. Elle était allée bavarder un moment avec cet homme bourru mais plein de bon sens, demandant son chemin tout d'abord, avant de s'intéresser un peu au travail du fermier ; il lui avait fait part des difficultés dans lesquelles le mettait l'impôt royal, du mal qu'il avait à nourrir sa famille parfois.

Shandril se sentait préoccupée par sa situation, et ne put s'empêcher de lui venir en aide. Il avait refusé un long moment la bourse bien remplie qu'elle lui avait tendue, mais le bon sens prenant le dessus, il avait accepté la généreuse aide de la séraphine. Elle lui avait laissé un petit bout de papier aussi, si un jour il était en détresse, il pourrait faire appel à elle...

Elle avait ensuite pris congé, satisfaite d'avoir offert un peu de bonheur à un homme méritant, et avait continué son chemin. Les années qui suivirent, elle n'avait plus reçu de nouvelles de la famille Arey. Plus de nouvelles jusqu'au jour où, fraîchement arrivé de sa campagne, un jeune paysan au fort accent et armé d'une dague de mauvaise qualité avait prononcé son nom dans une rue de Lighthaven.

Tenant un petit bout de papier dans la main, il cherchait une certaine "Shandril Crey". Intriguée, elle s'était approchée de lui, lui demandant son nom et ce qu'il pouvait bien lui vouloir. Le jeune Helori Arey s'était alors présenté à elle, avec les manières et l'accent prononcé que sa vie à la campagne lui avait inculquées.

Elle s'était souvenue de sa rencontre avec le Père Arey, sa promesse d'aide... Elle avait donc accueilli son fils avec gentillesse, l'aidant un peu dans ses premiers pas sur Arakas, lui accordant la bénédiction de Syl à chaque fois qu'elle le croisait, souriante et amusée par la bravoure dont faisait preuve le jeune homme, qui ne devait être âgé que d'une quinzaine d'années tout au plus, seize ans selon ses dires, et par son entrain à l'entrainement et au combat.

Il avait quelqu'un sur qui compter, dans son dur apprentissage de la vie... Elle serait garante de sa sécurité si le besoin s'en faisait sentir, et l'aiderait comme elle le pourrait. La "Dame Oiselle" serait sa première amie en ce monde nouveau qui s'ouvrait au jeune fermier apprenti-guerrier.

Par Corwin d Ambre le 22/7/2002 Ă  2:48:15 (#1840067)

Jolie introduction.

Par youpi le 22/7/2002 Ă  12:12:38 (#1841294)

Bien pensé et bien écrit alors bravo

Par Helori le 22/7/2002 Ă  19:04:55 (#1843607)

L'Aventure


Arrivé sur les terres dites "envahies", le jeune homme marcha le long des quais, pour voir les bateaux s'en aller et accoster. C'était bien la première fois qu'il en voyait autant! et d'aussi beaux. Il resta là une bonne heure puis se dirigea vers le faubourg ainsi que le temple. L'homme du Roy avait dit à tous les volontaires que le temple serait toujours pour eux un lieu d'accueil et de conseils.


LĂ -bas, il alla voir le prĂŞtre et lui demanda s'il ne connaissait pas une certaine Shandril Crey. Le vieil homme lui dit alors qu'il l'avait vu Ă  quelques reprises mais pas depuis quelques temps. Il lui conseilla de demander aux passants plus amples informations, ce qu'il fit.

Il alla donc dans la rue et c'est là qu'il vit la population de GoldMoon dans toute sa splendeur: les hommes et femmes oiseaux. Devant ce spectacle il resta ébahit, se frottant les yeux pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. Sur ce, une séraphine se pencha sur lui et lui demanda ce qu'il voulait à la jeune femme dont il criait, à voix modérée, le nom.

Il balbutia quelques mots, son nom, celui de son père ainsi que son conseil d'aller vers elle pour ne pas etre seul et perdu sur ces îles. C'est alors qu'elle se présenta et le prit sous son aile, lui assurant une bonne qualité de vie ainsi qu'un soutient pour bien démarrer sa nouvelle carrière.

Très vite, le temps passa et il mania l'arme avec de plus en plus de facilité, accomplissant même des tâches qui lui permirent d'aller visiter la seconde île, Raven's Dust. Un an et demi déjà s'était écoulé depuis qu'il avait posé le pied sur le quai de LightHaven. A quelques reprises, il envoya de l'argent et quelques nouvelles à son père, mais il ne reçu aucune nouvelle de sa part, bien sûr, il ne savait pas écrire.


Se jurant de retourner le voir un de ces jours, et pour lui prouver sa bravoure et son honnêteté, il décida de s'engager dans la Garde Royal et de s'entrainer durement.

Ainsi s'écoula sa première année en tant qu'aventurier.

JOL Archives 1.0.1
Par Mind