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Errances du coeur, une recherche.

Par Dolce Agonia le 11/7/2002 à 18:33:51 (#1792641)

Qui n'a jamais tent√© d'√©lucider des myst√®res?? Rester sur sa faim, ou plut√īt sur son incompr√©hension des choses de la vie, sur une d√©ception, sur des larmes et un d√©sespoir n'est jamais bon pour l'√Ęme, qui se sent tourment√©e de maintes questions.

O√Ļ est-il? Que s'est-il pass√©? Reviendra-t-il? O√Ļ le chercher?

Ais-je au moins une chance de retrouver sa trace?...


C'est ainsi que Dolce se mit en tête de consacrer quelques moments de ses journées à la recherche d'un être disparu loin de ses yeux, de ses caresses et de ses attentes.



Un Être vous manque.... et tout est dépeuplé.

Par Blirk le 11/7/2002 à 19:12:50 (#1792834)

* La pauvre, elle ne sait meme pas qu'il s'est empoisonne pour la rejoindre. Elle ne sait pas alors que l'on devrait peut etre la tenir pour responsable...*

Rien n'est perdu, surtout pas ma volonté..

Par Dolce Agonia le 12/7/2002 à 19:48:47 (#1797974)

Elle avait commenc√© par l√† o√Ļ ils s'√©taient rencontr√©s, puis souvent par la suite redonn√©s rendez-vous, l'attendant des heures durant en se rem√©morant ses souvenirs: la brise l√©g√®re qui se jour-l√† avait soulev√© ses cheveux et l'avait incit√© √† y passer la main, le coucher du soleil, puis son lever dont ils avaient observ√©s toutes les couleurs dans une mosa√Įque de bleus et de rouges ros√©s...


Ne le trouvant elle se rendit l√† d'o√Ļ il venait, au d√©sert de sable fin et de cactus qui honorait de sa pr√©sence l'√ģle de Raven's Dust. Elle en fit le tour, s'y perdant maintes heures durant, se ravigorant √† son oasis et scrutant ses montagnes en qu√™te de quelque signe de vie. Mais il n'y avait que le Soleil dont les rayons r√©fl√©chis sur les parois rocheuses ajoutaient √† la chaleur ambiente une touche de d√©solation suppl√©mentaire dans cette pauvre steppe d√©s√®ch√©e.


Voil√† o√Ļ en √©taient ses recherches, ne menant √† rien et ne trouvant d'indice nulle part. Mais elle √©tait loin d'avoir abandonn√©, r√™vant de lui toutes les nuits, cherchant m√™me parmi ses songes de quoi appaiser sa soif de le revoir.

Par Kalak le 13/7/2002 à 19:34:01 (#1801300)

*sfflotte* Une √Ęme errante est telle un papillon virvoltant d'un monde a l'autre d'ue pens√©e a une autre...

Par Moiraine Sedai le 13/7/2002 à 21:31:15 (#1801652)

L'meilleur moyen d'rien perdre, c'est d'rien avoir...

En t'cas, l'experience m'fait dire q'lorsque l'on n'retrouve pas que'que chose, c'est qu'il ne desire pas l'etre...

Apres, pour en connaitre les raisons... faut d'mander a ton miroir, et l'reste m'regarde pas.

Par Dolce Agonia le 14/7/2002 à 17:55:51 (#1804484)

Oh, Madame... c'est que vous ne l'avez jamais connu.

L'homme d'une seule femme, un homme si dévoué, si aimant, si tendre et humble qu'il faisait tout pour me rendre heureuse, même se sacrifier si cela pouvait me donner le sourire.

Un tel homme, Madame, n'aurait pu s'√©loigner de moi de son propre gr√©, de mon √™tre, de mon √Ęme, de mon visage, lui qui ne vivait en grande partie que pour me donner ce que j'attendais. Il a du lui arriver malheur, je ne puis croire autrement qu'il puisse vivre a l'√©cart.

Et puis... si je ne le retrouve pas, il n'y aura pas d'autre car c'est un mal bien immense que de perdre un tel être. Il aura emporté avec lui la part d'amour qu'il me restait à donner à un homme.

Puisse-t-il me revenir, un jour ou l'autre. Mais je ne l'aurai pas perdu sans l'avoir cherché. Merci Madame de vos conseils.



Dolce Agonia
Porteuse d'Equilibre
Guide du Petit Peuple
La violence, c'est un manque de vocabulaire.

Par Moiraine Sedai le 14/7/2002 à 22:45:45 (#1805646)

Oh Madame... non je ne l'ai pas connu.

Cet homme dont vous parlez est pour moi un sombre inconnu, mais une folle rumeur m'est parvenue ...

Il semblerait, selon mes sources, que le malheureux vous pensait dans les bras d'un certain "Narcisse".
Quant a savoir ce qu'il a pu en conclure ...

Sachez neanmoins que je ne compatis pas, votre sort et votre recherche vaine et futile sont autant de temps perdus pour vous que de temps perdu pour nous, a l'ecoute de vos pauvres jérémiades.

Moiraine Sedai,
Crée pour vous deplaire.

Par Dolce Agonia le 15/7/2002 à 15:01:08 (#1808128)

Mais Madame, jamais je ne vous ai demandé de m'interpeller, je poursuis mes recherches seule, je ne demande l'aide de personne même si j'accepte celle dispensée de gaité de coeur. Loin de moi l'envie d'embarasser les gens avec mes problemes personnels. Mais si vous me voyer errante sur nos terres d'Althéa, ne vous demandez plus pour quoi faire.

Ainsi donc.. dans les bras d'un certain Narcisse? Je ne vous demanderai pas plus d'informations, puisque cela semble vous importuner... m√™me si cela ne me dit pas o√Ļ ni comment le retrouver. Merci de ce renseignement, je trouverai le reste de mes r√©ponses seule et avec le temps qu'il faudra.

Par Dolce Agonia le 16/7/2002 à 17:12:47 (#1814129)

L'errance poursuivait son petit bonhomme de chemin, menant la jeune femme l√† o√Ļ les Saules poussent en grand nombre, l√† o√Ļ le Bien et le Mal vivent en Harmonie.

Elle s'asseya sur la berge, pr√®s de l'eau bruissant sous ses pieds nus. L'endroit, comme √† chaque fois qu'elle √©tait venue ici avec lui, √©tait plein d'une magie qui se ressentait jusqu'au coeur du plus petit cailloux pouss√© par le courrant du ruisseau. La paix qui y r√®gnait la fit r√©fl√©chir, comme la premi√®re fois o√Ļ ses pas l'avaient men√©e √† cet endroit.

Pr√®s d'elle se tenaient de nombreux arbres, quelques protecteurs de la f√īret ainsi que d'autres d√©moniaques. Le bon sens voudrait qu'ils ne puissent cohabiter ensemble, alors qu'un seul et mince ruisseau les s√©parent. Mais ils vaquaient √† leurs occupations sans hostilit√© aucune.

L'Equilibre... voil√† o√Ļ avait m√Ľrit cette perception de la Vie qu'elle avait essay√© d'inculquer au Petit Peuple ces derni√®res ann√©es. Le Bien et le Mal en cet endroit avaient cess√© toute hostilit√© car tous deux avaient trouv√© cet Equilibre n√©cessaire √† leur √©panouissement. Oui, dans cette f√īret qui avait vu na√ģtre le Monde tel que nous le connaissons, la Nature avait trouv√© la solution √† tous les probl√®mes des Hommes..

Le vent √©tait frais sur son visage, ainsi il fit rosir ses pomettes. Les arbres ne sentaient en ce vent que les bienfaits dans leurs feuilles, mais voyant la jeune femme frissonner, un protecteur de la f√īret fit pousser, d'un simple touch√© sur le sol, quelques arbustes pr√®s d'elle pour la prot√®ger de ce vent frais. Rassemblant quelques brindilles mortes, Dolce fit un petit feu pour se r√©chauffer et s'endormit a m√™me le sol, en s√Ľret√© entour√©e de tous les bons soins de cette nature bienfaitrice.


Son sommeil f√Ľt parcourrut de r√™ves la secouant de temps √† autres...


La r√©ponse √† tes questions se trouve √† l'essence m√™me de la Vie: cherche l√† o√Ļ il avait mit ses espoirs. L'Homme, dans son d√©sespoir, se r√©fugie souvent o√Ļ le r√©confort se trouve..

C'est ainsi que Dolce se leva de bon pied ce matin là, laissant ses pas la guider vers sa Destinée.


Dolce Agonia
Porteuse de l'Equilibre
Guide du Petit Peuple
L'espoir c'est ce qui meurt en dernier.

Par Dolce Agonia le 18/7/2002 à 18:04:41 (#1824405)

Ce jour-l√† la fit marcher longtemps, traversant l'√ģle de Raven's Dust de part en part jusqu'√† la demeure de Zakar le Fou, √† qui elle demanda de la transporter jusqu'√† StoneHeim.

Oui, la nostalgie s'était emparée d'elle. Sur le chemin qui la mena à la Tour Sombre, elle repensa soudainement à ce jour qu'elle avait attendu et préparé avec impatience, celui de la découverte de StoneHeim. Elle était encore candide, pensait être sur la bonne voie.

Elle ne savait pas encore que les haruspiciens n'avaient rien comprit à leur Devoir envers le Peuple et ne savait pas qu'elle devrait passer par d'horribles moments; la mort de Barberousse, son mentor, la réalité de la cruauté des haruspiciens et du cruel Dragon, puis la disparition de cet homme qui à su lui donner Foi en elle, en l'Amour et dans le Peuple.

Tout.. oui tout s'était écroulé au fil des pas qui la menait à la Tour Maléfique. Serrant dans son sac en toile brodé de runes son Livre Noir, une larme perla à la naissance de sa paupière gauche.

- Comment... comment en suis-je arriv√©e l√†? Jamais je n'aurais du partir.. Lui qui me soutenait dans tout ce que j'entreprenais.. je croyais en moi!! en la r√©ussite de mes projets, de nos projets.. et voil√† que je suis perdue et que je ne sais plus par o√Ļ aller. Et les gens, la vie, le monde a tant chang√© depuis mon r√©veil que je n'en reconnais m√™me plus ma meilleure amie! Est-ce le signe de la fin?.. Lloran me dirait que non, plut√īt le signe d'un nouveau commencement. Je serais bien all√©e de l'avant avec lui mais je n'ai plus personne pour me guider maintenant, pour m'√©pauler, m'√©couter et me conseiller... pour m'aimer..


Elle poussa un soupir à peine audible et entra dans la Tour de Zakar, s'y faisant téléporter dans le temple de StoneCrest, cette ville pour laquelle elle avait une telle répugnance!! Et c'est là que, bouclier en main, son armure bien en place et quelques sorts de protection formulés, elle ferma les yeux et laissa ses pas la guider vers son Destin.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle était sur une plage, abandonnée de toute présence sauf celle des loups, de l'écume et du vent qui faisait danser dans un rythme lent les herbes hautes sur la dune près d'elle.

En elle refoulait, au même rythme lent de la vague mourrant sur le rivage, les souvenirs de cet homme qui avait su la comprendre, l'aimer, la laisser l'aimer tout en lui permettant d'être libre comme le vent. De son souvenir, immortel, elle n'avait pu se défaire pour se consacrer à sa nouvelle vie. Toujours dans son esprit, il l'appellait, ou peut-être était-ce elle qui jouait de son imagination?..


Deux heures environ s'√©taient √©coul√©es depuis son arriv√©e en ce sanctuaire de la nature. Dos √† la dune, ne retenant plus ses larmes alors qu'elle faisait face √† la mer, un grand nombre de loups se mirent √† l'observer de loin. Ils l'avaient d√©j√† vu, il leur avait souvent et longuement parl√© d'elle, √† la fin de ses jours il n'avait plus que son nom √† la bouche. Elle √©tait revenue l√† s√Ľrement en son souvenir, ils l'entendaient tr√®s clairement pleurer et murmurer quelques mots d'amour dans le vent, ces b√™tes ont l'ou√Įe si fine.

Le plus gros d'entre la meute s'approcha lentement d'elle et le voyant, elle ne sursauta pas. Combien de fois lui avait-il r√©p√©t√© que les loups n'√©taient pas dangereux si on ne les attaquait pas.. elle ne le savait plus. Il prit avec pr√©caution de ses crocs le rebord de la manche de la jeune femme et l'entra√ģna au-del√† de la dune. Les autres loups de la meute les suivirent, √† l'√©cart, craintifs de la violence dont pouvait faire preuve l'Homme envers eux.

Une lente complainte se fit entendre alors qu'elle p√©n√™trait dans le sanctuaire des loups, une sorte de grotte sombre mais dont quelques puits de lumi√®re laissaient la claret√© entrer. La paroi rocheuse √©tait couverte d'une multitude de reflets de pierres brillantes qui donnaient √† l'endroit cette ambiance de calme et de respect. Le Grand Loup l'emmena dans un recoin de la grotte, quelque peu retir√© de l√† o√Ļ se trouvait la plupart des autres loups.

C'est l√† qu'elle le vit, allong√© √† m√™me le roc, endormit et souriant, loup parmit les loups. Elle s'agenouilla devant lui et prit de ses nouvelles en lui mettant une main sur le front, passant l'autre sur son cou, ses bras et finalement la posant sur son coeur. Il allait bien, et elle en f√Ľt quelque part soulag√©e. Elle dit alors tout bas, pour elle-m√™me, qu'il fallait qu'elle le r√©veilla avec l'antidote qu'elle pouvait confectionner, mais entendant ces paroles, le Grand Loup √©mit un grognement, en signe de d√©sapprobation.


Lloran, fid√®le de S√©l√®ne, √©tait revenu √† la source de sa vie. Il reposait en paix parmit les loups et ceux-ci ne voulaient pas qu'il soit r√©veill√©. Il n'√©tait pas temps de le faire, qui sait le temps ne viendra-t-il jamais?.. Elle d√©posa √† son c√īt√© le Livre Noir qu'elle avait trouv√© dans le Colis√©eum et qui √©tait √† la base de toute son id√©ologie d'Equilibre. En quelques sortes, elle lui remettait tout ce en quoi elle croyait, toute sa vie. Qu'allait-elle devenir sachant ce qu'elle savait?

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Par Mind